Paradoxurus hermaphroditus
espèce de mammifères
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Paradoxure hermaphrodite, Civette palmiste commune, Pougouné, Civette palmiste (Stricto sensu)
Statut CITES
- Viverra hermaphrodita Pallas in von Schreber, 1777 (Protonyme)
- Viverra gallica Kerr, 1792
- Viverra bondar A. G. Desmarest, 1821
- Viverra nigra A. G. Desmarest, 1821
- Viverra prehensilis A. G. Desmarest, 1821
- Paradoxurus typus F. Cuvier in É. Geoffroy Saint-Hilaire & F. Cuvier, 1821
- Viverra hermaphradita H. R. Schinz, 1821
- Paradoxurus prehensilis H. R. Schinz, 1825
- Genetta bondar Lesson, 1827
- Paradoxurus leucopus W. Ogilby, 1829
- Paradoxurus bondar J. E. Gray, 1832
- Paradoxurus crossii J. E. Gray, 1832
- Paradoxurus typus fuliginosus J. E. Gray, 1832
- Paradoxurus hermaphroditus J. E. Gray, 1832
- Paradoxurus pallasii J. E. Gray, 1832
- Paradoxurus pennantii J. E. Gray, 1832
- Platyschista pallasii Otto, 1835
- Paradoxurus hirsutus B. H. Hodgson, 1836
- Paradoxurus quinquelineatus J. E. Gray, 1837
- Paradoxurus felinus J. A. Wagner, 1841
- Paradoxurus nubiae C. F. Cuvier in É. Geoffroy Saint-Hilaire & F. Cuvier, 1842
- Arctictis niger C. H. Smith, 1842
- Paradoxurus quadriscriptus Horsfield, 1855
- Paradoxurus strictus Horsfield, 1855
- Paradoxurus quadriscriptus J. E. Gray, 1855
- Paradoxurus nigrifrons J. E. Gray, 1865
- Paradoxurus niger Blanford, 1886
- Paradoxurus nictitatans J. Taylor, 1891
- Paradoxurus gallica J. A. Allen, 1895
- Paradoxurus vicinus E. Schwarz, 1910
- Paradoxurus exitus E. Schwarz, 1911
- Paradoxurus hermaphroditus laotum Gyldenstolpe, 1916
- Paradoxurus birmanicus Wroughton, 1917
- Paradoxurus strictus Wroughton, 1917
- Paradoxurus hermaphroditus laneus Pocock, 1934
- Paradoxurus hermaphroditus nictitans Pocock, 1934
- Paradoxurus hermaphroditus scindiae Pocock, 1934
- Paradoxurus hermaphroditus vellerosus Pocock, 1934
- Paradoxurus hermaphroditus hermaphroditus Laurie & J. Edwards Hill, 1954
- Paradoxurus hermaphroditus hainanus Wang Yingxiang & Xu Longhui, 1981
- Paradoxurus jorandensis Mohammad Ali, S. Chattopadhyay, Kankane & Gayen, 1988
- Paradoxurus hermaphroditus dongfangensis Corbet in Corbet & J. Edwards Hill, 1992
- Paradoxurus hermaphroditus bondar Wozencraft, 2005
- Paradoxurus hermaphroditus crossii Wozencraft, 2005
- Paradoxurus hermaphroditus exitus Wozencraft, 2005
- Paradoxurus hermaphroditus nigrifrons Wozencraft, 2005
- Paradoxurus hermaphroditus pallasii Wozencraft, 2005
Paradoxurus hermaphroditus, la Paradoxure hermaphrodite, également connue sous le nom de Civette palmiste commune ou encore sous celui de Pougouné, est une espèce de mammifères carnivore de la famille des Viverridés.
Dénominations
- Nom scientifique valide : Paradoxurus hermaphroditus (Pallas, 1777)[1] ;
- Noms vulgaires : Paradoxure hermaphrodite[2], Civette palmiste hermaphrodite[3],[4],[5], Civette hermaphrodite[6], Musang hermaphrodite, Musang noir ;
- Noms vernaculaires : Pougoné, Musang, Marte des Palmiers (erroné)[7].
Taxonomie

L'espèce a été initialement classée dans le genre Viverra sous le protonyme Viverra hermaphrodita Pallas, 1777[6].
Déjà, en 1864, John Edward Gray dans le Proceedings of the Zoological Society of London, décrit plusieurs espèces de Paradoxurus dont l'espèce éteinte Paradoxurus macrodus et Paradoxurus hermaphroditus. Il précise l'historique des noms donnés à cette espèce jusqu'à cette date[7].
Sous-espèces
De nombreuses sous-espèces ont été décrites au fil du temps, allant jusqu’à une trentaine[8], cependant, des études récentes tendant à nuancer la pertinence de la notion de sous-espèce chez le Paradoxure hermaphrodite sur le plan génétique, la plupart des sous-espèces décrites l’étaient sur des traits externes[9]. Les classification actuelles, non pas sans réserves, ont diminué ce nombre à deux principales selon ITIS ()[10] :
- Paradoxurus hermaphroditus hermaphroditus (Pallas, 1777)
- Paradoxurus hermaphroditus minor Bonhote, 1903
Description

Cette espèce tient son nom d’hermaphrodite qui est erroné, du fait que les deux sexes possèdent des glandes odoriférantes sous la queue, que l'on peut confondre avec des testicules[11].
Le pougouné mesure corps et tête, queue exclue, de 42 à 70 cm[12]. Sa queue mesure de 40 à 66 cm. Son poids est compris entre 1,5 et 4,5 kg[13].
Répartition et habitat
Le paradoxure hermaphrodite est largement répandu en Asie du Sud et du Sud-Est, depuis l’Inde, le Népal, le Bangladesh, le Bhoutan et le Sri Lanka jusqu’au Myanmar, à la Thaïlande, à la Malaisie péninsulaire, à Singapour, au Laos, au Cambodge, au Viêt Nam, et en Chine[14] Il habite généralement les forêts primaires, mais est également présent à des densités plus faibles dans les forêts secondaires et les forêts exploitées de manière sélective[15]. Toutes les populations présentes sur l’archipel indonésien sont en fait de l’espèce du Paradoxure musangue, récemment relevé au rang d’espèce.
Comportement et écologie

Le paradoxure hermaphrodite est considéré comme menant un mode de vie solitaire, sauf pendant de brèves périodes au cours de l’accouplement. Il est à la fois terrestre et arboricole, et présente un comportement nocturne avec des pics d’activité entre la fin de la soirée et peu après minuit[15]. Il est généralement actif entre le crépuscule et 4 h du matin, mais son activité diminue lors des nuits où la lune est la plus lumineuse[16].
Le comportement de marquage olfactif et les réponses olfactives à diverses excrétions telles que l’urine, les fèces et les sécrétions de la glande périnéale diffèrent entre les mâles et les femelles. Le marquage par frottement de la glande périnéale et dépôt de la sécrétion sur le substrat a été observé le plus fréquemment chez les individus des deux sexes. La durée de la réponse olfactive variait et dépendait à la fois du sexe et du type d’excrétion. Le Pougouné est capable de distinguer les espèces animales, le sexe, ainsi que les individus familiers et inconnus grâce à l’odeur de la sécrétion de la glande périnéale[17].
Alimentation
Le paradoxure hermaphrodite est un omnivore qui se nourrit principalement de fruits, tels que des baies et des fruits pulpeux. Il contribue ainsi au maintien des écosystèmes de forêt tropicale par la dispersion des graines[15]. Il consomme notamment des sapotilles, des mangues et des ramboutans, mais aussi de petits mammifères et des insectes. Il joue un rôle important dans la régénération naturelle des palmiers Pinanga kuhlii et P. zavana dans le Parc national de Gunung Gede Pangrango[18].
Reproduction

En raison de ses habitudes solitaires et nocturnes, les processus et le comportement reproducteurs de l’espèce restent mal connus[19]. En mars 2010, un couple d’individus a été observé sur une branche d’arbre, tentant un accouplement pendant environ cinq minutes. Au cours de cette période, le mâle est monté sur la femelle à quatre ou cinq reprises. Après chaque montées, le couple se séparait pendant quelques instants avant de répéter la même procédure. Une fois l’accouplement terminé, les deux individus ont continué à se déplacer et à jouer quelque temps, passant de branche en branche dans l’arbre. Les animaux se sont séparés après environ six minutes et se sont déplacés vers des branches différentes où ils se sont reposés[20].