Classe Jacob van Heemskerck

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Classe Jacob van Heemskerck
illustration de Classe Jacob van Heemskerck
Le Jacob van Heemskerck, navire de tête de sa classe, à New York en octobre 2004.
Caractéristiques techniques
Type Frégate de guerre antiaérienne
Longueur 130 m
Maître-bau 14,5 m
Tirant d'eau 4,4 m
Déplacement 3 000 t
À pleine charge 3 750 t
Propulsion COGOG
Puissance 61 200 ch
Vitesse
  • 20 nœuds (37 km/h) (croisière)
  • 30 nœuds (56 km/h) (maximum)
Caractéristiques militaires
Armement
Rayon d'action 4 700 milles marins (8 700 km) à 16 nœuds (30 km/h)
Autres caractéristiques
Électronique
  • Radar de veille aérienne à longue portée LW 08 Signaal
  • Radar de poursuite et de détection moderne SMART-S Mark 1
  • 2 × radars directeurs pour missiles Standard STIR-240
  • Radar directeur pour missiles Sea Sparrow STIR-180
  • Radar de veille surface ZW-06
  • Sonar d'étrave PHS-36
Équipage 197 officiers et marins
Histoire
Chantier naval Damen Schelde Naval Shipbuilding
A servi dans  Marine royale néerlandaise
 Marine chilienne
Période de
construction
1981 - 1986
Période de service 1986 - 2019
Navires construits 2
Navires prévus 2
Navires désarmés 2

La classe Jacob van Heemskerck est une classe de frégates de la Marine royale néerlandaise[1]. Elles sont conçues comme une version spécialisée dans la défense aérienne de la classe Kortenaer[2]. Sur ces navires, l’hélicoptère initialement prévu est remplacé par un système de missiles surface-air Standard à moyenne portée, accompagné des radars et systèmes de conduite de tir nécessaires à son utilisation. Deux unités sont construites pour la Marine royale néerlandaise[3]. En 2005, les frégates sont vendues à la Marine chilienne, où elles ont poursuivi leur service jusqu'en 2019.

Au début des années 1970, la Koninklijke Marine développe un concept de frégate qui devient connu sous le nom de « Standard ». Ce programme prévoit des versions spécialisées dans la lutte anti-sous-marine et la défense antiaérienne, utilisant une même coque et une même propulsion, ainsi que, dans la mesure du possible, des systèmes électroniques et capteurs communs[4]. Il est initialement prévu de commander douze frégates ASM, qui formeraient deux groupes opérationnels destinés à opérer dans l’océan Atlantique. Chacun de ces groupes serait dirigé par une frégate lance-missiles de la classe Tromp. Parallèlement, une version antiaérienne doit servir de navire amiral d’un troisième groupe opérationnel composé de frégates plus anciennes de la classe Van Speijk, chargé d’opérer dans la Manche et en mer du Nord[5]. En 1981, cependant, deux frégates de la classe Kortenaer sont vendues à la Grèce alors qu’elles sont encore en construction. Il est alors décidé de construire deux versions antiaériennes de la classe Standard, connues sous la désignation classe « L », afin de remplacer ces unités. Dans le même temps, le projet de treizième frégate de la classe Standard est abandonné[6],[7].

La coque à pont continu du navire présente les mêmes caractéristiques que celle des frégates de la classe Kortenaer. Elle mesure 130,20 mètres de longueur hors tout, pour 14,40 mètres de largeur et un tirant d’eau de 4,23 mètres. La propulsion repose également sur un système combiné de turbines à gaz, comprenant deux turbines de croisière Rolls-Royce Tyne RM-1C d’une puissance de 3 700 kilowatts (4 900 ch) chacune, ainsi que deux turbines d’appoint Rolls-Royce Olympus TM-3 développant 19 200 kilowatts (25 800 ch) chacune. Cet ensemble permet au navire d’atteindre une vitesse maximale d’environ 30 nœuds (56 km/h)[4],[7].

Un lance-missiles Mark 13 destiné aux missiles surface-air à moyenne portée Standard SM-1 d’origine américaine, doté d’un magasin de 40 missiles, remplace le hangar et le pont d’envol des frégates de la classe Kortenaer. Ce système est complété à l’avant par un lanceur octuple Mark 29 pour missiles OTAN Sea Sparrow à courte portée, avec 24 missiles embarqués. Un système d'armes rapprochées Goalkeeper est installé à l’arrière pour la défense contre les menaces aériennes et les missiles. Contrairement aux frégates de la classe Kortenaer, le canon OTO Melara de 76 mm placé à l’avant est supprimé. Huit missiles antinavires Harpoon sont installés au milieu du navire. L’armement de lutte ASM comprend quant à lui quatre tubes lance-torpilles destinés aux torpilles Mark 46[7].

Lors de leur mise en service, les navires sont équipés d’un radar de veille aérienne à longue portée Signaal LW-08 ainsi que d’un radar de poursuite de cible DA-05. Deux radars directeurs STIR-240 assurent le guidage des missiles Standard, tandis qu’un radar STIR-180 est utilisé pour la conduite de tir des missiles Sea Sparrow. Les frégates disposent également d’un sonar d'étrave PHS-36 pour la détection sous-marine[8]. Dans les années 1990, le radar DA-05 est remplacé par un radar de poursuite SMART plus moderne.

Historique

En 2018, la Marine chilienne étudie différentes options pour remplacer ou moderniser les frégates de la classe Jacob van Heemskerck[9]. À la fin de l’année 2019, les deux navires sont finalement retirés du service[10]. Ils sont remplacés par deux frégates de la classe Adelaide, acquises auprès de la Marine australienne.

Notes et références

Voir aussi

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