Il est facile de voir que le nombre de suites ω de n nombres différents pris dans
et vérifiant
est (n-1)!. Donc la longueur, que nous noterons
du cycle contenant 1 dans la décomposition en cycles disjoints de
vérifie
![{\displaystyle \forall k\in [\![1,n]\!],\qquad \mathbb {P} \left(nY_{1}^{(n)}=k\right)={\frac {1}{n}}.}](https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/cff21f5342ebaa6d884db00508fec39dcc19383e)
Or, si on pose

on constate que
et
ont la même loi. Par ailleurs

Comme la suite
converge presque sûrement vers
on en déduit que la suite
converge en loi vers 
Examinons maintenant la longueur, que nous noterons
du cycle contenant
dans la décomposition en cycles disjoints de
On voit facilement que la loi conditionnelle de
sachant que
est la loi uniforme sur
en effet, sachant que la suite ω commence par une suite de k-1 nombres bien précis, suivis du nombre 1, les n-k! manières de terminer la suite ω sont équiprobables, et la position du plus petit nombre restant,
est donc uniformément répartie sur les n-k positions de cette suite, pour la même raison que précédemment : ainsi la loi conditionnelle de
sachant tout sur les k premiers termes de la suite, est la loi uniforme sur
et ne dépend donc pas vraiment des k-1 premiers termes de cette suite, mais uniquement du fait que le nombre 1 apparaît à la k-ème position. La loi uniforme sur
est donc aussi la loi conditionnelle de
sachant que 
Posons

Alors les couples
et
ont même loi, mais le second couple converge presque sûrement vers
En effet :

Donc le couple
converge en loi vers
De manière un peu fastidieuse, mais sans grande difficulté, on obtiendra ainsi, pour tout k, la convergence en loi de
vers
; une méthode plus élégante, consistant à étudier la convergence des restes, est esquissée plus bas. Cela entraîne la convergence en loi de la suite
vers la suite
Sur le simplexe, l'opération consistant à ordonner une suite de manière décroissante est une opération continue pour la topologie de la convergence terme à terme (qui est métrisable). Ainsi les suites obtenues en réordonnant de manière décroissante les suites
à savoir les suites
convergent en loi également, vers la réordonnée décroissante de la suite Y, qui, par définition, est un processus de Poisson-Dirichlet de paramètre (0,1).
Nota : une suite ne peut pas toujours être réordonnée de manière décroissante (par exemple l'énumération de tous les rationnels ne peut pas être réordonnée ainsi), mais une suite appartenant au simplexe peut toujours être réordonnée de manière décroissante, car l'ensemble des termes de cette suite supérieurs à ε>0 est un ensemble fini, donc bien ordonné.
Etude des restes. Etant donné un début de suite quelconque de longueur n-k, la fin de la suite, de longueur k, est uniformément distribuée parmi les k! fins de suites possibles. Il est alors commode d'étudier les restes successifs :

L'uniformité des suites résiduelles, remarquée un peu plus haut, entraîne que la loi conditionnelle de
sachant que
est la loi uniforme sur
(la position du minimum de la suite résiduelle, de longueur k, étant uniformément distribuée sur
il suit que le nombre de termes de la suite apparaissant après le minimum est uniformément distribué sur
Cela fait de la suite
une chaîne de Markov, partant de n, de noyau de transition très simple

Or on peut engendrer une telle chaîne de Markov à l'aide d'une suite
de variables aléatoires indépendantes uniformes sur [0,1], via la relation de récurrence

Posons

On montre facilement que

donc la suite
converge presque sûrement, terme à terme, vers la suite
Par conséquent, la suite
converge en loi vers la suite r. La suite des longueurs des cycles, tels qu'ils apparaissent dans la correspondance de Foata,
est déduite de la suite des restes à l'aide de la relation

Ainsi la suite
converge en loi vers la suite
et par ailleurs
