Culture de Mérimdé

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Autres noms Mérimdé Beni-Salame
Lieu éponyme Mérimdé
Répartition géographique Basse-Égypte
Période Néolithique
Culture de Mérimdé
Description de cette image, également commentée ci-après
Tête d'argile de Mérimdé, période prédynastique, IVe millénaire avant notre ère.
C'est l'une des premières représentations connues d'une tête humaine en Égypte.
Définition
Autres noms Mérimdé Beni-Salame
Lieu éponyme Mérimdé
Caractéristiques
Répartition géographique Basse-Égypte
Période Néolithique
Chronologie De 5 400 à 4 500 avant l'ère commune
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte du Delta avant 1858, avant les travaux du canal de Suez, montrant les passages possibles Est-Ouest dans cette région. Mérimdé se situe à hauteur de « Busiris », à gauche du bras du Nil le plus à l'Ouest.

La culture de Mérimdé (également Mérimdé Beni-Salame) (en arabe : مرمدة بني سلامة) est une culture néolithique de Basse-Égypte, entre 5400 et 4500 avant l'ère commune (AEC).

Elle correspond approximativement à la phase de la culture du Fayoum A et à la culture de Badari comme à celle de Der Tasa dans l’Égypte pré-dynastique[1].

Cette culture tire son nom du site archéologique de Mérimdé, situé au sud-ouest du delta du Nil. Toute cette culture est concentrée autour du site principal d'occupation de vingt-cinq hectares, dans le delta ouest du Nil, en Basse-Égypte, et à quarante-cinq kilomètres au nord-ouest du Caire. C'est le plus ancien site-témoin d’une réelle sédentarisation en Égypte entre 5 400 et 5 000 AEC[2].

Hache à main, Delta occidental, période néolithique de Buto-Mérimdé-Maadi, v. 4500–4000 AEC. Silex, L 10,8 cm. Met.

Cette fouille se situe dans un contexte d'habitat, pauvre, sur plus de vingt hectares. Il s'agit de petites maisons rondes ou ovales, semi-enterrées, aux parois enduites de limon et à pilier central.

Elles sont placées de part et d'autre de passages non rectilignes. On a cru pouvoir identifier des silos et des aires à grains. La céramique est rouge ou noire, aux formes et à l'aspect de surface simples, voire rude. L'outillage est en silex. Chasse et pêche fournissent une grande part de l'alimentation. On y pratique aussi l'élevage et la culture de céréales (reposant sur le blé et l'orge) sur terres inondables ou en dehors de ces zones, car les pluies le permettent encore[2]. La collecte des plantes sauvages n'est pas mentionnée par les découvreurs. On y a découvert un chien domestique (canis lupus), vieux de 4800 AEC[3].

Comme tout le nord de l'Égypte à cette époque, cette culture ne présente aucun signe de hiérarchie sociale. Bien que les sociétés agro-pastorales qui peuplaient alors le nord de l'Égypte au VIe millénaire, dont la culture de Mérimdé, rappellent celles qui vivaient alors dans le « Croissant fertile », la présence du bœuf domestique, comme certaines caractéristiques de l'outillage de pierre, montrent que ces populations partageaient des traits communs avec celles qui peuplaient alors le Sahara vert, en cours d'aridification à partir du Ve millénaire. Au cours de ces deux millénaires (VIe et Ve), les activités de prédation - cueillette, chasse et pêche - ont laissé plus de place aux activités de production, dont les céréales (blé, orge) pour l'alimentation domestique[1].

La fouille de 1982, dirigée par Josef Eiwanger, a mis au jour une nécropole néolithique, à fosses ovales, non loin de la zone des habitations. Les morts étaient couchés en position fœtale. On a pu constater la pauvreté des offrandes qui accompagnent les défunts. Aucune trace de cuivre n'a été découverte[4].

La tombe d'un homme, dans un niveau des plus récents, a livré une pointe de flèche et un boomerang taillé dans une côte d'un animal de grande taille. L'une des autres découvertes est particulièrement remarquable : une petite tête en terre cuite, haute de onze centimètres[5]. De petits trous pourraient avoir servi à implanter la barbe et les cheveux, qui pourraient être encore indiqués par une peinture ocre et rouge (rouge hématite). Un orifice situé à sa base pourrait avoir servi à la fixer sur un autre support. Cette tête date de la phase la plus récente des niveaux néolithiques, du VIe au Ve millénaire. Il s'agit, cependant, de l'une des plus anciennes représentations de la figure humaine de la vallée du Nil[6].

Notes et références

Bibliographie

Articles connexes

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