Cité internationale de la gastronomie et du vin
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| Type | Restaurant, œnothèque, musée, cinéma, centre de congrès, hôtel |
|---|---|
| Lieu | 12 parvis de l'Unesco, Dijon, France |
| Architecte | Agence d'architecture Anthony Béchu, Alain-Charles Perrot et Florent Richard |
| Inauguration | |
| Site web | https://www.citedelagastronomie-dijon.fr/ |
La cité internationale de la gastronomie et du vin (CIGV) de Dijon est une des cités de la gastronomie, située sur le site de l'ancien hôpital général de Dijon. Elle a pour mission de valoriser à la fois le repas gastronomique des Français et les « climats » du vignoble bourguignon, tous deux inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO[1]. Le complexe a été inauguré le .
Réseau des Cités de la gastronomie
En 2012, un appel à projets dédié à une cité de la gastronomie est lancé par Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires, organisme étatique ayant obtenu la labellisation du repas gastronomique des Français. En , cinq villes, dont Dijon, sont candidates pour accueillir le projet. En , Dijon est retenu dans ce qui est devenu un réseau de cités de la gastronomie avec Lyon, Rungis et Tours.
Au sein de ce réseau, chaque cité a développé des spécificités propres lui permettant d'être pôle moteur sur un thème particulier. Grâce à une étroite collaboration avec l'Institut de la vigne et du vin Jules Guyot et la chaire UNESCO Vin et culture (sise à l'université de Bourgogne), Dijon a été désigné pôle moteur en matière de "valorisation et de promotion de la culture de la vigne et du vin"[2]. Cette dimension a été renforcée par l'inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO des climats du vignoble de Bourgogne et sa localisation au sud du centre-ville, au kilomètre 0 de la route des Grands Crus.
Projet et construction
Comité d'orientation stratégique
Un conseil d'orientation stratégique est installé en afin d'accompagner l'entrée du projet dans sa phase opérationnelle. Composé de 27 personnalités[3] issues de l'économie, de l'industrie viticole, du journalisme, etc., il est présidé par Jocelyne Pérard, responsable de la chaire Unesco « culture et traditions du vin » et Eric Pras, chef étoilé (également directeur culinaire de la CIGV). Ce conseil d'orientation a pour rôle de fixer les grandes orientations des espaces culturels dont, par exemple, les thématiques des expositions permanentes et temporaires[4]. La cité de la gastronomie est conçue pour accueillir divers équipements afin de garantir sa fréquentation tout au long de l'année.
Recours et chantier
En , la mairie de Dijon retient Eiffage comme maître d'œuvre pour le projet[5]. En , les derniers services hospitaliers quittent l'ancien hôpital général de Dijon. En , les terrains de l'ancien hôpital général sont acquis par la ville de Dijon[6],[7].
Le début du projet est retardé par plusieurs recours, déposés notamment par l'opposition municipale. En , le dernier recours contre le projet est rejeté par la cour d'appel du tribunal administratif de Lyon[8]. En juin, la mairie de Dijon est contrainte de remplacer le financement de 3 millions d'euros prévu par le département de la Côte-d'Or, qui se désiste du projet[8]. Le , la première pierre est posée et les travaux commencent[8]. Le projet est réalisé par Eiffage et les architectes Anthony Béchu et l'agence Perrot & Richard Architectes [1],[9]. Sur le terrain de 6,5 hectares de l'ancien hôpital général de Dijon, la cité intègre, outre des équipements culturels et touristiques, un ensemble de logements. Ceux-ci sont issus, d'une part, de la réhabilitation, par le Groupe François 1er [10], de bâtiments du XVIIe siècle de l'ancien hôpital, et de l'ajout de nouveaux bâtiments[1],[9], pour un total de 22 000 m2[11].
Les recours puis la crise sanitaire de 2020-2021 repoussent l'ouverture de la cité. Initialement prévue pour 2019[9], elle est successivement reportée à [12],[13], puis [14]. Le , François Rebsamen annonce son ouverture le , date de son inauguration, en présence de François Hollande, au cours d'un week-end inaugural. Pendant ses quatre premiers mois d'ouverture, en période estivale, le complexe enregistre 200 000 visiteurs, avec une moindre présence des touristes locaux[15]. En , la cité a reçu son millionième visiteur[16]. Cependant, en 2025, pour le troisième anniversaire de l'ouverture de la cité, le bilan est « en demi-teinte » : la cité accueille un peu plus de 830 000 visiteurs par an, et non le million attendu[17].
Description
La CIGV s'articule autour de plusieurs pôles rassemblant différentes activités :
Village Gastronomique
Un espace commercial de 4 500 m2 accueille des boutiques dédiées à la gastronomie, au vin et aux arts de la table, une libraire gastronomique, un bar-brasserie, ainsi que la Cuisine Expérientielle, destinée à des démonstrations culinaires, ateliers cuisine, etc.[18],[19].
Hôtellerie et restauration

L'œnothèque La Cave de la Cité propose autour de 3 000[20] références de vins bourguignons, français et internationaux - dont 250 disponibles au verre, grâce à des distributeurs au verre - accompagnés de spécialités régionales.
Sous la direction culinaire d'Éric Pras, deux restaurants proposent aux visiteurs leurs spécialités culinaires : La Table des Climats, restaurant gastronomique, et Le Comptoir de la Cité, plus accessible, concevant une "cuisine d'encas"[21].
En 2021 avait été posée la première pierre du Sainte-Anne Hôtel Dijon, du groupe hôtelier Hilton. Cet établissement cinq étoiles devait proposer à partir de 2023 cent vingt-cinq chambres, un spa, un restaurant et un centre d'affaires. Le projet, nécessitant un investissement de trente-huit millions d'euros, a été suspendu, puis l'hôtel, qui n'avait pas ouvert, a été placé en liquidation judiciaire le [22].
Pôle formation
L'École des Vins du Bureau interprofessionnel des Vins de Bourgogne propose des ateliers d'initiation à la dégustation du vin.
L'école Ferrandi dispose avec Dijon de son cinquième campus et troisième en région, après Bordeaux et Rennes[23] . Elle accueille une centaine d'élèves internationaux pour des formations intensives en langue anglaise sur des périodes de deux semaines à plus de six mois[24].
Pôle culturel
Le pôle culturel de la cité comporte trois lieux principaux. Le 1204 - Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine permet de découvrir l'histoire urbaine de Dijon par une exposition permanente et des expositions temporaires. La Chapelle des Climats est située dans l'ancienne grande chapelle de l'hôpital général, dont la façade principale s'élève cour Grangier. Cette grande chapelle abrite une exposition permanente sur le vin et le vignoble local. La chapelle Sainte-Croix de Jérusalem, datant du Moyen Âge, est décorée d'œuvres de cette époque.
Un espace complémentaire rassemble enfin une exposition permanente et une exposition temporaire sur la gastronomie et le vin.
Ce pôle est complété par un cinéma Pathé de 9 salles. Un cinéma d'art et essai de quatre salles, "Supernova", aurait dû s'ajouter à ce cinéma, mais le projet a été abandonné quelques mois avant l'ouverture de la cité[25].
Divers
La cité comprend également un centre de conférence, de formation et des espaces d'exposition[11], ainsi qu'une pépinière d'entreprises sur 1 500 m2 rassemblant une quinzaine de structures, dont le pôle de compétitivité Vitagora.
