Châteauneuf-sur-Sarthe
ancienne commune française du département de Maine-et-Loire
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Châteauneuf-sur-Sarthe est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée de la commune nouvelle des Hauts-d'Anjou[1].
| Châteauneuf-sur-Sarthe | |||||
Le moulin, l'écluse et l'église de Châteauneuf-sur-Sarthe. | |||||
Blason. |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Maine-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Segré | ||||
| Commune | Les Hauts-d'Anjou | ||||
| Statut | commune déléguée | ||||
| Maire délégué Mandat |
Marie-Laure Templé 2026-2032 |
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| Code postal | 49330 | ||||
| Code commune | 49080 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Castelneuviens | ||||
| Population | 3 196 hab. (2019) | ||||
| Densité | 222 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 40′ 54″ nord, 0° 29′ 14″ ouest | ||||
| Altitude | 23 m Min. 16 m Max. 72 m |
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| Superficie | 14,39 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Tiercé | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | |||||
| Intégrée à | Les Hauts-d'Anjou | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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| Liens | |||||
| Site web | chateauneufsursarthe.fr | ||||
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Son territoire est traversé par la Sarthe.
Géographie
Commune de la partie orientale du Segréen, Châteauneuf-sur-Sarthe se situe en rive droite de la Sarthe, sur les routes D 859, Cherré - Daumeray, D 89, Contigné - Étriché, D 108, Brissarthe - Cheffes et D 770, Champigné - Châteauneuf sur Sarthe[2].
Localisation

Hydrographie
La rivière la Sarthe traverse le territoire et une écluse est également présente en ville.
Urbanisme
En 2009 on trouve 1 322 logements dont 91 % sont des résidences principales, pour une moyenne sur le département de 91 %, et dont 55 % des ménages en sont propriétaires[3].
Transports
La commune est également desservie par une ligne d’autobus, la ligne 411, Angers - Châteauneuf-sur-Sarthe - Miré, du réseau interurbain des Pays de la Loire Aléop, qui passe par Cantenay-Épinard, Feneu, Champigné, Châteauneuf-sur-Sarthe, Contigné et Miré[4].
Elle est proche de la gare ferroviaire d'Étriché - Châteauneuf, située sur la ligne électrifiée Le Mans - Angers[5].
Toponymie
Châteauneuf-sur-Sarthe a porté plusieurs noms durant l'histoire. Avant la création de Châteauneuf, l'emplacement du village portait le nom de Séronnes, nom emprunté au prieuré. Le village a ensuite porté les noms de Castrum-Novum puis Castellum-Novum, ou bien encore Château-Nof-sus-Savete[6]. Le nom de Châteauneuf est adopté en 1370 par ordonnance royale, et ne sera changé qu'une seule fois après l'adoption, durant la Révolution, ou la commune porte le nom de Mont-Sarthe[7].
Histoire
Les seigneurs de Châteauneuf-sur-Sarthe[8] :
En 1204, le sénéchal Guillaume des Roches, sire de Sablé par son mariage avec Marguerite, reçoit du roi Philippe Auguste la terre de Châteauneuf en récompense de son dévouement à la cause capétienne contre Jean sans Terre (le sénéchal a quitté le parti anglais à partir de 1199, après la mort de Richard Cœur de Lion, pour rallier d'abord Arthur de Bretagne, puis le roi Philippe). Sa fille aînée Jeanne des Roches, Dame de Sablé, Briolé, Châteauneuf-sur-Sarthe, Précigné et Brion, épousa Amaury Ier, Seigneur de Craon, de Champtocé, d'Ingrande, de Candé, de Segré, de Durtal, de Baugé, du Lude, mort le .
Lointain héritier et descendant des Craon, Louis Ier de La Trémoille naît vers 1429/1431 et meurt en 1483, Seigneur de Sully, de Craon, de Châteauneuf-sur-Sarthe de 1446 à 1457, Vicomte de Thouars, Prince de Talmont, fils de Catherine de l'Isle-Bouchard et de Georges Ier de La Trémoille (né vers 1385-† 1446 ; sa mère Marie de Sully est l'héritière des Craon et des Sully en tant que petite-fille d'Isabelle de Craon et arrière-petite-fille d'Henri de Sully), et frère aîné de Georges II de La Trémoïlle (vers 1430/1437-vers 1481) qui a d'abord reçu Châteauneuf.
Après Louis Ier de La Trémoïlle[9] viennent son fils aîné le vicomte de Thouars Louis II (1460-† à Pavie en 1525), père de Charles de Talmont (1485-prédécédé à Marignan en 1515), père de François (1505-1541), qui laissa à ses fils Louis III (1521-1577 ; 1er duc de Thouars) et Claude de Noirmoutier († 1566 ; seigneur de Châteauneuf à partir de par le partage auquel consentit son frère aîné Louis ; le roi Henri II le fait baron de Châteauneuf le ).
Les La Trémoïlle-Noirmoutier gardent la baronnie de Châteauneuf pendant un siècle : François (né vers 1560-1608 ; marquis de Noirmoutier, fils de Claude), père de Louis (1586-1613), père d'autre François (1613-1616) et d'autre Louis (1612-1666). Le , ce dernier vend la baronnie, avec la Roche d'Iré, à Abel Servien (1593-1659), marquis de Sablé, sgr. de Boisdauphin et de Meudon, surintendant des finances, suivi de son fils Louis-François (1644-1710) qui aliéne le à Anne Hervart († 1700 ; fils de Barthélemy ; protecteur de La Fontaine qui meurt chez lui à Paris, maître des requêtes et conseiller au Parlement), pour 80 000 livres (vente annulée le en Conseil d'État privé).
Louis-François Servien, criblé de dettes, voit sa terre de Châteauneuf mise en adjudication le au profit de Jean Goujon (vers 1660-1730), traitant, conseiller-secrétaire du roi, mari en 1683 de Claude-Henriette Donneau de Visé (1659-1737 ; cousine germaine de Jean), qui agrandit et rénove le château à partir de 1709. Lui succède son fils Jean-Prosper Goujon de Gasville et d'Yville (1684-1755), intendant de la généralité de Rouen, époux d'Anne Faucon de Ris : il vend la baronnie le à Sébastien Cohon du Parc de Juvardeil (1681-† le ), dont la fille Élisabeth Cohon transmet à son mari Denis-Michel Amelot de Chaillou, marquis de Gué-Péan (1696-1773 ; frère cadet de Jean-Jacques).
Denis-Michel Amelot, colonel du régiment à son nom[réf. nécessaire], devient marquis de Châteauneuf en , et il est suivi par son fils Denis-Jean Amelot, 2e marquis de Châteauneuf (1739-1791), frère aîné de l'évêque Sébastien-Michel, conseiller du roi et au Parlement, dernier sgr. de Châteauneuf et de Juvardeil, qui agrandit et embellit le château.
De 1790 à 1795, Châteauneuf-sur-Sarthe est chef-lieu de district.
Pendant la guerre de 1870, 91 habitants du canton de Châteauneuf perdent la vie. Un monument aux morts est érigé[10]. Durant la Première Guerre mondiale, 54 habitants perdent la vie, et durant la Seconde Guerre mondiale, 8 habitants sont tués[11].
À la suite du vote des conseils municipaux de Châteauneuf-sur-Sarthe et des Hauts d'Anjou le , la commune de Châteauneuf-sur-Sarthe fusionne avec celle des Hauts d'Anjou le [12]. Elle en devient alors le siège.
Politique et administration
Administration municipale

Administration actuelle
Administration ancienne
Intercommunalité
La commune est membre avant 2017 de la communauté de communes du Haut-Anjou[22], elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen, puis le de la communauté de communes des Vallées du Haut-Anjou, créée de la fusion des intercommunalités du Haut-Anjou, d'Ouest-Anjou et du Lion-d'Angers. Le , la commune nouvelle des Hauts-d'Anjou entraîne sa substitution dans les établissements de coopération intercommunale[1].
Autres circonscriptions
Jusqu'en 2014, Châteauneuf-sur-Sarthe est chef-lieu du canton de Châteauneuf-sur-Sarthe, et fait partie de l'arrondissement de Segré[23]. Ce canton compte alors quinze communes. C'est l'un des quarante-et-un cantons que compte le département ; circonscriptions électorales servant à l'élection des conseillers généraux, membres du conseil général du département. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du . La commune est alors rattachée au canton de Tiercé, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015[24].
Tendances politiques et résultats
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26].
En 2016, la commune comptait 3 218 habitants[Note 1], en évolution de +6,7 % par rapport à 2010 (Maine-et-Loire : +2,49 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges (2008)
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,9 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 16,3 %, plus de 60 ans = 24,1 %) ;
- 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 16,6 %, plus de 60 ans = 29,5 %).
Enseignement

Il y a quatre établissements scolaires à Châteauneuf-sur-Sarthe[30] :
- L'école maternelle et élémentaire Marcel Pagnol, qui est un établissement public ;
- L'école maternelle et élémentaire Saint-Joseph, qui est un établissement catholique privé membre de l'enseignement catholique de Maine-et-Loire ;
- Le collège Jacques Prévert, qui est un établissement public ;
- Le collège Saint-François, qui est un établissement catholique privé membre de l'enseignement catholique de Maine-et-Loire.
Équipements culturels

- École de musique de l'Anjou bleu.
- Bibliothèque municipale l'attirelire.
- Une salles des fêtes, la Cigale, et une salle de spectacle, l’Entrepôt.
Manifestations culturelles et festivités
Foliklores, qui se déroule à Segré mais aussi dans plusieurs autres lieux de l'Anjou Bleu, comme Châteauneuf-sur-Sarthe[31].
Plusieurs fêtes nationales tel que le 14 juillet ou la fête de la musique sont aussi fêtés, ainsi que des événements sportifs.

Sports
Équipements et activités sportives sur la commune[32] :
- Une piscine d'été municipale, ouverte durant la période estivale ;
- Un sentier pédestre, le sentier du Margas (6,7 km) ;
- Un parc des sports comprenant deux salles multisports (le COSEC et le Carré bleu), deux stades de football (herbe et stabilisé), deux terrains de tennis, un terrain multisports, une salle de gymnastique/yoga, de musculation et des pistes d'athlétisme (400 mètres et piste de saut en longueur) ;
- Un dojo et une salle de danse ;
- Une piste de cyclo-cross.
Santé
Une maison de santé est présente sur le territoire de Châteauneuf-sur-Sarthe, réunissant douze professionnels: trois médecins généralistes, quatre infirmiers, deux orthophonistes, un pédicure-podologue et un ostéopathe[33].
Une maison de retraite (E.H.P.A.D.) est aussi présente sur son territoire.
Tourisme
L'infrastructure touristique de Châteauneuf est composé notamment d'un parc camping-car situé sur les bords de Sarthe, mais également de gîtes. La commune possède aussi un musée, la Maison de la rivière, qui a fermé ses portes en 2018 avec l'office de tourisme, et qui ouvre occasionnellement et gratuitement, pendant les vacances d'été ou pour les journées du patrimoine.
Économie

Revenus de la population et fiscalité
Le revenu fiscal médian par ménage est en 2010 de 15 367 €, pour une moyenne sur le département de 17 632 €[3].
En 2009, 40 % des foyers fiscaux sont imposables, pour 51 % sur le département[3].
Tissu économique
Sur 201 établissements présents dans la commune à la fin de l'année 2010, 9 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 6 % du secteur de l'industrie, 10 % du secteur de la construction, 55 % de celui du commerce et des services et 21 % du secteur de l'administration et de la santé[3].
Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments
- L'église Notre-Dame de Séronne, du XIIe siècle, inscrite au titre des Monuments historiques[34].
- Le manoir de la Vérouillère du XIIe siècle.
- Le pont Geoffroy-le-Bel.
- La statue de Robert le Fort.
- La tour de la Motte, vestige du château de la motte, bâti par Robert le Fort.
- La Maison de la rivière, musée sur l'histoire de la navigation dans le bassin de la Maine[35].
Personnalités liées à la commune
- Albert Blanchoin (1902-1968), né et décédé sur la commune, journaliste, député chrétien de gauche et résistant.
Héraldique
Le blason adopté est celui du prieuré St-Pierre de Séronnes. Les lettres S et P signifient Saint Pierre[36]. |
Voir aussi
Bibliographie
- Célestin Port (édition révisée par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (1re éd. 1874) (BNF 33141105, lire en ligne), p. 679-683.
- Gérard Boussion et Emma-Özlem Kaya, Châteauneuf, terre d'accueil... une autre vie ailleurs, .
- Gérard Galand, Seigneurs de Chateauneuf-sur-Sarthe, .
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
