Claude Gleizal
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| Claude Gleizal | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de l'Ardèche | |
| – (3 ans, 1 mois et 20 jours) |
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| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (1 an, 8 mois et 14 jours) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Genestelle |
| Date de décès | (à 72 ans) |
| Lieu de décès | Vaugirard |
| Nationalité | |
| Parti politique | Modérés |
| Profession | Avocat Juge de paix |
| Député de l'Ardèche | |
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Claude Gleizal, né le à Genestelle (province du Vivarais, actuel département de l'Ardèche), mort le à Vaugirard, est un homme politique de la Révolution française.
Mandat à la Convention
Claude Gleizal est le fils de Pierre Gleizal, notaire royal, et de Françoise Rose Filliat[1].
Après des études de droit, Gleizal devient avocat. En 1791, il est élu juge de paix à Antraigues et membre du directoire du département de l'Ardèche.
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Claude Gleizal, alors administrateur de l'Ardèche, est élu député du département, le sixième sur sept, à la Convention nationale[2].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, rejette l'appel au peuple mais se prononce en faveur du sursis à l'exécution de la peine[3] :
Le , Claude Gleizal est envoyé en mission aux côtés de Laurent Servière (député de la Lozère) dans les départements de l'Ardèche et de la Lozère pour y accélérer la levée en masse[4]. Le , il est donc absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. Le , il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[6].
Le 16 vendémiaire an IV (le ), il est élu secrétaire, aux côtés de Philippe-Laurent Pons (député de la Meuse) et d'Alexandre Villetard (député de l'Yonne), sous la présidence de Jean-Joseph-Victor Genissieu (député de l'Isère)[7].
Sous le Directoire, Claude Gleizal n'est pas réélu député. Il devient secrétaire-rédacteur près le Conseil des Cinq-Cents. Lors des élections législatives de 1798, il est élu député au Conseil des Cinq-Cents, mais son élection est cassée par la loi du 22 floréal an VI ()[8]. Il poursuit sa mission de secrétaire-rédacteur jusqu'en 1814 auprès du Corps législatif.
Lors de la Restauration, Claude Gleizal est frappé par la loi du 12 janvier 1816 qui bannit hors de France les députés régicides ayant soutenu le retour de Napoléon Bonaparte lors des Cent-Jours. Il est autorisé à rentrer en France en 1818. Il meurt à Vaugirard en 1833.
Son fils, Auguste Gleizal, sera député de l'Ardèche de 1849 à 1851.