Il est actif de 1682 à 1725[1] en tant qu'imprimeur, graveur de musique et occasionnellement marchand de musique. Avant de se spécialiser dans la gravure musicale, il commence en tant que graveur en cartographie, laissant entre 1685 et 1695 de nombreux plans de Paris signés de sa main[2]; son enseigne se trouve rue Saint-Jacques au Lion d'argent, à Paris[3].
Le premier ouvrage connu est publié en 1699: Recueil de trios nouveaux. La même année, il est en procès pour contrefaçon de planche[1]. Il se spécialise dans la musique instrumentale et publie Bourgeois, Campra, Clérambault, Charpentier, Dandrieu, Robert de Visée,etc. Avec son contemporain Henry de Baussen (spécialisé dans la musique vocale), il collabore de manière remarquable aux pages de titres, notamment de l’Alcine de Campra, publiée par Baussen en 1705[2],[4]. Il a notamment été le copiste de sonates de Domenico Scarlatti, ainsi que de pièces d'autres compositeurs de musique classique, dont Haendel; le manuscrit étant conservé à la Bibliothèque de l'Arsenal à Paris[5].
Page de titre du Quatrième Livre de sonates de Francois Duval, gravée par Claude Roussel (1708).
À son décès, avant le , sa veuve revend son fonds à sa fille Louise Roussel, graveuse et épouse de Jean-Marie Leclair, musicien du Roi[1].
Sa succession est donc assurée, en tant que copiste et éditrice, par sa fille Louise Roussel, qui à la suite de son mariage sera désignée sous son nom d'épouse Madame Leclair[6].
Anik Devriès, «Roussel, Claude», dans Marcelle Benoit (dir.), Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Fayard, , xvi-811 (ISBN978-2213028248, OCLC409538325, BNF36660742), p.622.
(es) Águeda Pedrero-Encabo, «En torno a la difusión temprana de sonatas de Domenico Scarlatti», Revista de Musicología, vol.42, no2, , p.571–614 (ISSN0210-1459, DOI10.2307/26869428, JSTOR26869428).