Clovis Constant

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Élection21 octobre 1945
CirconscriptionLoire-Inférieure
LégislatureIre Constituante
Groupe politiqueSOC
Clovis Constant
Fonctions
Député français

(7 mois et 4 jours)
Élection 21 octobre 1945
Circonscription Loire-Inférieure
Législature Ire Constituante
Groupe politique SOC
Maire de Nantes

(1 an)
Prédécesseur Henry Orrion
Successeur Jean Philippot
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Juire-Champgillon
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Nantes
Nationalité Française
Parti politique SFIO
Profession Postier

Image illustrative de l’article Clovis Constant
Maire de Nantes

Clovis Constant, né le à Saint-Juire-Champgillon (Vendée) et mort le à Nantes, est un homme politique français, maire socialiste de Nantes de 1944 à 1945, député de Loire-Inférieure à l’Assemblée nationale constituante de 1945.

Postier et syndicaliste

Après avoir été reçu au concours du surnumérariat, il entre aux Postes et télégraphes avec le grade de commis des PTT. Nommé au central télégraphique du Havre (Seine-Maritime), il s'implique aussitôt dans les mouvements de grève qui secouent les PTT en 1909. Le Havre est un des lieux où la grève est la plus forte. Mais elle n'est pas autorisée aux fonctionnaires : à la fin du conflit, en mai 1909, Clovis Constant est l'un des 800 postiers révoqués par le gouvernement Clemenceau. Réintégré en 1910, il reste un militant syndical des PTT, membre de la fédération postale de la CGT. Il est mobilisé durant la Première Guerre mondiale.

Membre de la SFIO et résistant

À son retour à la vie civile, il est nommé à Nantes et adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO)[1]. Il s'implique aussi dans le mouvement mutualiste, devenant président de l'Union des sociétés mutualistes des PTT de Loire-Inférieure. Sur le plan professionnel, il atteint le niveau de chef de section[2].

À la déclaration de guerre il est secrétaire de la section nantaise de la SFIO[3]. Sous l'Occupation allemande, il participe à la Résistance. Du fait de la disparition de responsables plus importants, soit fusillés (Alexandre Fourny, Albert Vinçon…), soit neutralisés (Auguste Pageot...), il est, en 1943-44, de fait responsable de la fédération de Loire-Inférieure en tant que correspondant de Tanguy Prigent du Conseil national de la Résistance (CNR). Son bras droit est Georges Briand, secrétaire de la fédération de Loire-Inférieure. Dans la Résistance, il appartient au mouvement Libération-Nord (pseudonyme : « Antoine »[4]), dont il devient vice-président. Il passe dans la clandestinité en [5]et à cette occasion se met en relation avec Gilbert Burlot, membre du réseau Eleuthère. Ce dernier lui donne des informations relatives aux rafles prévues par les allemands permettant de prendre les mesures préventives afin d'empêcher des arrestations.

Après la constitution du Comité départemental de Libération en , les premiers membres ayant subi la répression allemande, il y entre comme représentant de la SFIO et en devient vice-président[6] en , aux côtés d'Auguste Péneau (CGT) et de René Bernier.

Après la libération de Nantes (), le pouvoir légal est assumé par le CDL, puis par le Commissaire de la République de la région d'Angers, Michel Debré (Alain Savary à partir du ). Le , un nouveau préfet de Nantes est nommé, Alexandre Vincent. Le , la municipalité Orrion est révoquée et une nouvelle Délégation municipale nommée avec Clovis Constant à sa tête.

Maire de Nantes (septembre 1944-mai 1945)

Le , le préfet installe la Délégation municipale provisoire. La commission comprend 24 membres dont 3 autres socialistes : Georges Briand, Alexandre Gosselin et Jean Lepage.

En , le congrès national de la SFIO prononce l'exclusion des 4 députés de 1936, qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain le , dont 3 Nantais : Auguste Pageot, maire de Nantes de 1935 à 1940, Maurice Thiéfaine, Eugène Le Roux et le Nazairien François Blancho. Seul ce dernier sera réintégré ultérieurement dans le parti[7].

Le mandat assez court de Clovis Constant est marqué par des événements symboliques : la réinstallation du buste d'Ange Guépin sur la place Delorme le (son buste de bronze ayant été fondu au début de l'Occupation)[8] ; la visite à Nantes du général de Gaulle les 14 et , au cours de laquelle Clovis Constant reçoit des mains de De Gaulle la Croix de l'Ordre de la Libération et la Croix de guerre 1939-1945 décernées à la ville de Nantes[9].

Lors du premier tour des élections municipales en , la liste de la SFIO devance la liste radicale (André Morice), mais est derrière la liste communiste menée par Jean Philippot du Front national. Au second tour, ces trois listes fusionnent dans une liste d'Union patriotique républicaine et antifasciste[10] sous la direction de Jean Philippot. Clovis Constant devient simple conseiller municipal.

Carrière ultérieure

Le , premier de la liste présentée par la SFIO (19 % des voix, derrière la liste de droite), Clovis Constant est élu député à la première Assemblée constituante avec Jean Guitton, de Saint-Nazaire. Clovis Constant est membre de la Commission des PTT (et des moyens de communication).

Mais, aux élections suivantes le , il n'est que second derrière Jean Guitton, seul élu socialiste, la liste n'obtenant que 15 % des voix.

Il est de nouveau sur la liste SFIO pour les élections législatives de , mais en quatrième position.

En 1958, il se présente aux élections législatives comme suppléant d'André Routier-Preuvost, secrétaire de la fédération SFIO de la Loire-Atlantique, mais celui-ci échoue, comme c'était d'ailleurs prévisible.

Décès

Il meurt le à Nantes, et est inhumé deux jours plus tard dans le cimetière Miséricorde (AL-2-1). Il est alors domicilié avenue Costes-et-Le Brix[11].

Décorations

  • Chevalier de la Légion d'honneur
  • Médaillé de la Résistance avec rosette[12]
  • Médaille de la Liberté (États-Unis)

Hommages

Voir aussi

Notes et références

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