Comité liquidant ou détournant les ordinateurs
CLODO
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Le Comité liquidant ou détournant les ordinateurs[1],[2] ou Clodo, également appelé Comité pour la liquidation ou le détournement des ordinateurs[3] ou Comité de libération ou de détournement des ordinateurs[4] est une « organisation d'inspiration anarchiste » et anti-industrielle française[5] apparue le lors de la revendication d'un incendie criminel contre la société « Philips Data Systems » à Toulouse[2].
Idéologieanti-industriel
Objectifsdestruction de moyens informatiques
Statutinactif
Date de formation1980
| Comité liquidant ou détournant les ordinateurs (Clodo) | |
| Idéologie | anti-industriel |
|---|---|
| Objectifs | destruction de moyens informatiques |
| Statut | inactif |
| Fondation | |
| Date de formation | 1980 |
| Pays d'origine | |
| Actions | |
| Victimes (morts, blessés) | Aucune |
| Zone d'opération | France (Toulouse et Paris) |
| Période d'activité | - |
| modifier |
|
Néo-luddiste, le but du groupe est la destruction de moyens informatiques qu'il considère comme des instruments de répression et de contrôle[5],[6]. Dans un communiqué, le comité affirme : « lutter contre toutes les dominations est notre objectif »[7].
Ses membres sont restés anonymes[8].
Attentats revendiqués
- : incendies de l'entreprise CII-Honeywell-Bull et Philips à Toulouse[2]
- : incendie des archives de l'entreprise International Computers Limited à Toulouse (revendiqué)
- : bombe de 5 kg découverte à Louveciennes
- : incendie d'une société d'informatique à Toulouse[1]
- : incendie des bureaux de l'Union des assurances de Paris à Paris
- : plasticage contre un nouveau centre de traitement informatique de la préfecture de Haute-Garonne[2]
- : incendie des bureaux de l'entreprise américaine Sperry Univac[2]
Bibliographie et sources
- Paul Masson, Les conditions de fonctionnement, d'intervention et de coordination des services de police et de sécurité engagés dans la lutte contre le terrorisme, rapport de commission d'enquête sénatoriale, , page 23.
- Pierre Drouin, Un signal d'alarme, Le Monde, , [lire en ligne].
- Le CLODO parle..., Terminal 19/84, revue du Centre d'information et d'initiative sur l'informatisation, n° , pp. 3-5.
- (en) CLODO speaks, traduit par Maxine Holz et publié par Processed World, , [lire en ligne], [lire en ligne] ;
- (en) repris dans Chris Carlsson, Mark Leger, Bad Attitude : The Processed World Anthology, Verso, 1990, pp167-170.
- François Jarrige, Technocritiques : Du refus des machines à la contestation des technosciences, La Découverte, 2016, page 255.
- Celia Izoard, L'informatisation, entre mises à feu et résignation, dans Les Luddites en France : Résistances à l'industrialisation et à l'informatisation (collectif), L'Échappée, Paris, 2010, p. 253-286.
- David Noble, Le Progrès sans le peuple : Ce que les nouvelles technologies font au travail, trad. Celia Izoard, Agone, Marseille, 2016.
- Francis Bernard, La révolution n'est pas une cryptoparty, dans Revue Z, n°9, Technopoles radieuses, 2015-2016.
- Quand les allumettes servaient de touche « off » : La balade incendiaire du Clodo, CQFD, n°157, , [lire en ligne (page consultée le 17/01/2021)].
- (en) John Zerzan, Wolfi Landstreicher, collectif, The Committee on the Liquidation of Computers (CLODO), in Uncivilized : The Best of Green Anarchy, Green Anarchy Press, 2012, pp. 227-230.
- Pauline Croquet et Damien Leloup, « L'histoire oubliée du C.L.O.D.O, le Comité liquidant ou détournant les ordinateurs », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- [vidéo] Sylvqin, « CLODO : Le groupe qui a terrorisé l’informatique française », sur YouTube, .