Claude Robertet

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Prédécesseurcréation de la charge
PrédécesseurFlorimond Robertet
Successeursuppression de la charge
Claude Robertet d'Alluye
Fonctions
Trésorier général des finances à Rouen

(environ 1 an)
Prédécesseur création de la charge
Successeur Florimond III Robertet
Trésorier de France en Normandie
(au plus tard)
(au moins 25 ans, 3 mois et 21 jours)
Prédécesseur Florimond Robertet
Successeur suppression de la charge
Secrétaire du roi en ses finances

(16 ans, 8 mois et 21 jours)
Prédécesseur achat de la charge
Successeur Florimond III Robertet
Baron de Bury
– vers 1567
(à peine 1 an)
Prédécesseur création
(lui-même en tant que seigneur)
Successeur François III Robertet
Baron d'Alluye
– vers 1567
(environ 39 ans)
Prédécesseur Florimond Robertet
Successeur Florimond III Robertet
Biographie
Dynastie famille Robertet
Date de naissance vers 1505
Lieu de naissance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Date de décès vers 1567 (à environ 62 ans)
Lieu de décès Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Père Florimond Robertet
Mère Michelle Gaillard de Longjumeau
Fratrie François II
Françoise
Conjoint Anne Briçonnet de Cormes
Enfants Florimond III
François III
Jean
Michelle
Louise
Léonore
Claude
Profession secrétaire du roi
Religion catholique
Résidence hôtel d'Alluye (Blois)
hôtel Robertet (Paris III)
château d'Alluyes
château de Bury

Image illustrative de l’article Claude Robertet

Claude Robertet d'Alluye, ou simplement Claude Robertet, né en 1505[réf. souhaitée] et mort entre 1566 et 1567, baron d’Alluye et de Bury, seigneur de Blémars, a été maître d’hôtel du roi Henri II et trésorier général de France.

Origines et jeunesse

Claude Robertet est le fils aîné du célèbre Florimond Robertet (né vers 1460 et mort en 1527), éminent homme d'État de la Renaissance, secrétaire et trésorier au service de trois rois de France, de Charles VIII à François Ier, et de son épouse Michelle Gaillard de Longjumeau[1].

Dans son enfance, le statut de son père lui permet l'accès à d'excellentes relations. Son éducation est notamment déléguée à Benoit Théocréne, éminent prélat catholique d'origine italienne[2], qui lui enseigna notamment les valeurs de la civilisation gréco-romaine, ce qui « le mettait à part des gens de sa caste », d'après Louis Delaruelle[3],[4].

Carrière

Débuts

Moins connu des archives en comparaison à son père, Claude semble avoir commencé sa carrière comme maître d'hôtel ordinaire du roi François Ier[5][source insuffisante].

Claude serait ensuite devenu notaire et secrétaire du roi ordinaire[a] le sur résignation de son oncle Louis[10],[11],[3],[4], préférant son poste de doyen à la collégiale Saint-Aignan d'Orléans[6].

En 1526, son père devenant malade lui cède sa charge de trésorier de France en Normandie[b], tandis que son office de secrétaire du roi en ses finances a été transmis dès 1522 à son frère cadet, François[12]. Si l'on ignore la date exacte de transmission de la charge (son père Florimond étant encore trésorier le [13]), Claude est mentionné comme tel dès le suivant, étant alors chargé de rejoindre les États de Normandie dans le but de réunir la somme colossale de 808 941 livres tournois, nécessaire à la reconstitution de l'armée royale française et à la libération du dauphin et duc François III de Bretagne et de son frère Henri d'Orléans  futur Henri II , ayant tous deux pris la place de François Ier en tant qu'otages de Charles Quint après le traité de Madrid de [14].

Si cette somme ne sert finalement qu'à alimenter la septième guerre d'Italie, lancée par la ligue de Cognac soutenant François Ier (et à laquelle Florimond Robertet a participé aux négociations[15]), la rançon pour les « Enfants de France » n'est fixée qu'en 1529 par le traité de Cambrai (aussi dit « paix des Dames »), au prix de 1 200 000 livres tournois, qu'Anne de Montmorency est chargé de réunir. À l'instar d'autres hauts fonctionnaires, Claude Robertet y apporte sa contribution personnelle, dans son cas à hauteur de 3 000 écus[16],[c].

Le Robertet témoin de toutes les réformes fiscales

Le , Claude devient finalement comme son père et son frère, secrétaire du roi en ses finances[17], après avoir versé 10 000 livres tournois à François Ier[12]. Il y renonce de son vivant, en 1553 ou bien en 1555[réf. nécessaire], au profit de son propre fils, Florimond III[12]. Cette renonciation en sa survivance est d'ailleurs confirmée par lettres patentes de François II en 1560, alors même qu'un édit de revocation générale des survivances des offices royaux était en vigueur[18].

En , Claude signe au nom des trésoriers de France les lettres patentes confirmant le douaire de Marie de Guise sur le duché de Longueville[19], veuve du duc Louis II d'Orléans-Longueville ( ), alors remariée au roi Jacques V d'Écosse depuis 1438.

L'année suivante, il est chargé, comme les autres trésoriers, de lever des emprunts sur ses receveurs ordinaires, en l'occurrence 6 000 livres tournois pour la Normandie[20].

En 1548, il aurait été nommé capitaine et gouverneur d'Orléans par Henri II, succédant ainsi à Claude du Lac[21].

Les principales réformes fiscales de François Ier puis Henri II sont presque sans effets sur Claude. Si l'édit de Cognac de officialise les 16 généralités afin de mieux percevoir les impôts sur les territoires du Royaume, la généralité de Rouen (bien que nouvelle) à laquelle est affecté Claude ne connait pas de modifications substancielles par rapport à la Normandie[réf. nécessaire]. De même, suite à la réforme fiscale menée par Henri II, qui mène à l'édit de Blois de , les offices de trésorier et général des finances sont fusionnés pour créer celui de trésorier général[22],[23] ; Claude est ainsi confirmé trésorier général tout en restant attaché à la généralité de Normandie[24],[13]. Néanmoins, depuis l'édit de Saint-Germain-en-Laye de , les trésoriers ne sont plus autorisés à sejourner au palais du Louvre et se retrouvent astreints à leur généralité[25] : il est ainsi probable que Claude se soit fixé à Rouen plutôt qu'à Alluyes ou en Blésois, au moins dans un premier temps[réf. nécessaire].

Titres et possessions

De son père, Claude Robertet hérita naturellement d'une partie de son patrimoine ; ainsi lui échut dès 1527 le château d'Alluyes et le titre associé de baron d'Alluye.

Ce n'est qu'en 1549, à la mort de sa mère Michelle Gaillard, que Claude hérite pleinement du château de Bury[26],[5]. En 1563, il rachète la seigneurie voisine de Saint-Secondin[d] aux moines de l'abbaye de Tiron[26],[28],[29], avant de voir le tout élevé en baronnie de Bury par lettres patentes de Charles IX en [30],[31],[32]. Il mourut peu après, à une date inconnue, entre 1566 et 1567[1].

Famille

Mariage et descendance

Armes de la famille Briçonnet.

Le [33], Claude Robertet épouse Anne Briçonnet de Cormes, petite-fille de Pierre Briçonnet ( ), avec qui il eut sept enfants, dont :

Autres relations

Les registres de l'ancienne paroisse Saint-Solenne, à Blois, nous apprennent que Claude était parrain depuis 1518 d'Adam II de Baillon, seigneur de Villiers et de Vallance, plus tard époux d'Anne de La Saussaye[37].

Armoiries

Notes et références

Voir plus loin

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