Planification écologique
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De manière générale, par exemple selon Klosterman et Pettit[1], la planification écologique est un processus multidisciplinaire qui vise à intégrer la préservation et la restauration des écosystèmes naturels dans les décisions de développement humain. Elle cherche à identifier et à minimiser les impacts négatifs sur l'environnement en prenant en compte les interactions complexes entre les éléments naturels et les activités humaines. La planification écologique favorise l'utilisation durable des ressources naturelles, la protection de la biodiversité et la création d'espaces durables pour les générations actuelles et futures.
En France, l'expression désigne aussi depuis 2023 le plan France Nation verte, qui vise la réussite de la transition écologique du pays, impliquant notamment de ralentir et stopper l'effondrement de la biodiversité, et une baisse de 55 % de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) avant 2030.
Auteurs ayant participé à la recherche sur la planification écologique
Dans Design with Nature[2], Ian McHarg propose une approche novatrice de la planification qui met l'accent sur l'intégration des facteurs naturels et écologiques dans le processus de conception et d'aménagement du territoire. Il suggère que les décisions en matière d'aménagement devraient être guidées par une compréhension approfondie des processus naturels, des caractéristiques du terrain et de la dynamique des écosystèmes.
- Ian McHarg (architecte, urbaniste et écologiste) : son livre Design with Nature (1969) est devenu une référence dans le développement de la planification écologique. McHarg a proposé une approche systématique de la planification urbaine en intégrant les considérations écologiques dans tout le processus.
- Richard T.T. Forman (ou Richard Forman), écologue du paysage et urbaniste : il a développé des concepts liés à la planification écologique dans ses travaux. Son livre Land Mosaics: The Ecology of Landscapes and Regions (1995) dérit comment les écosystèmes interagissent avec les activités humaines.
- Frederick R. Steiner (urbaniste et architecte) : il a écrit sur la planification écologique dans des ouvrages tels que The Living Landscape: An Ecological Approach to Landscape Planning (2008). Il explore comment intégrer la protection de la nature dans le développement, via la planification.
- David Walters : il est l'auteur de Designing Community: Charrettes, Masterplans and Form-Based Codes (2007), où il examine comment la planification peut promouvoir des communautés durables vivant en harmonie avec l'environnement.
- Marcia J. Bates : elle a produit des articles académiques sur la planification écologique et les systèmes d'information géographique (SIG), explorant comment les SIG peuvent aider à prendre des décisions éclairées en matière de planification environnementale.
- Sander Meijerink : spécialiste de la planification et de la gestion de l'eau, il a abordé la planification écologique dans le contexte de la gestion des ressources hydriques et de la protection des zones humides.
- Otto Neurath (philosophe autrichien) est aussi l'un des pionniers de ce concept[3].
À échelle mondiale
Une planification écologique mondiale implique une coopération internationale forte, sous l'égide de l'ONU, avec des accords contraignants entre pays. Depuis le sommet de la Terre (Rio, 1992), le PNUE, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et d'autres institutions internationales y travaillent, mais la planification écologique mondiale est un défi complexe, qui exige l'engagement et la coordination de pays du monde entier.
Les différents programmes mondiaux
- L'accord de Paris sur le climat, adopté en 2015 lors de la conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques, est un accord mondial visant à lutter contre le changement climatique. Il vise à maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, avec des efforts pour limiter la hausse à 1,5 degré Celsius. Les pays signataires se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à renforcer leur résilience face aux impacts du changement climatique.
- Les objectifs de développement durable (ODD) sont un ensemble de 17 objectifs adoptés par l'Organisation des Nations unies en 2015 dans le cadre de l'Agenda 2030 pour le développement durable. Ces objectifs visent à résoudre des problèmes mondiaux tels que la pauvreté, la faim, la santé, l'éducation, l'égalité des sexes, l'eau propre, l'énergie propre, le travail décent, la croissance économique, la réduction des inégalités et la protection de l'environnement.
- Le protocole de Montréal, signé en 1987, est un accord international visant à protéger la couche d'ozone en éliminant progressivement la production et la consommation de substances appauvrissant la couche d'ozone, notamment les chlorofluorocarbures (CFC).
- Les objectifs d'Aichi pour la biodiversité, adoptés en 2010 lors de la Conférence des Parties à la Conférence de Nagoya sur la biodiversité, sont un plan mondial visant à enrayer la perte de biodiversité et à promouvoir une gestion durable des écosystèmes jusqu'en 2020.
- Le programme des Nations Unies pour l'environnement est l'organe des Nations unies chargé de promouvoir la protection de l'environnement à l'échelle mondiale. Il travaille sur diverses questions environnementales, notamment la gestion des déchets, la pollution, la conservation de la biodiversité et le changement climatique.
- Le protocole de Nagoya, adopté en 2010, fait partie de la Convention sur la diversité biologique. Il promeut la conservation et l'utilisation soutenable de la biodiversité et des ressources génétiques.
- Les objectifs de développement durable liés à l'eau comprennent également des objectifs spécifiques liés à l'eau, l'objectif no 6 notamment, visant à garantir l'accès à l'eau potable, à l'assainissement et à une gestion durable des ressources en eau.
