Claire Croiza

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Nom de naissance
Claire Connolly
Pseudonyme
Claire CroizaVoir et modifier les données sur Wikidata
Claire Croiza
Claire Croiza en 1934
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Claire Connolly
Pseudonyme
Claire CroizaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Artiste lyrique, mezzo-sopranoVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Conservatoire de Paris (à partir de )
École normale de musique de Paris (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Tessiture
Maître
Élève
Genre artistique

Claire Croiza, née le à Paris 1er et morte le à Paris 16e[1], est une cantatrice mezzo-soprano française. Elle fut également un professeur de chant influent.

Née Claire Connolly, elle est la fille d'un colonel américain, John Townsend Connolly (fils de Richard B. Connolly), expatrié d'origine irlandaise, et d'Annette Cornaglia. Enfant, elle excelle au piano et au chant. Elle reçoit d'abord un enseignement privé, puis suit des cours plus approfondis auprès du ténor polonais Jean de Reszke.

Elle tient son premier rôle à Nancy, en 1905, dans Messaline d'Isidore de Lara. En 1906, elle fait sa première apparition au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, le , comme Dalila dans Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns. Commence une longue association avec l'opéra dans les rôles de Dido (Les Troyens de Berlioz), Clytemnestre (Elektra de Strauss), Erda (Wagner), Carmen (Carmen de Bizet), Léonor (La Favorite de Donizetti), Charlotte (Werther de Massenet) et Pénélope (Pénélope de Fauré). C'est encore comme Dalila qu'elle fait ses débuts en 1908 à l'Opéra de Paris.

Quoique bien établie professionnellement comme chanteuse d'opéra, elle poursuit sa carrière comme chanteuse de récitals et tout particulièrement de mélodies françaises, dont elle devient l'une des grandes interprètes. Elle possède une très grande maîtrise de la langue française ; sa prononciation, claire et naturelle, ne sacrifie en rien la beauté et le flux de ses prestations. Aussi plusieurs de ses contemporains la choisissent pour l'interprétation de leurs œuvres vocales, par exemple :

À partir de 1922, elle est professeur d'interprétation à l'École normale de musique de Paris. Elle fait aussi de nombreuses tournées à l'étranger, avec de fréquents passages à Londres où elle est très bien reçue. Elle crée en 1915 Le Jardin clos de Gabriel Fauré, puis en 1924 Le Miroir de Jésus d'André Caplet. À New York, interprète de Pâques de Honegger et de La Chanson de Ronsard en 1924, elle tisse des relations privilégiées avec Honegger, qui lui dédie Judith. Le , elle donne naissance à un fils, Jean-Claude, fruit de sa liaison avec Honegger. Le compositeur et la cantatrice ne se marient cependant pas.

Après 1934, elle enseigne au Conservatoire de Paris. Excellente pédagogue, elle a notamment comme élèves Janine Micheau, Suzanne Juyol, Yoshiko Furusawa, Betty Bannerman et les barytons Camille Maurane, Jacques Jansen et Gérard Souzay.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est membre du comité d'honneur du Groupe Collaboration, organisation favorable à la collaboration avec l'occupant nazi[2].

Portraits

Discographie

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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