Cyclone Jenny
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| Apparition | ||||||||
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| Dissipation | ||||||||
| Catégorie maximale | Cyclone catégorie 4 | |||||||
| Pression minimale | 948 hPa | |||||||
| Vent maximal (soutenu sur 1 min) |
213 km/h | |||||||
| Dommages confirmés | 83 millions € (2 018) | |||||||
| Morts confirmés | 52 | |||||||
| Blessés confirmés | plus de 275 | |||||||
| Zones touchées | La Réunion, Maurice, Madagascar | |||||||
Trajectoire de Jenny.
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| 1961-1962 | ||||||||
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Le cyclone intense Jenny est le nom d'un cyclone tropical qui toucha les Mascareignes en . Il a causé d'importants dégâts et fait 52 morts. Il s'agit d'un des cyclones les plus mémorables de l'histoire moderne de La Réunion.
Jenny se forme au sud de Diego Garcia le . Le lendemain, le cyclone est observé pour la première fois au nord-est de Rodrigues, se déplaçant vers l'ouest-sud-ouest à une vitesse de 35 km/h[1]. Le , l'alerte est déclenchée à l'île Maurice à 4 heures du matin et son centre passe à environ 30 km au nord[1],[2]. Il est accompagné de vents soutenus sur 10 minutes de 130 km/h avec des rafales allant jusqu'à 235 km/h à Maurice[2],[3],[4].
Le système atteint la Réunion vers 12 h 40 le même jour et fait rage durant 2 heures[1]. Selon Météo-France, les vents soutenus sur une minute en mer ont atteint 213 km/h après avoir contourné l'ile[5]. Ce qui est fait l'équivalent d'un ouragan de catégorie 4 dans l'échelle de Saffir-Simpson[6]. Il s'est dirigé ensuite vers le sud puis le sud-est pour devenir post-tropical le .
Prévision et alerte
À une époque où les satellites météorologiques étaient à leur balbutiement, les services météorologiques ne pouvaient compter que sur les rapports de navires et de station terrestres très épars dans le bassin sud-ouest de l'océan Indien pour repérer le développement des systèmes tropicaux. Le développement et le déplacement rapide de Jenny étaient difficiles à prévoir, ce qui explique l'alerte cyclonique tardive qui mésestimait sa sévérité. La prévision des services météorologiques mentionnait des vents de 80 à 100 km/h avec des rafales dépassant 140 km/h[7].
À Maurice, le bulletin d'alerte est diffusé le 27 par les trois quotidiens mais à La Réunion, un seul bulletin météo est émis le jour même du passage de Jenny et seulement le Journal de l'île de La Réunion le diffuse dans sa rubrique météo en quatrième et dernière page[7]. A 10 h 30, un bulletin que diffuse la RTF annonce le passage de Jenny à La Réunion en milieu d’après-midi et les services de sécurité sont mis en alerte préparatoire. Toute activité devait être arrêtée mais ce n'est suivi que par un certain nombre d’entreprises et de services techniques, le reste de la population, mal informé, ne réagit pas[1].
Il est expliqué dans une étude que les services météorologiques de Maurice sont plus anciens et ont réussi à sensibiliser la population alors qu'à la Réunion, l'ancêtre de Météo-France, collaborant avec l'Observatoire de Madagascar, ne dispose à ce moment-là que de peu de moyens et de visibilité[7]. Le journal communiste « Témoignages », a aussi accusé le préfet Perreau-Pradier d'avoir hésité à lancer des mesures plus proactives de sécurité[1].