Clusia scandens

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Clusia scandens est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Clusiaceae. C'est une plante rare, endémique de Guyane.

Il s'agit de l'espèce type de la section Quapoya du genre Clusia telle que désignée par Aublet (mais remise en question par Planchon & Triana au profit de Clusia panapanari[2]).


En Guyane, on le connait de façon générique sous les noms de Bois roi, Zognon danbois (Créole), Pelepele (Wayãpi), Patakwik (Palikur), Apuf, Cebola-grande-do-mato (Portugais)[3].

Clusia scandens est une espèce déterminante ZNIEFF en Guyane (sous son ancien nom de Quapoya scandens Aubl.)[4].

Taxonomie

« 2. Rengifa scandens, Nob.
Quapoya scandens, Aubl., Guy., II, 898, tab. 313.
Xanthe scandens, Willd., Sp., IV, 877.
Clusia Quapoya, Choisy in DC. Prodr,, l, 559.
Clusia microcarpa, Sprengel.
Guyane française (Aublet-Sagot?).

Il est évident que le caractère générique du Quapoya, tel que Aublet l'a esquissé, s'applique principalement à son Quapoya scandens et presque pas à son Quapoya Pana-Panari. Nous avons exposé plus haut les raisons qui nous ont déterminés à prendre néanmoins ce dernier comme type du Quapoya. L'androcée du Quapoya scandens, bien que très inexactement décrit et figuré, s'accorde néanmoins de la façon la plus frappante avec celui du Rengifa peruviana, de manière à ne pas laisser de doute sur l'identité générique des deux plantes.

Nous aurions voulu pouvoir vérifier sur la nature les autres caractères assignés au Quapoya scandens. Mais, en l'absence de l'exemplaire type d'Aublet, nous n'avons pu, malgré notre vif désir, rencontrer, dans les herbiers de Paris et de Genève, aucune plante qui répondît exactement à ce type. La seule qui s'en rapproche et qui peut-être doive s'y rapporter, est une plante dont M. Sagot a bien voulu nous communiquer des fragments et dont nous traçons ici les caractères.

Folium speciminis incompleti unicum cuneato-obovatum, apice subrotundato in acumen brevissimum obtusum contractum, margine integro planum, coriaceum, nervo primario inferne utrinque prominulo, superne evanido, secundariis crebris, veniformibus, tenuibus, sinuosis, valde obliquis, quibus characteribus formas, crassitudinis et nervationis. plane cum icône Aubletiana Quapoyœ scandentis convenit. — Gymas paniculiformis fructiferse fragmentum inflorescentise stirpis supra dictée equidem respondens. Pedicelli brevissimi. Fructus(immaturi) grano Piperis nigri vix majores, bracteolis calyceque immutalis suffulti. Bractese calycinse 2, oppositse, parvse. Sepala 5, gestivatione quinconciali imbricata, externis 2 multo minoribus. Staminodia 5, distincta, linearia, complanata, sepalis opposita, sub apice leviter diiatato loculos antherae marginales effetos angustos gerenlia. Ovarium valde evolutum (v. si mavis, fructus immaturus) anguste ovoideum, suturis carpellorum extus in plicas aliformes angustas extensis, 5-loculare ? apice stigmatibus 5 distinctis disciformibus orbiculatis, parvis circa punctum apicalem prominulum in orbem positis coronatum. Ovula in loculo quovis 2, superposita, angulo interno affixa, adscendenlia, raphe angulum internum loculi spectante, arilîodio plicato-îobulato apicem seminis immaturi calyptrante, antice vix. ad seminis dimidiam longitudinem extenso. Substantia fructus immaturi mollis, ductilis, endoearpio non eonspicuo.

Les caractères des feuilles, du calice, des staminodes, ne laissent presque pas de doute sur l'identité de cette plante avec l'espèce d'Aublet. L'indécision à cet égard vient surtout de ce que Aublet attribue à son Quapoya scandens cinq rangs de semences, ce qui pourrait ne pas s'appliquer au fruit ici décrit, avec ses deux graines dans chaque loge. Mais ces deux graines, étant à des hauteurs inégales, il est bien possible qu'on ait pu, malgré leur petit nombre, les dire disposées en rang. Aublet, d'autre part, parle de stigmates larges et échancrés; l'expression conviendrait peu aux stigmates disciformes delà plante de M. Sagot; mais, en somme, nous croyons que toutes les probabilités sont en faveur de l'identité des deux types. »

 Planchon & Triana, 1860[2].

Description

Clusia scandens est un arbustive terrestre ou épiphyte. Dioïque, les pieds mâles et femelle sont séparés. Il ressemblerait beaucoup à Clusia sipapoana (Maguire) Pipoly, en différant notamment par ses pétioles et des sépales plus petits. Ses feuilles sont de forme obovales, avec de nombreux canaux bruns visibles sur les deux faces[5].

Répartition

Clusia scandens est endémique de Guyane. On le rencontre dans les bassins du Sinnamary, de la Comté, de l'Acarouany, et de la Mana (fleuve)[6].

Écologie

Clusia scandens est une espèce arbustive ou épiphyte que l'on rencontre sur les berges des forêts ripicoles anciennes[6].

Usage

En général, les Clusia, sont souvent utilisés par les quimboiseurs Créoles, pour des usages magiques pour dominer d'autres personnes.

Le genre Clusia contient des tanins en abondance et les feuilles sont riches en flavonoïdes[3]. Dans le genre Clusia, les fleurs produisent généralement des résines contenant des benzophénones prénylées et des xanthones[7].

Protologue

Notes et références

Voir aussi

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