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Châtenois (Haute-Saône)

commune française du département de la Haute-Saône From Wikipedia, the free encyclopedia

Châtenois est une commune française située dans le département de la Haute-Saône et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Châtenois
Châtenois (Haute-Saône)
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Intercommunalité CC du Triangle Vert
Maire
Mandat
Benjamin Grondin
2026-2032
Code postal 70240
Code commune 70141
Démographie
Population
municipale
116 hab. (2023 en évolution de −1,69 % par rapport à 2017)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 06″ nord, 6° 18′ 49″ est
Altitude Min. 278 m
Max. 413 m
Superficie 5,75 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Vesoul
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lure-1
Législatives 2e circonscription de la Haute-Saône
Localisation
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Châtenois
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Châtenois
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Châtenois
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Châtenois
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Géographie

Localisation

Châtenois est un village rural de la région culturelle et historique de Franche-Comté situé à mi-distance des trois villes de Vesoul, Lure, et Luxeuil-les-Bains, au cœur de la campagne haut-saônoise.

La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Vesoul, ainsi que dans sa zone d'emploi et dans son bassin de vie[I 1]

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Adelans-et-le-Val-de-Bithaine, Châteney, Colombotte, La Creuse, Creveney, Saulx et Velleminfroy.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 5,75 km2 ; son altitude varie de 278 à 413 mètres[1].

Le territoire communal repose sur le gisement de schiste bitumineux de Haute-Saône daté du Toarcien[2].

Hydrographie

Carte hydrographique de la commune.

La commune est limitée au sud par le lit de la Colombine, un affluent du Durgeon en rive gauche, et donc un sous-affluent du fleuve le Rhône par la Saône.

Elle est également drainée par plusieurs de ses affluents, le ruisseau de Chatenay et celui de Châtenois.

L'étang de Belle Humeur, partagé avec Châteney, complète ce réseau hydrographique.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 181 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 10,2 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulx à 3 km à vol d'oiseau[9], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 066,3 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Châtenois est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vesoul, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (51,4 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,4 %), prairies (35,1 %), zones agricoles hétérogènes (13,5 %)[15].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2023, le nombre total de logements dans la commune était de 57, alors qu'il était de 49 en 2017 et de 50 en 2012[I 2].

Parmi ces logements, 86,1 % étaient des résidences principales, 4,6 % des résidences secondaires et 9,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,5 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Châtenois en 2023 en comparaison avec celle de la Haute-Saône et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (4,6 %) par rapport au département (6,3 %) et à la France entière (9,7 %).

Davantage d’informations Typologie, Haute-Saône ...
Le logement à Châtenois en 2023.
Typologie Châtenois[I 3] Haute-Saône[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 86,1 83,6 82,4
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 4,6 6,3 9,7
Logements vacants (en %) 9,3 10,1 7,8
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Voies de communication et transports

La commune, située à l'écart des principales voies de communication routières du secteur, est néanmoins aisément accessible par la RD 14 depuis la route nationale 19.

La ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville traverse le sud du territoire communal, mais la station de chemin de fer la plus proche est la gare de Vesoul, desservie par les trains TER Grand Est de la relation Paris-Est – Troyes – Culmont - Chalindrey – Vesoul – Belfort – Mulhouse-Ville.

Toponymie

Le nom de Châtenois est issu du grand nombre de châtaigniers qui poussent (encore aujourd'hui) sur la commune[réf. nécessaire].

Histoire

Antiquité

Le site de Châtenois fut occupé très tôt : on y a retrouvé des vestiges d'habitat gallo-romain.

Moyen Âge

Au Moyen Âge, Châtenois était une baronnie qui appartenait à la famille de Saint-Mauris, une des plus anciennes familles de la haute noblesse de Franche-Comté.

Temps modernes

La famille de Saint-Mauris a donné son nom à trois villages du bailliage de Baume-les-Dames : Saint-Mauris-en-Montagne, Cour-les-Saint-Mauris et Saint-Mauris-sur-le-Doubs. Après la réunion des baronnies de Châtenois et de La Villeneuve à la seigneurie de Saulx, le marquisat est créé en 1725

Le château de Châtenois était situé sur la route de Luxeuil à Montjustin. Charles-Emmanuel-Xavier de Saint-Mauris fait détruire l'ancien château et en confie la reconstruction de 1741 à 1744 à l'architecte bisontin Jean-Pierre Galezot puis à la mort du premier en 1742 à Nicolas Nicole et enfin à Jean Gruyer.

Révolution française et Empire

Charles-Emmanuel-Polycarpe de Saint-Mauris royaliste ardent, émigre en 1792, le château est vendu comme bien national et acheté par des notables de Saulx, mis en location, et en partie pillé. Marie-Charles-Emmanuel-Edouard, petit-fils de Polycarpe, le récupèrera mais le château sera détruit vers 1880.

Époque contemporaine

Charles-Emmanuel-Polycarpe de Saint-Mauris (1753-1839), propriétaire du château, revient en France après le 18 brumaire, et reprend les armes lorsqu'il apprend que le comte d'Artois était à Bâle. Il est nommé par Charles X Pair de France le , mai est exclu de la chambre haute après la Révolution de juillet 1830, en application de l'article 68 de la Charte constitutionnelle de 1830[16] La famille de Saint-Mauris s'éteint en 1955.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté[I 1].

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Saulx[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Lure-1[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

Intercommunalité

La commune faisait partie de la communauté de communes du pays de Saulx, créée le et qui regroupait 17 communes et environ 3 700 habitants.

Dans le cadre des dispositions de la loi du de réforme des collectivités territoriales[17], qui prévoit toutefois d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intégrer la quasi-totalité des communes françaises dans des EPCI à fiscalité propre dont la population soit normalement supérieure à 5 000 habitants, le schéma départemental de coopération intercommunale de 2011 a prévu la fusion des communautés de communes :
- du Pays de Saulx,
- des grands bois
- des Franches Communes (sauf Amblans-et-Velotte et Genevreuille),
et en y rajoutant la commune isolée de Velorcey, afin de former une nouvelle structure regroupant 42 communes et environ 11 200 habitants[18].

Cette fusion est effective depuis le et a permis la création, à la place des intercommunalités supprimées, de la Communauté de communes du Triangle Vert, dont la commune est désormais membre[I 1].

Liste des maires

La mairie.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
avant 1981   Georges Petitgirard DVG  
         
mars 2001 mars 2008 Jean Gasser    
mars 2008[19] mars 2026[20] Victor Coulin[21] PS[22] Retraité
mars 2026[23] en cours
(au 5 mai 2026)
Benjamin Grondin   Infirmier libéral
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Équipements et services publics

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25].

En 2023, la commune comptait 116 habitants[Note 4], en évolution de −1,69 % par rapport à 2017 (Haute-Saône : −1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
281359394447429417438436403
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
337344347337303273271267260
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
233228243205173159170126126
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9110497112108126130120127
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
117116-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

L'église.

L’économie de Châtenois est liée aux villes de Vesoul et Luxeuil-les-Bains. L'activité communale est essentiellement orientée vers l'agriculture en particulier l'élevage bovin pour la production de lait de vache et de viande[27].

Jean Gasser

  • L'église, est construite au XIXe siècle dans un style néo-gothique. À proximité se trouve un parc où se trouve une petite chapelle. La façade de celle-ci est ornée des armoiries de la famille de Saint-Mauris.
  • les fontaines, toujours en eau. L'une fut construite en 1890 en grès rose. Elle est surmontée d'une petite croix et faisait également office de lavoir (le bac de lavage étant séparé du bac de rinçage) et d'abreuvoir. L'autre fontaine, un peu plus modeste, date de la même époque.
  • Vestiges du château de Châtenois, dont il subsiste un mur, le grand portail d’entrée intact, la maison de gardien.

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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