Claude Le Roy

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NationalitéFrançaise
Taille1,77 m (5 10)
Période pro.1968-1980
Claude Le Roy
Image illustrative de l’article Claude Le Roy
Claude Le Roy en 2017.
Biographie
Nationalité Française
Naissance (78 ans)
Bois-Normand-près-Lyre (France)
Taille 1,77 m (5 10)
Période pro. 1968-1980
Poste Milieu de terrain, latéral droit puis entraîneur
Parcours junior
Années Club
1962-1965 Évreux AC
Parcours senior1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1965-1968 Évreux AC 049 (13)
1968-1970 FC Rouen 009 0(1)
1970-1973 AC Ajaccio 095 (12)
1973-1977 Olympique avignonnais 123 (15)
1977-1980 Stade lavallois 088 0(5)
1980-1981 Amiens SC 025 0(2)
Parcours entraîneur
AnnéesÉquipe Stats
1980-1983 Amiens SC 0v 0n 1d
1983-1985 FC Grenoble 28v 13n 29d
1985-1988 Cameroun 6v 4n 1d
1988-1992 Sénégal 2v 3n 6d
1992-1993 Al Shabab
1994-1996 Malaisie 2v 3n 6d
1998 Cameroun 0v 2n 1d
1999-2000 RC Strasbourg 18v 6n 21d
2001-2003 Shanghai International
2004-2006 RD Congo 5v 8n 5d
2006-2008 Ghana 9v 3n 5d
2008-2011 Oman 8v 7n 10d
2011 Syrie
2011-2013 RD Congo 6v 5n 4d
2013-2014 Bretagne 1v 0n 0d
2013-2015 Congo 13v 3n 5d
2016-2021 Togo 10v 13n 16d
1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés.
Dernière mise à jour : 15 mai 2024

Claude Le Roy, né le 1948 à Bois-Normand-près-Lyre (Eure), est un footballeur puis entraîneur français.

Joueur

Originaire de Bourbriac, Claude Le Roy est fils d'enseignants d'origine bretonne, joueur amateur puis professionnel de 1968 à 1980, et entraîneur à partir de 1980.

Claude Le Roy en 1975.

Dès 1967, les clubs professionnels s'intéressent à Claude Le Roy puisqu'il a déjà fait un essai à Lille[1]. Il a 18 ans, est ailier droit, et buteur de l'Evreux AC. Il ne devient professionnel qu'à l'âge de vingt ans car ses parents voulaient qu'il obtînt auparavant son bac[2]. Mesurant 1,77 m et pesant 72 kg, Claude Le Roy jouait au poste de milieu polyvalent. Perdant facilement son sang-froid, il n'a pas toujours été titularisé au début de sa carrière, mais a par la suite accompli un parcours honorable, comme ailier avant de se reconvertir défenseur lors de sa dernière saison au Stade lavallois dont l’entraîneur est Michel Le Milinaire, avec qui il avait toujours souhaité travailler[2]. Il aimait dialoguer, tout en ayant des convictions. Sur le terrain, c'était un gagneur, son jeu étant à l'image de sa personnalité, sûre d’elle et sans complexe[3]. Par la suite, Claude Le Roy devint entraîneur.

Débuts en tant qu'entraîneur

En 1979 il obtient le BEES 2e degré spécifique football, nécessaire pour valider le diplôme d'entraîneur de football (DEF). En 1980, il est reclassé amateur[4] et commence une carrière d'entraîneur-joueur au Amiens Sporting Club. À partir de 1981, il se consacre entièrement à l'entraînement de son équipe et ce, jusqu'en 1983, mais ne réussit pas à faire monter son club en D2. Il signe ensuite au FC Grenoble qui a pour objectif la montée en D1, objectif non atteint, puisque son club ne finit qu'à la 7e place. La seconde saison n'est guère meilleure car le FC Grenoble est dans le ventre mou du classement et ses dirigeants licencient l'entraîneur.

« Le Sorcier blanc »

En , Claude Le Roy est nommé sélectionneur de l'équipe du Cameroun, championne d'Afrique en titre[V 1]. Il commence son aventure camerounaise par une victoire en Coupe afro-asiatique des nations contre l'Arabie saoudite, vainqueur de la Coupe d'Asie des nations 1984 (4-1, 0-1)[V 2]. Le Roy perd ensuite sa première finale de Coupe d'Afrique des nations en 1986 contre l'Égypte aux tirs au but[V 3]. Après deux victoires en Coupe de l'UDEAC en 1986 et en 1987, les Lions indomptables remportent la Coupe d'Afrique des nations 1988 au Maroc contre le Nigeria (1-0) grâce à un penalty d'Emmanuel Kundé[V 4]. En raison de désaccords avec Joseph Fofé, ministre de la Jeunesse et des Sports du Cameroun, Claude Le Roy refuse les propositions de prolongation de la part du président de la République Paul Biya à l'été 1988[V 5].

Il rejoint ensuite l'équipe du Sénégal en tant que sélectionneur[V 6]. Pour sa première compétition avec les Lions de la Teranga, il ne fait pas mauvaise figure car il atteint les demi-finales de la Coupe d'Afrique des nations 1990 en Algérie qu'il perd contre l'Algérie (1-2)[V 7]. Deux ans plus tard, le Sénégal organise la CAN 1992. Au premier tour, la sélection nationale termine deuxième de son groupe, mais s'incline en quarts de finale contre le Cameroun (0-1)[V 8].

Expériences asiatiques et françaises

Il entraîne ensuite brièvement un club émirati, Al Shabab Dubaï lors de la saison 1992-1993[V 9], avant un passage à la tête de la modeste équipe de Malaisie de [V 10] à [5].

Début 1996, il rejoint la chaîne de télévision Canal+ pour commenter la Coupe d'Afrique des nations en Afrique du Sud avec Grégoire Margotton et Philippe Doucet[6] puis devient le consultant principal de la chaîne cryptée[7],[8]. En parallèle, il travaille comme recruteur pour l'AC Milan[9].

Fin , Claude Le Roy quitte Canal+ et le Milan AC pour rejoindre le Paris Saint-Germain en tant que directeur sportif[7]. À la fin de la saison, quand Michel Denisot est remplacé par Charles Biétry à la présidence du PSG, Le Roy quitte le club parisien[V 11].

Le , le technicien français est nommé à la tête du Cameroun pour la Coupe du monde en France[10],[11]. Lors du Mondial, les Lions indomptables sont éliminés au premier tour après deux matchs nuls contre le Chili (1-1) et l'Autriche (1-1) et une défaite contre l'Italie (0-3).

Nommé manager général du RC Strasbourg par le président Patrick Proisy en , Claude Le Roy choisit Pierre Mankowski comme entraîneur[12]. Il est également rappelé par Canal+ pour commenter certains matchs de Coupe de l'UEFA[13]. En , devant les mauvais résultats enregistrés, Le Roy succède à Mankowski comme entraîneur d'une équipe dix-septième du championnat. Pour ce faire, le club alsacien demande à Claude Le Roy d'abandonner ses fonctions de consultant à Canal+[14],[15]. Il réussit sa mission et le Racing se redresse sous sa direction, atteignant finalement une neuvième place honorable. Le Roy reste en poste mais est remercié en [16],[17].

En , il effectue un passage de quelques semaines au Nîmes Olympique en tant que manager[18]. Par la suite, Claude Le Roy rebondit en Chine pour entraîner Shanghaï Cosco avec Hervé Renard[V 12]. Il démissionne en [V 13].

En 2003, il fait son retour en tant que consultant sur Canal+ pour commenter le grand match de Ligue 1 du dimanche soir[V 14].

En , Le Roy devient conseiller sportif de Cambridge UFC qui évolue en D4 anglaise toujours accompagné d'Hervé Renard[19].

Sélectionneur (deuxième période)

En 2004, Claude Le Roy effectue son grand retour en Afrique. Il devient sélectionneur de la République démocratique du Congo[V 15]. Lors de la CAN 2006, dans un groupe relevé avec l'Angola et le Togo qui sont toutes les deux qualifiées pour la Coupe du monde 2006 et le grand Cameroun, la RDC termine seconde du groupe derrière le Cameroun, mais elle s'incline contre l'Égypte pays organisateur et futur vainqueur de la compétition sur le score de 4 buts à 1[V 16].

Après une bonne coupe d'Afrique avec le Congo, Claude Le Roy prend les commandes du Ghana qui vient d'atteindre les huitièmes de finale de la coupe du monde. Le Ghana est désigné pays-hôte de la CAN 2008 où il espère faire un bon parcours. Lors du premier tour, le Ghana bat respectivement la Guinée en match d'ouverture (2-1), puis la Namibie (1-0) et le Maroc (2-0), en quart, il s'impose contre le Nigeria (2-1). En demi-finale, bien que les Black stars aient dominé, ils perdent contre le Cameroun (0-1) mais se consolent avec la troisième place en battant la Côte d'Ivoire 4 buts à 2. Le Ghana, dans son ensemble, a réalisé une bonne CAN. Arrivant en fin de contrat en , Claude Le Roy quitte les Black Stars après avoir refusé une prolongation de contrat de la Fédération ghanéenne de football[20],[21].

Claude Le Roy au Caire en 2019.

En , Claude Le Roy devient le sélectionneur d’Oman[22]. Avec cette sélection, il gagne la Coupe du Golfe 2009 à la surprise générale : Oman bat en finale de l'Arabie saoudite aux tirs au but 6-5[23]. C'est la première fois de son histoire qu'Oman gagne cette coupe du Golfe.

En , après la Coupe d'Asie, Claude Le Roy s'engage avec la Syrie. Une aventure qui ne dure que deux mois en raison de l'état de guerre que connait le pays[24].

De à 2013, Claude Le Roy est sélectionneur de la République démocratique du Congo pour la deuxième fois de sa carrière.

En , il est le sélectionneur de l'équipe de Bretagne qui bat le Mali en match amical[25].

En , il devient sélectionneur de l'équipe du Congo[26]. Il démissionne en [27]. En , il remplace Tom Saintfiet au poste de sélectionneur du Togo en raison des mauvais résultats enregistrés par l'équipe[28].

Il démissionne en après l'échec de la qualification des Éperviers pour la CAN[29].

En , il est élu membre du comité directeur de l'UNECATEF[30].

Consultant TV

Claude Le Roy a été un des consultants éminents de Canal+ dans les années 1990 et au début des années 2000, pendant les périodes où il était sans club. En 2008, il commente la finale de la Coupe d'Afrique des nations en compagnie de Denis Balbir sur France 2. Il commente les matchs de la Coupe d'Afrique des nations 2010 et 2012 pour Orange sport où il retrouve Denis Balbir. Pour la Coupe du monde 2010, il rejoint L'Équipe TV.

Depuis , il est membre du Variétés Club de France[31], avec lequel il totalise six buts[32].

En 2026, lors des arrêts de jeu de la finale de la Coupe d'Afrique des nations à Rabat, une partie de l'équipe du Sénégal décide de rejoindre les vestiaires, en geste de protestation face à la décision de l'arbitre de siffler un pénalty pour le Maroc. Sadio Mané, l'un des rares joueurs sénégalais à être resté sur le terrain, semble perdu sans savoir ce qu'il doit faire. Il s’approche de Claude Le Roy, consultant pour la télévision au bord du terrain ce soir-là, et lui demande ce qu'il ferait à sa place. L'ancien sélectionneur du Sénégal lui répond simplement : « Je demanderais à tes coéquipiers de revenir ». Sur ces conseils, le joueur se rend dans les vestiaires et fait revenir ses coéquipiers. Le gardien du Sénégal arrêtera le pénalty de Brahim Díaz, envoyant les deux équipes en prolongation.

Carrière

Joueur

Sélectionneur et manager

  • 1980-1983 : Amiens SC (entraîneur)
  • 1983-1985 : FC Grenoble (entraîneur)
  • 1985 : Al Shabab Dubaï (entraîneur)
  • 1985-1988 : Cameroun (sélectionneur)
  • 1990-1992 : Sénégal (sélectionneur)
  • 1994- : Malaisie (sélectionneur)
  • 1996 : Milan AC (superviseur)
  • 1997-1998 : Paris SG (directeur sportif)
  • 1998 : Cameroun (sélectionneur)
  • 1998- : RC Strasbourg (manager général)
  • -  : RC Strasbourg, (manager général et entraîneur)
  • 2001-2003 : Shanghai Cosco (entraîneur)
  • 2004 : Cambridge United (conseiller)
  • 2004-2006 : RD Congo (sélectionneur)
  • 2006-2008 : Ghana (sélectionneur)
  • 2008-2011 : Oman (sélectionneur)
  • 2011-2011 : Syrie (sélectionneur)
  • 2011-2013 : RD Congo (sélectionneur)
  • -  : Congo (sélectionneur)
  • -  : Togo (sélectionneur)

Palmarès

Implication dans l'affaire des transferts du RC Strasbourg

Claude Le Roy est placé en garde à vue le et mis en examen le 28 pour abus de biens sociaux, faux et usage de faux, par le parquet de Strasbourg dans le cadre d'une enquête sur la gestion du RCS par le groupe IMG-Mac Cormack[34].

Le cœur de l'affaire concerne une série de transferts de joueurs effectués à l'époque où Le Roy avait la haute main sur la gestion sportive du club strasbourgeois (1998-2000). L'affaire présente de nombreuses similitudes avec celles ayant secoué l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain. Dans tous ces cas, les enquêteurs suspectent l'existence d'un système où les indemnités de transferts étaient nettement sur-évaluées afin de financer diverses commissions, primes, ainsi que des compléments de rémunération pour les joueurs, agents et dirigeants. Le Racing a par exemple rémunéré la société Planet's player de l'agent Gilbert Sau à hauteur de 5 millions de francs pour financer le transfert de Pascal Camadini alors que le joueur - qui a touché 2 millions de francs à l'occasion - avait été libéré par son précédent club, FC Sion[35]. Pour sa défense, Claude Le Roy affirme qu'il n'avait pas connaissance des détails administratifs et financiers et que toutes ses décisions ont été avalisées par le président de l'époque, son ancien ami Patrick Proisy.

L'absence de logique sportive de quelques-uns des transferts réalisés à l'époque - certains joueurs n'ont jamais joué un match officiel avec le RCS, d'autres étaient d'un niveau clairement insuffisant - ont fait naître des suspicions d'enrichissement personnel à l'encontre de Le Roy, qui paye l'impôt sur la fortune et dispose de 17 comptes bancaires[35]. Le joueur Pierre Njanka a également révélé que son transfert et celui de Joseph Ndo à Strasbourg avaient été entièrement gérés en par Le Roy - qui était alors le sélectionneur des deux joueurs en équipe du Cameroun - à des conditions nettement inférieures à celles du marché.

Le , le Tribunal correctionnel de Strasbourg condamne Claude Le Roy à 15 000  d'amende pour faux et usage de faux dans le transfert de Per Pedersen (en). Il est relaxé pour complicité d'exercice illégal de l'activité d'agent de joueurs[36].

Carrière politique

En 2001, lors des élections municipales, Claude Le Roy était en cinquième position sur la liste gauche plurielle menée par Élisabeth Guigou à Avignon. Cette liste a rassemblé 31,53% des suffrages au premier tour mais est battue au second tour.

En , figurant sur la liste « Le Bon sens pour Avignon » menée par Olivier Galzi (divers droite) aux élections municipales, il est élu conseiller municipal de cette ville avec 40,62% des suffrages[37].

Décorations

Ouvrages

Notes et références

Liens externes

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