Claude Niquet
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Claude Niquet, dit l'aîné, est un dessinateur et graveur français né à Paris le [1] et mort dans la même ville le [2], marqué par le style néoclassique.
Famille
Claude Niquet est le fils de Quentin Niquet, graveur en taille douce (mort avant 1797[3]), et de Marie Elisabeth Colinet, (née vers 1731 et décédée à Paris le [4]), actif dans les années 1770.
Claude a une sœur aînée, Elisabeth Félicité Niquet (née vers 1756) morte le [5].
Claude a également un frère cadet, Pierre-Joseph, né vers 1762, que l'on appelle « Niquet le jeune »[6],[7]. Celui-ci est mort à Paris le [8]. Pierre-Joseph, dit « le Cadet », avait épousé Jeanne-Sophie Moreau à Paris le (3 vendémiaire an V)[9]. De cette union est né Étienne-Pierre Niquet à Paris le (2 thermidor an V)[10]. Sa fiche de recrutement militaire, annexée après l'acte de naissance reconstitué, nous apprend que ses parents sont domiciliés au 34, rue du Dragon en 1817. Étienne-Pierre est devenu architecte, mais mourut dans la force de l'âge, à 40 ans, le à Paris[11].
Carrière
Ses premières estampes apparaissent au Salon de 1793, où est présentée une série intitulée Tableaux gravés de tous les principaux événements de la Révolution française, et où il est associé au « citoyen Lépine, graveur rue Sainte-Hyacinthe »[12]. Dans cette série, se trouve l'eau-forte intitulée Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, 1789[13].
Il reparaît au Salon de 1804[14]. Il est d'abord associé au Cours historique et élémentaire de peinture ou Galerie complète du musée Napoléon édité par Antoine-Michel Filhol, puis à une plus vaste entreprise éditoriale, Le Musée français, qui est le recueil complet des tableaux, statues et bas-reliefs, qui composent la collection nationale, avec l'explication des sujets, et des discours historiques sur la peinture, la sculpture et la gravure, dirigée par Robillard-Péronville et Pierre-François Laurent[15]. Pour le premier recueil, Claude Niquet exécute le fleuron du titre d'après un dessin de Jean-Michel Moreau[6].
Au Salon de 1806, mentionné comme « Niquet aîné », il présente deux gravures, La Mort de saint Bruno d'après Eustache Le Sueur, et Le Triomphe de Flore d'après Nicolas Poussin[16]. Il est présent au Salon de 1810 et 1812, mentionné à l'adresse du 7 de la rue des Fossés-Saint-Germain-des-Près. Au Salon de 1819, son adresse devient le 34 de la rue du Dragon. Enfin, en 1826, il présente des gravures à l'exposition d'art et d'industrie de la ville d'Arras[17].
Il collabore également au recueil de Charles Percier et Pierre Fontaine, Choix des plus célèbres maisons de plaisance de Rome et de ses environs (1809)[18].
Claude et son frère, connus sous le nom collectif de « Niquet Frères », travaillent ensemble sur des gravures d'interprétation, comme Louis XVIII appuyé sur le buste d'Henri IV, d'après un dessin de ce dernier ; on compte aussi des travaux d'après Le Corrège et Raphaël, Abraham Girardet, Eugène Devéria, Louis-François Cassas[6],[19]...