Constant De Surgeloose
peintre belge
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Constant De Surgeloose, né à Gand, le et mort dans la même ville le , est un peintre belge connu pour ses portraits, ses scènes religieuses et ses scènes de genre.
Biographie
Famille
Constant (Philippe Constant) De Surgeloose, né rue Longue de la Monnaie à Gand le , est le fils d'Antoine De Surgeloose, boulanger, et de Marie Judoca De Smet. Il épouse à Gand le Bernardine Uyttendaele, née à Lochristi le et morte à Gand le [1].
Formation
Étudiant à l'Académie royale des beaux-arts de Gand, Constant De Surgeloose se forme auprès de Pierre Van Hanselaere et obtient, en 1838, le premier prix de dessin d'après le modèle vivant au concours de l'Académie[2].
Carrière

En 1838, pour la première fois, Constant De Surgeloose expose au Salon de Gand. Il y envoie deux portraits et La Prière pendant l'orage[2].
Il participe, de 1838 à 1847 à sept salons triennaux belges à Gand et à Anvers, et au salon de Cambrai en , où il expose un tableau de genre intitulé Le Sommeil. Il est aussi présent à l'Exposition des maîtres vivants de 1844 à Amsterdam, où il envoie Le Petit-déjeuner de l'après-midi[3].
Après 1850, il n'expose plus aux salons officiels, mais, il réalise, en 1866, le Chemin de croix de l'église paroissiale de Schellebelle et, en 1869, le Chemin de croix de l'église Saint-Denis à Wannegem-Lede[4].
Constant De Surgeloose meurt, à l'âge de 65 ans, quai des Violettes à Gand le [1].
Œuvre
Caractéristiques
Son champ pictural couvre essentiellement les portraits, les scènes religieuses et les scènes de genre[3].
Au Salon de Gand de 1844, où Constant De Surgeloose expose notamment Un calvaire, la critique du quotidien Le Messager de Gand est sévère : « Le Calvaire de M. Constant De Surgeloose est une œuvre que cet artiste n'aurait jamais dû entreprendre. Tant de peintres fameux ont traité ce sujet qu'il faut aujourd'hui posséder des qualités éminentes pour oser l'aborder. La couleur ne manque certes pas dans cette composition, mais le tout est de savoir l'appliquer. Les plaies du Christ sont atrocement saignantes […], la Vierge grimace comme une vieille sorcière, Saint-Jean, le disciple bien aimé du divin maître, est livré à une douleur tragico-burlesque. La Madeleine n'est qu'une méchante caricature de celle de Rubens. […] M. De Surgeloose a porté la laideur à un haut degré de perfection[5] »
Salons triennaux belges
- Salon de Gand (XVIIe) de 1838 : deux portraits et La Prière pendant l'orage[2].
- Salon d'Anvers de 1840 : La Méridienne[6].
- Salon de Gand (XVIIIe) de 1841 : Un magister de village[7].
- Salon d'Anvers de 1843 : Le Souvenir[8].
- Salon de Gand (XIXe) de 1844 : Un calvaire, Tableau de genre et Portrait[9].
- Salon d'Anvers de 1846 : Les Deux Van Oort[10].
- Salon de Gand (XXe) de 1847 : Les Deux Van Oort et La Bonne vieille[11].
Collections muséales
- Musée des Beaux-Arts de Gand : Portrait de madame Claus (1840), huile sur panneau, format 28 × 22,6 cm, inventaire no 1936-L, achat de Louise Schoonleven, Gand, 1936[12].
- Musée d'Ypres : Étude de vieillard (1837), détruit durant la Première Guerre mondiale.