Coatlicue
From Wikipedia, the free encyclopedia
Coatlicue est la déesse de la fertilité, de la terre dans la mythologie aztèque. Elle est aussi connue sous le nom Teteoinan (ou Teteo Inan), « mère des dieux », ayant donné naissance à la lune, aux étoiles et au dieu du soleil et de la guerre. Elle recevait aussi les noms de Toci (« notre grand-mère »), Tonantzin, et Cihuacóatl (« la dame aux serpents »), déesse des femmes mortes en couches[1].
En nahuatl, son nom signifie « Celle qui porte une jupe de serpents »[2]. Ses épithètes sont « Déesse-Mère de la Terre qui a donné naissance à tous les astres », « Déesse du feu et de la fertilité », « Déesse de la vie, de la mort et de la renaissance » et « Mère des étoiles du sud ».
Ses représentations sont rares[3]. La plus connue est une énorme sculpture monolithique de Coatlicue découverte par l'astronome Antonio de León y Gama en 1790 lors de travaux de restauration de la cathédrale de Mexico, près de l'endroit où fut extraite la pierre du Soleil. Après sa découverte, comme on lui faisait des offrandes, la statue fut à nouveau enterrée. On la déterra en 1823 pour en faire un moulage destiné à être exposé en Grande-Bretagne, puis on l'enterra à nouveau[4]. William Bullock, l'Anglais qui avait pris l'initiative d'en faire un moulage, commente :
- « Et on me raconta plus tard que quelques indigènes s'introduisirent le soir en cachette pour déposer des couronnes de fleurs sur cette statue - une preuve que, en dépit des plus grands soins déployés par le clergé espagnol pendant 300 ans, il demeurait toujours un reste de croyance païenne parmi les descendants des autochtones. »[5]
Deux autres statues du même type, mais en moins bon état, ont également été retrouvées à Mexico.
Elle est représentée comme une femme portant une jupe de serpents entortillés et un collier de cœurs humains, de mains et de crânes. Ses pieds et ses mains sont ornés de griffes (pour creuser les tombes) et ses seins pendent, flasques d'avoir beaucoup allaité. Si Coatlicue porte sur sa poitrine les mains, les cœurs et les têtes de ses enfants, c'est pour les y purifier[réf. nécessaire].