Liste des comtes de Melgueil

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La liste des comtes de Melgueil commence à l'époque carolingienne. Elle est assez bien connue à partir de 828.

Le comté de Melgueil, dont le nom renvoie à l'actuelle commune française de Mauguio, est une entité territoriale du Moyen Âge, dont le territoire correspondait à la majeure partie de l'actuel département du Gard et à la partie Est du département de l'Hérault.

À l'origine comté de Maguelone, puis comté de Substantion, le comté de Melgueil est aux mains de comtes héréditaires dès la fin du IXe siècle. À la fin du Xe siècle, le comte Bernard II crée le fief vassal de la seigneurie de Montpellier, qui va devenir une puissance locale en raison du développement de cette ville. À la fin du XIe siècle, le comte de Melgueil devient vassal du pape. En 1211, le pape Innocent III confisque le comté à Raymond VI de Toulouse (Raymond IV de Melgueil) et l'attribue à l'évêque de Maguelone.

Histoire

Époque franque

À l'origine, l’évêché de Maguelone et le comté de Maguelone ont leur siège à Maguelone.

Après la ruine de Maguelone par Charles Martel en 737, afin que les Sarrazins ne s'en emparent pas[HL Tome I 1], les évêques et les comtes se réfugient à Substantion (localité de l'actuelle commune de Castelnau-le-Lez), au nord est de Montpellier.

Il faut préciser qu'entre les comtes carolingiens connus au VIIIe siècle, et les comtes que l'on voit réapparaître dans les sources à la toute fin du IXe siècle, et surtout au Xe siècle, aucune continuité réelle n'est prouvée à ce jour[1].

Époque féodale

Par la suite, les comtes s'installent à Melgueil (Mauguio), se nomment indifféremment comtes de Substantion ou comtes de Melgueil[réf. nécessaire].

Melgueil apparaît la titulature des comtes en 1067, signe que le centre de leur pouvoir s'est déplacé vers ce castrum[2].

Aux XIe et XIIe siècles, le comté de Melgueil est l'enjeu d'une lutte entre les trois principaux pouvoirs locaux : le comte, résidant dans le castrum de Melgueil, l'évêque de Maguelone et le lignage seigneurial des Guilhem, exerçant son pouvoir sur le territoire où se développe Montpellier, que leur a cédé le comte de Melgueil en 985[3].

Suzeraineté pontificale (1085)

En 1085, le comte Pierre Ier de Melgueil cède le comté et l'évêché au Saint-Siège ; en retour, le pape Grégoire VII lui rétrocède le comté en fief à charge d'un cens annuel d'une once d'or. Le pape Urbain II confirme cette donation par une bulle du .

Si les papes se sont peu occupé du comté après cette donation, ils l'oublient pas. Quand le pape Alexandre III doit quitter Rome, c'est dans le comté de Melgueil qu'il se réfugie d'abord et c'est à Montpellier qu'il tient son premier concile contre ses opposants.

Confiscation du comté par le pape (1211) et attribution à l'évêque de Maguelone (1215)

En 1211, le pape Innocent III confisque le comté de Melgueil échu à Raymond VI de Toulouse par donation de sa première épouse, mais qui n'a jamais payé le cens annuel dû au pape.

Le comté de Melgueil est alors attribué à l'évêque de Maguelone par le pape en avril 1215[4].

Après la signature du traité de Meaux (1229), Blanche de Castille puis Louis IX essayent de prendre possession du comté, mais le pape Grégoire IX s'y oppose fermement en rappelant qu'il est le suzerain du comté[5].

Liste des comtes

Comtes carolingiens de 750 à 820 environ (liste lacunaire)

Comtes carolingiens, notamment marquis de Septimanie (828-850)

Comtes carolingiens, marquis de Gothie (850-878)

Comtes héréditaires (vers 880-1190)

En 1211, le comté est confisqué au comte de Toulouse puis attribué à l'évêque de Maguelone.

Notes et références

Voir aussi

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