Combat de Clervaux
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| Date | 30 - |
|---|---|
| Lieu | Clervaux |
| Issue | Victoire républicaine |
| Capitaine Salès | Forius † |
| 120 hommes[1] | 400 à 500 hommes[2],[1] |
| 1 mort[1] 2 blessés[1] |
25 à 38 morts[1],[3] 38 prisonniers[4] |
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| Coordonnées | 50° 03′ 16″ nord, 6° 01′ 46″ est | |
|---|---|---|
Le combat de Clervaux ou combat de Clerf, se déroule pendant la guerre des Paysans.

Le , soit le même jour que le combat d'Arzfeld, un affrontement oppose les Français aux paysans insurgés dans la petite ville de Clervaux (Clerf en allemand). Une colonne mobile de 120[1] à 170[2] hommes, venue de Diekirch fait marche sur Clervaux. Elle est composée de fantassins commandés par le capitaine Salès et de cavaliers des brigades de gendarmerie d'Ettelbruck, Mersch, Vianden et Everlange[2]. Le village est alors occupé par les paysans insurgés, estimés au nombre de 3 000 hommes[2] par les Français, mais en réalité forts de seulement 400[1] à 500[2] hommes.
Après être passés par Wiltz le , les Français sont à Clervaux le 30. Ils tentent une première attaque, mais fatigués par une longue marche, ils sont d'abord repoussés par les insurgés retranchés dans les hauteurs, derrière les clôtures du parc du château. Cependant les Français détachent une partie de leurs troupes qui contourne le village et parvient à prendre le contrôle du château de Clervaux, d'où elle obtient des positions de tir favorables. Des escarmouches et des échanges de tirs se poursuivent pendant la nuit entre les Français, retranchés derrière les murailles du château et les maisons du village, et les paysans, dissimulés derrière les arbres et la palissade du parc. Les deux camps reçoivent également quelques renforts. Le lendemain, les Français lancent une nouvelle attaque et prennent d'assaut les palissades. Le chef des insurgés, Forius, originaire de Wiltz, est tué lors de ce combat. Le parc pris, les paysans prennent la fuite et tentent de se replier vers Esselborn. Mais alors qu'ils tentent de traverser la rivière, ils sont pris à revers par les hussards et les gendarmes à cheval. Les paysans sont dispersés, plusieurs sont capturés, d'autres s'échappent par petits groupes[2],[3].
Le lendemain, après avoir reçu en renfort 60 fantassins et 20 hussards, les Français prennent Hosingen, le quartier-général des rebelles, sans rencontrer de résistance. Environ 60 prisonniers qui étaient détenus dans le couvent sont délivrés. Il se trouvait parmi eux trois commissaires, plusieurs secrétaires, environ 30 gendarmes ainsi que des femmes et des enfants[2].