Lorsque Constantin s’empare du catholicossat après la mort de Paul II Gaṙnec‘i (1418-1430)[1], la situation de la Cilicie contrôlée par les Mamelouks d’Égypte depuis 1375 mais en fait livrée à l’anarchie et au pillage des émirsmusulmans locaux est désastreuse. Le Catholicos doit de plus faire face à la compétition d’un prétendant nommé Hovsep (« Joseph ») qui ne réussit pas à s’imposer.
C’est dans ces circonstances que Constantin VI reçoit des émissaires du pape Eugène IV qui ont voyagé via la Pologne et la Crimée avant d’arriver à Sis. Ils sont porteurs d’une invitation à participer aux conciles d’union qui allaient se réunir en Italie[2].
Le Catholicos n’est bien entendu pas en mesure de faire un tel déplacement, aussi fait-il établir le mercredi par Mkrtitch Naghash, l’évêque d’Amid, une lettre exposant l’historique des positions arméniennes. Il demande en outre à un membre de l'Église syriaque orthodoxe, Benjamin, évêque d’Alep, accompagné de trois vardapets arméniens (Serge, Marc et Thomas), de répondre à l’invitation du Pape (1438).
↑ En fait « il usurpe le siège ». (en) Jacob.G Ghazarian, The Armenian Kingdom in Cilicia during the Crusades, Curzon Press, 2000 (ISBN0700714189), p.195.
↑ (en) Dickran Kouymjian, «Armenia from 1374 to 1604», dans Richard G. Hovannisian (dir.), Armenian people from ancient to modern time, vol.VII, 2004, p.36.