Coup d'État de 1972 au Dahomey

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Le coup d'État de 1972 au Dahomey est un coup d'État militaire organisé le par le major Mathieu Kérékou, qui prend le contrôle de la République du Dahomey[1] et met fin à un système de gouvernement établi à la suite de l'annulation de l'élection présidentielle de 1970, au cours de laquelle trois membres du Conseil présidentiel (en) (Hubert Maga, Justin Ahomadégbé-Tomêtin et Sourou-Migan Apithy) doivent alterner au pouvoir. Ahomadégbé-Tomêtin est le président en fonction au moment du coup d'État[2].

Le coup d'État est lancé par des soldats de la garnison de Ouidah et se produit lors d'une réunion du Conseil présidentiel entre Maga et Ahomadégbé-Tomêtin[note 1]. Selon les informations recueillies sur place, des soldats arrivent brusquement dans la salle du Cabinet du Palais présidentiel dans la capitale Porto-Novo et commencent à tirer des balles, mais personne n'est blessé[3]. Kérékou conduit la première compagnie armée de soldats à faire irruption dans la réunion, où il déclare la fin du Conseil présidentiel[4]'[5]. Kérékou annonce le coup d'État à la radio nationale (qui deviendra plus tard l'Office de radiodiffusion et télévision du Bénin) en déclarant que le "personnage à trois têtes est vraiment un monstre atteint d'une déficience congénitale... d'une inefficacité notoire et... d'une incompétence impardonnable"[5]. Tout comme le coup d'État de 1963 mené par Christophe Soglo, le coup d'État est perçu favorablement par une grande partie de la population du pays[6]. Kérékou s'autoproclame nouveau chef de l'État, nommant des officiers militaires aux différents postes ministériels.

Conséquences

Notes et références

Bibliographie

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