Conseil national du commerce
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Le Conseil national du commerce (CNC) est un pendant du Conseil national de l'industrie (CNI), et à ne pas confondre avec le conseil du commerce de France (ou CdC), qui est, lui, un organisme de lobbying), ni avec un autre « Conseil national du commerce » qui a existé au XXème siècle[8], lié à la Fédération générale du patronat français (Confédération) rebaptisée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, après l'intermède de l'organisation professionnelle obligatoire imposé par le gouvernement de Vichy, Conseil national du patronat français (C.N.P.F.)[9].
Sa création est l'axe 1 du « Plan commerce » annoncé par la Ministre chargée du Commerce (Olivia Grégoire, le , en complément d’« Action Cœur de Ville 2 ». Il doit travailler sur les nouveaux enjeux du commerce au quotidien pour les commerçants, et en particulier sur « la décarbonation, la simplification administrative et l'adaptation des compétences, anticiper et préparer l'avenir du commerce (commerce serviciel, l'innovation comme la maîtrise de l'intelligence artificielle, ou encore les synergies que le commerce peut générer avec l'industrie) »[10]. C'est une instance « d'échanges entre commerçants, PDG, associations d'élus et ministres pour relever les défis du commerce d'aujourd'hui et de demain »[10]. Pour les responsables d'organisations professionnelles, ce Conseil se veut être un « lieu d'échanges directs et opérationnels avec les ministres, les administrations centrales, les partenaires de l'État (chambres consulaires, Banque des Territoires, BPI France), les associations d'élus locaux »[11].
Il réunit une centaine de personnes et se décline en 15 groupes de travail devant proposer des actions [11].
Le , Olivia Grégoire (ministre chargée du Commerce) a annoncé un Plan commerce en 3 axes[10] :
- ) créer un Conseil national du commerce pour « relever les défis du commerce de demain », créé le ;
- ) produire un plan de reconquête du commerce rural (lancé le , « pour réimplanter du commerce dans les villages qui n’en ont plus ou presque plus ») ;
- ) produire un plan de transformation des zones commerciales, qui pourrait être lancé en , pour réinventer ces espaces et les adapter aux enjeux de soutenabilité, dans le contexte du zéro artificialisation nette, de l'adaptation au réchauffement climatique notamment, et de la mixité des services, usages et fonctions.
Le CdC est une entité encore jeune (crée en ), par la ministre du commerce (ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme), Olivia Grégoire[10].
Groupes de travail
Selon le ministère de l'économie (2023)[12] : les 15 groupes de travail s'organisent thématiquement comme suit :
1) Transition environnementale
- GT décarbonation (efficacité énergétique, décret tertiaire, implantation de panneaux photovoltaïques, financement des investissements relatifs à la décarbonation) ;
- GT Consommation durable & traçabilité des produits ;
- GT Gestion des déchets.
2) Simplification & compétitivité
- GT simplification de la vie des entreprises et des commerçants (création et exploitation de l’activité & des locaux commerciaux, cession et transmission des entreprises…) ;
- GT Baux commerciaux ;
- GT Facilitation du commerce physique dans un monde omnicanal.
3) Innovation & transformation numérique
- GT Accélérer la mobilisation des outils pertinents à la transformation numérique des entreprises (systèmes informatiques, outils data, intelligence artificielle…) ;
- GT Politiques d’accompagnement des TPE/PME dans la transition numérique ;
- GT Maîtrise et protection des données, DSA/DMA ;
- GT Commerce du futur, développement du commerce « as a service » et synergies commerce – industrie ;
- GT Visibilité, image et promotion du commerce.
4) Commerces & territoires
- GT ZFE ;
- GT Transformation du commerce physique et la gestion du foncier commercial (évolutions internes des magasins, urbanisme, urbanisme commercial, transformation des zones commerciales) ;
- GT Transports et logistique urbaine ;
- GT Politiques locales du commerce.
5) Ressources humaines
- GT Adaptation des compétences aux besoins du commerce d’aujourd’hui et de demain (orienter le CPF, mutation des emplois dans un contexte d’automatisation et de spécialisation des compétences, validation des acquis de l’expérience professionnelle…).