Classe Nilgiri (2019)
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| Classe Nilgiri | ||||||||
Les INS Nilgiri , Himgiri et Udaygiri en formation en septembre 2025. | ||||||||
| Caractéristiques techniques | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type | Frégate | |||||||
| Longueur | 149 m | |||||||
| Maître-bau | 17,8 m | |||||||
| Tirant d'eau | 5,22 m | |||||||
| Déplacement | 6 670 t | |||||||
| Propulsion | CODAG
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| Puissance | 72 400 kW | |||||||
| Vitesse | 32 nœuds (59 km/h) | |||||||
| Profondeur | 9,9 m | |||||||
| Caractéristiques militaires | ||||||||
| Armement |
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| Aéronefs | 1 × hélicoptère ALH Dhruv MK-III ou Westland Sea King Mk. 42B | |||||||
| Rayon d'action | 2 500 milles marins (4 600 km) à 28 nœuds (52 km/h) | |||||||
| Autres caractéristiques | ||||||||
| Électronique |
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| Équipage | 226 (dont 35 officiers) | |||||||
| Histoire | ||||||||
| Chantier naval | Garden Reach Shipbuilders & Engineers Mazagon Dock Limited |
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| A servi dans | ||||||||
| Période de construction |
Depuis 2017 | |||||||
| Période de service | Depuis 2025 | |||||||
| Navires construits | 3 | |||||||
| Navires prévus | 7 | |||||||
| Navires en activité | 3 | |||||||
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| modifier |
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Les frégates de la classe Nilgiri, officiellement classées comme les frégates du projet 17 Alpha (P-17A), sont une classe de frégates furtives polyvalentes équipées de missiles guidés[1], actuellement en cours de construction par Mazagon Dock Shipbuilders (MDL) et Garden Reach Shipbuilders & Engineers (GRSE) pour la marine indienne[2],[3].
Conçue par le Warship Design Bureau, cette classe est destinée à compléter les frégates de la classe Shivalik (P-17) actuellement en service, avec des améliorations dans la conception, telles qu'une faible surface radar (RCS) et une empreinte infrarouge réduite[4],[5].
Au total, sept navires composent la série, dont la construction est actuellement répartie entre MDL et GRSE[2],[3]. En 2024, les sept frégates ont été lancées et doivent entrer en service dans la marine indienne entre 2025 et 2027[6]. Ces frégates feront partie de la flotte de l'Est ainsi que du groupe aéronaval (CBG) de l'INS Vikrant[7],[8].
À leur entrée en service, cette classe sera complétée par une série supplémentaire de sept ou huit frégates, sous le nom de code projet 17B[9],[10].
Développement

Les frégates ont été conçues par le Warship Design Bureau (anciennement Direction de la Conception Navale)[11].
La conception de la classe est finalisée par la DND en 2013 ; elle est ensuite présentée au public en , lorsque MDL expose une maquette de la frégate lors de l’exposition militaire DefExpo 2018, à Chennai, en Inde[12]. Les navires du projet 17A sont géométriquement plus grands de 4,54 % par rapport aux projet 17, ou frégates de la classe Shivalik[13], et présentent également un contenu indigène de 75 %[14].
Le , Mazagon Dock Shipbuilders (MDL) et Garden Reach Shipbuilders & Engineers (GRSE) attribuent à Bharat Electronics (BEL) un contrat de 9 200 crores de roupies (soit 120 milliards de roupies ou 1,5 milliard de dollars en 2023) pour la fourniture de sept systèmes de défense aérienne Barak 8 LR-SAM destinés aux frégates de la classe Nilgiri. En , Bharat Electronics signe un accord de 777 millions de dollars avec Israel Aerospace Industries pour contribuer à l'exécution de la commande Barak-8[15],[16].
Le , Bharat Heavy Electricals Limited (BHEL) reçoit un contrat d’une valeur de 2 956,89 crores de roupies (350 millions de dollars) pour la fabrication de 16 tourelles de canon super-rapides améliorées (SRGM) ou systèmes Strales, destinées aux navires en service ainsi qu'aux frégates de la classe Nilgiri en construction[17],[18].
L’entreprise publique Steel Authority of India Limited (SAIL) fournit environ 4 000 tonnes d'acier pour chacun de ces navires. Cet acier est fabriqué dans les usines de Bokaro, Bhilai et Rourkela[14].
Caractéristiques
Furtivité
La conception de la frégate intègre un niveau important de furtivité et de faible détectabilité radar, grâce à l'utilisation de matériaux composites, de revêtements absorbant les ondes radars et de technologies peu observables ou transparentes aux radars, ce qui permet au navire de maintenir une faible surface radar[19].
Le profil physique du navire présente également un niveau important de furtivité grâce à l'application de différentes formes, incluant un pont d'amarrage fermé, des systèmes d'armes montés à fleur de pont et un nombre réduit d'antennes[20].
La signature infrarouge de la frégate, notamment les émissions provenant de ses échappements de propulsion et de ses machines de production d'énergie, est réduite grâce à l'effet Venturi et à l'injection de fluides, ce qui permet de diminuer la fumée et la température des métaux chauds des gaz d'échappement[21]. Pour maintenir le silence acoustique, la frégate est équipée d'hélices conçues pour que la cavitation ne commence qu'à des vitesses plus élevées, réduisant ainsi le bruit hydrodynamique[21]. De plus, la coque du navire comporte des enveloppes acoustiques spéciales autour de certaines machines pour limiter le bruit aérien émis[21].
Profil modulaire
Les frégates P-17A sont la première grande classe de navires de guerre conçue en Inde à être construits selon la méthodologie de construction modulaire intégrée, un procédé de fabrication dans lequel plusieurs modules (ou « blocs ») de la coque du navire sont préassemblés et prééquipés indépendamment avant d’être regroupés pour l'assemblage final[22].
En , MDL signe un contrat avec Fincantieri SpA pour fournir une assistance technique et l'expertise nécessaire à la construction des sept frégates selon la méthodologie de « construction modulaire »[23],[24].
Appellation
Les frégates P-17A portent le nom des anciennes frégates de la classe Nilgiri, qui ont servi dans la marine indienne entre 1972 et 2013. Les six premiers navires de la série reprennent les noms de l'ancienne classe, à savoir Nilgiri, Himgiri, Taragiri, Udaygiri, Dunagiri et Vindhyagiri[25]. Le septième et dernier navire de la série P-17A, qui n'avait pas d'homonyme dans l'ancienne classe, reçoit le nouveau nom de Mahendragiri. Tous les navires portent des noms de chaînes de montagnes en Inde[26].
Instrumentation
Armement
Lutte anti-surface

Dans le cadre de ses capacités de lutte anti-surface, la classe est équipée de huit missiles de croisière anti-navires BrahMos lancés depuis des silos VLS, capables d'atteindre des vitesses allant jusqu'à Mach 3[27]. Le BrahMos est largement considéré comme l'un des missiles antinavires les plus redoutables actuellement en service, en raison de sa grande polyvalence et de sa manœuvrabilité[28].
Les navires sont équipés d'un canon naval OTO Melara de calibre 76 mm amélioré pour les missions antimissiles et antiaériennes. Les canons améliorés, fabriqués par Bharat Heavy Electricals Limited (BHEL), sont dotés du système Strales et peuvent tirer des munitions DART[29],[30]. Cependant, l'INS Udaygiri conserve la variante compacte plus ancienne du canon, comme cela a été noté lors de sa mise en service[14].
À l'origine, il était prévu d'installer le canon naval Mk 45 de calibre 127 mm, fabriqué par BAE. Cependant, ce projet a été abandonné en 2021 en raison de contraintes financières[31].
Lutte antiaérienne
Dans le cadre de ses capacités de lutte antiaérienne, la classe est équipée de trente-deux missiles sol-air Barak 8, répartis en quatre configurations VLS 2×4 silos, avec deux cellules situées à l'étrave et deux à la poupe[32].
Le LR-SAM est une variante à longue portée du Barak 8 original, conçue pour neutraliser diverses menaces aériennes, notamment les avions de chasse, les hélicoptères, les missiles antinavires, les missiles de croisière, les missiles balistiques et les drones. Cette variante a une portée d'environ 100 km[33].
Les navires sont également équipés de deux AK-630 chacun pour les missions de système d'armes de défense rapprochée, ainsi que de plusieurs canons télécommandés stabilisés M2 de calibre 12,7 mm fabriqués par OFT[14].
Lutte anti-sous-marine

Dans le cadre de ses capacités de lutte anti-sous-marine, la classe est équipée de deux lanceurs de torpilles légères à trois tubes de 324 mm de diamètre afin de tirer des torpilles TAL Shyena.
La classe est également équipée de deux lance-roquettes anti-sous-marines RBU-6000 (RPK-8), capables de lancer des projectiles ASM jusqu'à une profondeur de 1 000 mètres[34]. Ces lanceurs, désignés comme lance-roquettes indigènes, ont été fabriqués en Inde par Larsen & Toubro[14].
Leurres
Lors de la présentation de la classe en 2018, il a été noté que la frégate disposait de deux systèmes de leurres antitorpilles et de quatre lance-leurres, qui pourraient correspondre respectivement au système de contremesures torpilles Maareech de NSTL et aux lance-leurres antimissiles Kavach[35],[36].
Installations aéronautiques
Dans le cadre de ses installations aéronautiques, la classe est équipée d’un pont d'envol et d'un hangar aérien fermé, capables d'accueillir qu'un seul hélicoptère naval, très probablement un ALH Dhruv MK-III de reconnaissance maritime ou un Westland Sea King Mk. 42B pour les missions ASM/ASuW, tous deux opérés par l'Aviation navale indienne[37].
Capteurs
Radar
La classe est équipée du radar EL/M-2248 MF-STAR à réseau phasé actif (AESA) comme système radar principal[38]. L'EL/M-2248 est un radar multifonction à réseau phasé, offrant une couverture de 360 degrés et capable de suivre à la fois des cibles aériennes et de surface sur une portée de plus de 450 km[39].
La classe est également équipée du radar de recherche de surface Indra LTR-25 « Lanza » comme système radar secondaire[40]. Le LTR-25 est un radar tridimensionnel (3D) à semi-conducteurs, longue portée, capable de fonctionner dans un environnement électronique dense et offrant une portée de plus de 250 milles nautiques (460 km), avec la capacité de suivre diverses cibles aériennes, y compris des avions de chasse et des missiles balistiques[41].
Les frégates sont également équipées d'un système de gestion de combat avancé, désigné « CMS-17A », qui est apparemment doté de liaisons de données sophistiquées pour assurer une interopérabilité élevée et efficace avec les autres navires de la marine[42].
Sonar
La classe est équipée du sonar BEL HUMSA-NG, développé par le DRDO. Le HUMSA-NG est un système sonar intégré monté sur la coque, de type « actif et passif », capable de détecter, localiser, classifier et suivre des cibles sous-marines en modes actif et passif[43],[44].
Guerre électronique
Les frégates sont équipées de la suite de guerre électronique Shakti, développée par le Defence Electronics Research Laboratory (DLRL), pour se défendre contre les missiles antinavires et pour l'interception, la détection, la classification, l'identification et le brouillage des radars conventionnels[45]. Shakti comprend des moyens électroniques à large bande (ESM), des contremesures électroniques (ECM), un système intégré de « Radar Finger Printing » (RFPS) et une fonction d'enregistrement et de lecture des données pour l'analyse post-mission[46],[47].
Propulsion
Chaque frégate est propulsée par deux turbines à gaz General Electric LM2500, fabriquées par GE Aviation, et deux moteurs quatre temps MAN Diesel 12V28/33D STC, fabriqués par MAN Diesel & Turbo, disposés selon une configuration de propulsion combinée diesel et gaz (CODAG)[48].
En , la marine indienne a conclu un contrat avec GE Aviation afin de fournir quatorze turbines à gaz LM2500 destinées aux sept frégates, qui ont été assemblées sous licence en Inde par la division Industrial & Marine Gas Turbine (IMGT) d'Hindustan Aeronautics Limited (HAL)[49]. Dans le cadre de cet accord, HAL a également été chargé de fournir des services complets, incluant la fourniture de pièces de rechange, les inspections de maintenance et les révisions des équipements[50].
Au moment de la commande, HAL avait déjà livré onze turbines LM2500 à la marine indienne ; ces turbines sont utilisées sur plusieurs bâtiments de guerre indiens, en particulier sur les frégates de la classe Shivalik[51].
En , MDL conclut un contrat avec GE pour fournir un ensemble d'équipements auxiliaires à la marine indienne afin de soutenir les quatorze moteurs ; dans le cadre de cet accord, GE a également pris en charge la conception du système auxiliaire de la frégate ainsi que de son système d'alimentation en carburant[52]
En , la marine indienne conclut un contrat avec MAN Diesel & Turbo pour fournir quatorze moteurs quatre temps MAN 12V28/33D STC destinés aux sept frégates. Dans le cadre de cet accord, les pièces nécessaires aux moteurs sont fournies depuis l'Inde, tandis que l’assemblage final et les tests des moteurs sont réalisés dans l'usine de MAN à Aurangabad, en Inde[53].
Historique
Contexte

Le , le Defence Acquisition Council (DAC), principal organe d'acquisition relevant du ministère indien de la Défense et présidé à l’époque par le ministre de la Défense A. K. Antony, approuve une proposition pour l'acquisition de sept frégates furtives au coût de 45 000 crores de roupies (équivalent à 1,1 billion de roupies ou 13 milliards de dollars en 2023) sous la désignation projet 17A, en tant que variante avancée des frégates de la classe Shivalik. Les navires sont construits par Mazagon Dock Shipbuilders (MDL), à Mumbai, et Garden Reach Shipbuilders & Engineers (GRSE), à Kolkata. Le DAC rejette également la proposition de la marine consistant à construire deux des navires de guerre à l'étranger. La construction des navires intègre la technique de construction modulaire, avec des blocs préfabriqués de 300 tonnes assemblés de manière similaire à celle utilisée pour l'INS Vikrant. Auparavant, le [54], la marine avait adressé une demande d’informations (RFI) à DCNS en France, Fincantieri en Italie, aux entreprises américaines Lockheed Martin et Northrop Grumman, ainsi qu'à des chantiers navals en Russie et en Corée, pour la construction des deux premiers navires par un chantier étranger afin d'assurer l’absorption rapide de la technologie par les chantiers indiens. Le projet démarre en 2011, après des améliorations de réalisations de MDL et GRSE afin de permettre la construction modulaire. Les livraisons commencent trois à quatre ans après le début de la construction et toutes les frégates devaient être mises en service d'ici 2022[55].
Le , on rapporte que la Directorate of Naval Design (DND) de la marine indienne finalise la conception des frégates du projet 17A et des destroyers du projet 15B (désormais nommé classe Visakhapatnam). Les négociations sur le coût de construction des sept navires sont également achevées. Dans le cadre du projet, MDL construira quatre frégates tandis que GRSE en construira trois. La marine attend désormais l'autorisation du gouvernement[56].
Le , le Cabinet Committee on Security (CCS), principal organe décisionnel de l'Inde en matière de défense et de sécurité nationale présidé par le Premier ministre Narendra Modi, approuve la proposition concernant les frégates du projet 17A pour un coût de 45 381 crores de roupies (équivalent à 680 milliards de roupies ou 8,1 milliards de dollars en 2023). Le contrat est signé le même mois avec un paiement initial de 4 000 crores de roupies (équivalent à 60 milliards de roupies ou 710 millions de dollars en 2023). Le projet fait suite aux frégates de la classe Shivalik ou projet 17, et la première frégate de chaque chantier naval est prévue pour être livrée en 2022[57],[58].
Construction
Garden Reach Shipbuilders & Engineers

Le , la marine indienne signe un contrat avec Garden Reach Shipbuilders & Engineers (GRSE), un chantier naval public basé à Kolkata, pour construire trois frégates dans le cadre du projet 17 Alpha, pour un coût estimé à 19 294 crores de roupies (équivalent à 290 milliards de roupies ou 3,4 milliards de dollars en 2023)[59]. Selon les termes du contrat, GRSE doit livrer les trois frégates en 2023, 2024 et 2025 respectivement[60]. Les frégates sont construites selon la « méthodologie de construction intégrée » en partenariat avec Fincantieri, en Italie[61]. Pour préparer cette commande, GRSE modernise ses infrastructures en créant de nouveaux chantiers modulaires et en installant une grue portique Goliath, permettant de construire les frégates dans des délais réduits[62].
Une grande partie des blocs de la coque nécessaires à la construction du navire est fournie par de petits chantiers navals et ateliers de métallurgie situés dans et autour de Kolkata, tandis que la construction et la fabrication des infrastructures supplémentaires se déroulent au chantier naval de Rajabagan (en) de GRSE[63].
La construction connaît une pause en , lorsque la grue Goliath du chantier naval ne résiste pas à de forts vents cycloniques soufflant à environ 100 km/h[64]. L'accident rend la grue définitivement inutilisable, tandis que le hall de modules, destiné à fabriquer les blocs modulaires des futures frégates, devient inutilisable[65]. Cependant, selon des représentants de la marine indienne et de GRSE, aucun dommage n'est signalé sur les navires en cours de construction[66].
L'incident contraint GRSE à réviser le calendrier du projet en priorisant la construction des blocs modulaires dans ses autres installations, plutôt que de reprendre la construction après les réparations du chantier naval[67]. Avec la perte de la grue, GRSE se voit obligé de fabriquer des blocs plus petits de 50 et 100 t, au lieu des blocs habituels de 250 t, en utilisant les grues plus petites du chantier[68]. En 2021, GRSE installe une nouvelle grue Goliath, achetée en Corée du Sud, d'une capacité de levage de 250 t, ce qui permet de reprendre les opérations de construction normales[69].
La construction de la première frégate commence en , tandis que celle de la deuxième et de la troisième frégate débute respectivement en et [70]. La première des trois frégates, le Himgiri, est lancée le , avec une livraison prévue en [71],[72]. La deuxième frégate, le Dunagiri, est lancée le , avec une livraison attendue en 2024[73]. La dernière frégate, le Vindhyagiri, est lancée en [74],[75].
Le , GRSE termine les essais en mer de l’INS Himgiri, réalisés avec l'INS Androth. Selon un communiqué de presse, « les CST constituent la dernière étape de la construction, lorsque la navigabilité d'un navire est testée »[76].
L'INS Himgiri est livré à la marine indienne le [77] et est mis en service simultanément avec l'INS Udaygiri de MDL le [78],[79].
Mazagon Dock Shipbuilders Limited

En , la marine indienne contracte Mazagon Dock Shipbuilders Limited (MDL), un chantier naval public basé à Mumbai, pour construire quatre frégates P-17A pour un coût estimé à plus de 21 000 crores de roupies[80],[81]. Selon les termes du contrat, MDL doit livrer les quatre frégates respectivement en 2022, 2023, 2024 et 2025[82].
Les quatre frégates sont construites dans différents sites, à savoir l'installation principale de MDL à Mumbai, une installation secondaire de MDL à Nhava, une plus petite installation également gérée par MDL à Mumbai, un chantier naval MSE au Gujarat et un autre chantier naval à Goa[83]. Comme GRSE, MDL a également modernisé ses infrastructures existantes, en ajoutant de nouveaux équipements tels qu'une grue portique « Goliath », un atelier de modules, un bassin humide et un atelier d'assemblage de berceaux, afin de faciliter la construction modulaire[84].
La construction de la première frégate commence en , tandis que les travaux sur la deuxième, la troisième et la quatrième frégates débutent respectivement en , et [85],[86]. La première des quatre frégates, le Nilgiri, est lancée le et entame ses essais en mer cinq ans plus tard, en [87]. La deuxième frégate, l'Udaygiri, est lancée le , lors d'une cérémonie coïncidant avec le lancement de INS Surat, un destroyer de la classe Visakhapatnam[88]. La troisième frégate, le Taragiri, est lancée le et sa livraison est prévue pour 2025[89].
Le Nilgiri est mise en service dans la marine indienne le [90]. Le deuxième navire, l'Udaygiri, est livré à la marine indienne le [13],[91] et est mis en service simultanément avec le Himgiri de GRSE le [79],[78].
Navires de la classe
| Nom | N° de fanion | N° de chantier | Constructeur | Pose de la quille | Lancement | Commission | Statut |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nilgiri | F33 | 12651 | Mazagon Dock Shipbuilders Limited (MDL) | 28 décembre 2017[92] | 28 septembre 2019[93],[94] | 15 janvier 2025[90] | Actif |
| Udaygiri | F35 | 12652 | 7 mai 2019[95] | 17 mai 2022[96],[97] | 26 août 2025 | ||
| Taragiri | F41 | 12653 | 10 septembre 2020[98] | 11 septembre 2022[99] | 2025[100],[101] | Lancé | |
| Mahendragiri | F38 | 12654 | 28 juin 2022[102] | 1er septembre 2023[103],[104],[105] | 2026[106] | ||
| Himgiri | F34 | 3022 | Garden Reach Shipbuilders & Engineers (GRSE) | 10 novembre 2018[107] | 14 décembre 2020[71] | 26 août 2025[78] | Actif |
| Dunagiri | F36 | 3023 | 24 janvier 2020[108] | 15 juillet 2022[109] | 2026[110] | Lancé | |
| Vindhyagiri | F42 | 3024 | 5 mars 2021[111] | 17 août 2023[74] | 2026[110] | ||
Exportation
En , Mazagon Dock Shipbuilders propose à la marine brésilienne un projet de construction conjointe pouvant aller jusqu'à six frégates de type projet 17-Alpha afin de répondre au besoin du Brésil pour une nouvelle classe de navires de 6 000 tonnes, destinée à opérer aux côtés des frégates les plus récentes de la classe Tamandaré[112],[113].