Corsept

commune française du département de la Loire-Atlantique From Wikipedia, the free encyclopedia

Corsept [kɔʁsɛ] est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Faits en bref Administration, Pays ...
Corsept
Corsept
Église Saint-Martin.
Blason de Corsept
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Estuaire
Maire
Mandat
Hervé Gentes
2020-2026
Code postal 44560
Code commune 44046
Démographie
Gentilé Corseptins
Population
municipale
2 594 hab. (2023 en évolution de −2,74 % par rapport à 2017)
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 42″ nord, 2° 03′ 28″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 26 m
Superficie 23,62 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Saint-Nazaire
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Brevin-les-Pins
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Corsept
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Corsept
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Corsept
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Corsept
Liens
Site web http://www.corsept.fr/
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La commune fait partie du pays de Retz.

Corsept compte 2 707 habitants au recensement de 2014. Ses habitants s'appellent les Corseptins.

Géographie

Situation de la commune de Corsept dans le département de la Loire-Atlantique.

Corsept est située sur la rive sud de l'estuaire de la Loire, à 19 km au sud-est de Saint-Nazaire et 50 km à l'ouest de Nantes.

Les communes limitrophes sont Saint-Brevin-les-Pins, Saint-Père-en-Retz et Paimbœuf.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[3] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[4]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 745 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 0,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montoir-de-Bretagne à 9 km à vol d'oiseau[7], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 792,0 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,8 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Corsept est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Nazaire, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[12],[13].

La commune, bordée par l'estuaire de la Loire, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[14]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (25 %), zones agricoles hétérogènes (23,2 %), zones humides côtières (20,5 %), prairies (19,3 %), eaux maritimes (8,6 %), zones urbanisées (2,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Corsuito au XIIe siècle, Corseth en 1142, Corset en 1654[17].

Il s'agit peut-être d'un dérivé du vieux breton cors « roseau, marais » suivi du suffixe -etum [?][18], suffixe gallo-roman qui désigne un ensemble de végétaux appartenant à la même espèce (cf. suffixe français -aie : chênaie, etc.).

La forme ancienne Corseth évoque le breton moderne korzid « roselière ». L’avantage de cette hypothèse est de correspondre à la réalité du terrain, riche en marais et roseraies, cependant dans Corsuit, le radical est plutôt Corsu- et il existe dans la toponymie française plusieurs occurrences similaires : Corset à Naintré, Corset à Retournac, etc. Une autre explication ne peut donc pas être du tout écartée.

Corsept possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Corset selon l'écriture ABCD[19] ou Corsèt selon les écritures ELG et MOGA. Le nom gallo est prononcé comme en français [kɔr.sɛ][20],[21].

Un nom en breton est attesté à la fin du XXe siècle : Korzed[17].

Histoire

La seigneurie appartient en 1040 à Raoul de Corsept. Un oratoire est mentionné sur l'île Saint-Nicolas-des-Défunts (Saint-Nicolas-du-Corsept) en 1137. Ce lieu est tenu par les moines de l'abbaye de Tiron (fondée par saint Bernard de Ponthieu vers 1109) jusqu'au XVIIe siècle.

Le siège de la juridiction, après avoir été au logis de la Cour, à la sortie du bourg, se tient par la suite au Plessis-la-Guesne (ou Guesche), où se trouvaient jadis l'auditoire et la prison.

Les acquéreurs de ce domaine national sont à partir du début du XIXe siècle les familles Museau, Lucas, Ramet, Audureau (tous marchands de Paimbœuf).

Plus tard, le négociant Sallentin réunit le Plessis à ses vastes propriétés.

Le site de Corsept étant abandonné, Louis XVIII acquiert celui-ci pour y installer un lazaret qui finalement sera installé à Saint-Brevin-les-Pins.

Comme ses voisines de l'arrière pays nazairien, Corsept s'est trouvée prise à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans la Poche de Saint-Nazaire, ce qui lui valut une prolongation de l'Occupation allemande de 9 mois de plus que le reste de la région nantaise (d' au ).

Politique et administration

Charles Le Roux (1914-1895), maire de Corsept de 1853 à 1861.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 septembre 1945 Henri Moreau    
septembre 1945 octobre 1947 Maria Humblot[22]
Fille de Louis Boismain
  Architecte naval
octobre 1947 janvier 1963 Étienne Perraud   Forgeron
Décédé en fonction
mars 1963 mars 1971 Joseph Clavier père    
mars 1971 juin 1995 Joseph Clavier fils   Commerçant en grains et engrais
juin 1995 mars 2014 Marie-Thérèse Mahé DVG Enseignante puis directrice d'école,
maire honoraire
mars 2014 mai 2020 Patricia Benbelkacem DVG Adjointe de gestion
mai 2020[23] en cours Hervé Gentes SE Ancien cadre supérieur La Poste
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Population et société

Démographie

Selon le classement établi par l'Insee, Corsept est une commune multipolarisée. Elle fait partie de la zone d'emploi de Saint-Nazaire et du bassin de vie de Saint-Père-en-Retz. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine[11]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 6 % des habitants résidaient dans des zones « intermédiaires », 89 % dans des zones « peu denses » et 5 % dans des zones « très peu denses »[24].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[26].

En 2023, la commune comptait 2 594 habitants[Note 3], en évolution de −2,74 % par rapport à 2017 (Loire-Atlantique : +6,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0109148981 0141 0471 0221 0151 0411 076
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1331 1211 0881 0801 1081 1251 0821 0631 068
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0261 022990863836820826827826
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
8108079511 3511 6331 9652 4862 6382 710
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
2 6512 594-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,6 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 357 hommes pour 1 294 femmes, soit un taux de 51,19 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,58 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[29]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
0,5 
3,8 
75-89 ans
4,1 
15,5 
60-74 ans
17,0 
23,5 
45-59 ans
23,1 
17,8 
30-44 ans
20,3 
16,9 
15-29 ans
13,3 
22,1 
0-14 ans
21,7 
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Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2022 en pourcentage[30]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,8 
6,3 
75-89 ans
8,8 
15,1 
60-74 ans
16,5 
19,4 
45-59 ans
18,8 
20,2 
30-44 ans
19,4 
19,3 
15-29 ans
17,5 
19,1 
0-14 ans
17,3 
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Patrimoine et culture locale

Lieux et monuments

L'église Saint-Martin.
  • L'église Saint-Martin[31].
  • « Le Pasquiaud », en bordure de Loire dans l'estuaire, vis-à-vis de Donges, fut une des habitations du peintre paysagiste nantais Charles Le Roux (1814-1895). Son épouse Marie Euphémie Affilé reçut ce domaine en 1848, des mains de son grand-père négociant à Paimbœuf. Le couple y recevait les amis peintres : Théodore Rousseau, Gustave Doré, Louis Cabat, Jean-Baptiste Corot (les bouquets, redécouverts en 1984[32], peints sur les murs du salon lui sont attribués) etc. Charles Le Roux avait son atelier dans un moulin voisin : le moulin Perret. On peut voir au musée d'Orsay le tableau Prairie et marais de Corsept à l'embouchure de la Loire au mois d'Août présenté au Salon de 1859[33].

Héraldique

Blason Blasonnement :
Écartelé : aux premier et au quatrième, d'azur à sept cœurs d'or, ordonnés 3, 2, 1 et 1 dans le premier quartier et 1, 1, 2 et 3 dans le quatrième ; aux deuxième et au troisième, d'argent plain ; sur le tout, d'argent à la croix de sable[36].
Commentaires : Armes parlantes (les sept cœurs rappellent le nom de la ville : Corpus Septimum : « Septième Corps », désignant la septième paroisse des bords de la Loire créée par Saint Martin de Vertou).
Ancien blason

Auparavant, le blasonnement de Corsept était : D'azur aux sept cœurs d'or posés trois, deux, un et un. Armes parlantes (les sept cœurs rappellent le nom de la ville : Corpus Septimum : « Septième Corps », désignant la septième paroisse des bords de la Loire créée par Saint Martin de Vertou). Ce blason est une réduction de la bannière présentée à La Sicaudais (1946), qui portait : écartelé : aux premier et au quatrième, d'azur à sept cœurs d'argent ; aux deuxième et au troisième, de gueules ; l'écusson de Retz (d'or à la croix de sable) sur le tout. Blason conçu par Mme Humblot (délibération municipale du ), enregistré le .

Personnalités liées à la commune

  • Arnaud Chiron, curé de la paroisse (1735-1762). Très proche de la cause ouvrière, il quitte le clergé en 1762 à la suite de désaccords avec Pierre Mauclerc de La Musanchère, alors évêque de Nantes[37].
  • Charles Le Roux, artiste peintre paysagiste né et mort à Nantes (1814-1895), résida et travailla à Corsept au Pasquiaud où il reçut de nombreuses fois ses amis peintres de l'école de Barbizon. Camille Corot réalisa les personnages de son tableau Prairie et marais de Corsept au mois d’août à l’embouchure de la Loire en 1859. Cette huile sur toile est conservé au Musée d'Orsay à Paris[38].
  • Maria Humblot (1899-1988), née Boismain, seule architecte navale à son époque, élue au conseil municipal de Corsept lors des premières élections auxquelles les femmes ont eu le droit de vote en France, puis élue maire, une des 250 femmes dans ce cas en France, et la seule du pays de Retz. En 1972, « seule femme architecte navale au monde », elle est faite chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur[39].

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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