Claude Louis Réguis
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Claude Louis Réguis, né le 16 mars 1755 à Grenoble, mort le 30 avril 1832 à Briare (département du Loiret)[1], est un homme politique de la Révolution française et du Consulat.
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Charles Louis Reguis, alors procureur-syndic de Sisteron, est élu député du département des Basses-Alpes, le deuxième sur six, à la Convention nationale[2].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention durant la guerre et le bannissement à la paix, et vote en faveur de l'appel au peuple et du sursis[3]. Le 13 avril 1793, il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le 28 mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[5].
Après la chute de Robespierre, Reguis adhère à la réaction thermidorienne. Le 18 floréal an III (le 7 mai 1795), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un, chargée d'examiner la conduite du député Joseph Le Bon (député du Nord), accusé d'être responsable de la Terreur dans le Nord-Pas-de-Calais[6].
Mandat aux Anciens
Sous le Directoire, Charles Louis Reguis est réélu député et siège au Conseil des Anciens. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le 20 mai 1797). Il est réélu lors des élections législatives de 1799.
Après le coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), Claude Louis Reguis est nommé membre du Corps législatif. En 1803, il devient directeur des droits réunis dans le département du Lot-et-Garonne.
Durant les Cent-Jours, Claude Louis Reguis est élu député des Basses-Alpes à la Chambre des Représentants.
Notes et références
- ↑ Archives départementales du Loiret, « État civil de Briare, registre des décès de 1832, vue 9 / 39, 4 NUM 53/40 »
, sur https://www.archives-loiret.fr (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794)., « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°231, « Convention nationale, séance du soir du 18 floréal (7 mai) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 21 floréal an 3 (10 mai 1795) (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Notice biographique de l’Assemblée nationale, , consultée le
- Jean-Bernard Lacroix, notice biographique, La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 102
- « Claude Louis Réguis », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] tome 5 , consulté le )