Cyrille Sagbo
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| Cyrille Sagbo | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ambassadeur du Bénin auprès du royaume de Norvège | |
| – ? | |
| Président | Mathieu Kérékou |
| Prédécesseur | Saturnin Koaovi Soglo |
| Ambassadeur du Bénin en France | |
| – (3 ans, 7 mois et 25 jours) |
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| Président | Mathieu Kérékou |
| Prédécesseur | Idrissou Souler Issifou[1] |
| Successeur | Richard Adjaho |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Cyrille Guy Roger Sagbo |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ouidah (Dahomey) |
| Date de décès | (à 83 ans) |
| Nationalité | Béninoise |
| Diplômé de | Université de Toulouse Institut des hautes études d'outre-mer |
| Profession | Diplomate |
| Distinctions | Officier de l'ordre du Mérite du Bénin |
| Religion | Catholicisme[2] |
| modifier |
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Cyrille Sagbo, né le à Ouidah, au Dahomey (actuel Bénin), et mort le , est un juriste, enseignant, haut fonctionnaire et diplomate béninois. Il est ambassadeur du Bénin en France de 1990 à 1994.
Naissance et études
Cyrille Guy Roger Sagbo naît le à Ouidah, au Dahomey[3]. Il effectue ses études supérieures en France, d'abord à Toulouse, où il obtient en 1961, à l'université de la ville, une licence en droit[4], puis à Paris, où il se spécialise en diplomatie à l'Institut des hautes études d'outre-mer, dont il sort diplômé en 1962[5]. Il poursuit plus tard un troisième cycle à l'Institut d'études internationales et des pays en voie de développement[n 1] de l'université des sciences sociales de Toulouse, où il soutient, en 1972, sa thèse de doctorat[3],[4], intitulée Le régime juridique du bassin du fleuve Niger[6].
Carrière administrative et diplomatique
À l'issue de ses études, Cyrille Sagbo retourne au Dahomey et entre dans la fonction publique. Il est recruté, le , comme secrétaire de 4e classe stagiaire et mis à la disposition du ministre des Affaires étrangères à Porto-Novo[7]. Il évolue rapidement au sein de l'administration et devient directeur adjoint des organisations internationales et de l'assistance technique le [8].
Le , de jeunes officiers de l'armée renversent le général Christophe Soglo, au pouvoir depuis le . Le lieutenant-colonel Alphonse Alley prend la direction du pays. Le , il met en place un comité constitutionnel, chargé d'élaborer l'ébauche d'une nouvelle Constitution. Cyrille Sagbo y est intégré en raison de ses compétences[9]. La nouvelle Constitution est approuvée par les urnes le de la même année par 846 521 voix contre 71 695[10].
Le , Cyrille Sagbo est promu directeur des affaires politiques et juridiques[n 2]. Détaché par le ministère des Affaires étrangères, il part au Nigeria de mars à en tant que chargé d'affaires à l'ambassade du Dahomey à Lagos[n 3],[3],[4]. À ce titre, il fait partie de la délégation dahoméenne à la 26e session de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU)[n 4],[11]. De retour au Dahomey après sa mission au Nigeria, il reprend la direction des affaires politiques et juridiques jusqu'au , date à laquelle il est remplacé par Joseph Hounton[12].
Cyrille Sagbo devient secrétaire général du ministère des Affaires étrangères le [13] et obtient le grade d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Dahomey le [14]. Il signe, le , au nom du Dahomey, un accord avec le Danemark prévoyant un prêt de 700 millions de francs CFA destiné notamment au traitement de l'eau à Cotonou et à un projet d'approvisionnement en eau à Parakou[15]. Il conclut également, le , une convention de financement du Fonds d'aide et de coopération d'un montant de 48,5 millions de francs CFA entre le Dahomey et la France, portant sur le développement de la culture du coton dans la province de l'Ouémé[16].
En 1975, il est détaché pendant un an au ministère de l'Intérieur et de la Sécurité[5],[17]. À partir de 1976, il entame une carrière d'enseignant à l'université nationale du Bénin et à l'École nationale d'administration et de magistrature. Dans l'exercice de ses fonctions, il participe, au sein d'une sous-commission, en , aux travaux de restructuration de l'Institut des sciences juridiques[18]. Il enseigne pendant quatorze ans, jusqu'en 1990, année durant laquelle il retrouve un rôle diplomatique[5].
À la fin des années 1980, le régime marxiste-léniniste du général Mathieu Kérékou, à la tête de l'État depuis le , est fragilisé par une grave crise économique, marquée par l'effondrement des finances publiques et de nombreuses manifestations. Dans l'incapacité de redresser la situation, Mathieu Kérékou accepte l'organisation d'une conférence nationale permettant une sortie de crise et la mise en place d'un nouveau cadre politique[19]. Réunie à Cotonou du 19 au , la Conférence des forces vives de la nation met fin au système de parti unique. Elle institue une commission, à laquelle Cyrille Sagbo est associé, qui se réunit en , chargée de rédiger une nouvelle Constitution[20]. L'avant-projet de Constitution est adopté par référendum le . La nouvelle Constitution du Bénin est promulguée le ; elle établit le pays comme un État démocratique, laïque, et instaure la séparation des pouvoirs ainsi que le multipartisme[21].
Entre-temps, le , Mathieu Kérékou nomme Cyrille Sagbo ambassadeur du Bénin en France[22]. Il présente ses lettres de créance le [23]. Succédant à Saturnin Koaovi Soglo[24], il est également accrédité en qualité d'ambassadeur du Bénin auprès du royaume de Norvège, avec résidence à Paris, le [25]. Il demeure ambassadeur du Bénin en France jusqu'au , remplacé par Richard Adjaho[26].
Retraite et décès
À la retraite, Cyrille Sagbo reste actif et attentif à la vie politique ; il participe à des missions internationales d'observation électorale organisées par l'Organisation internationale de la francophonie, notamment lors des élections présidentielles et législatives tenues au Niger en 1999[27]. En , il prend part à l'organisation de la quatrième Conférence internationale des démocraties nouvelles ou restaurées, organisée à Cotonou[5].
Il meurt le [28], à l'âge de 83 ans.
Publications
- Le régime juridique du bassin du fleuve Niger, , 322 p. (présentation en ligne).
- Introduction à la francophonie : recueil de textes, Cotonou, Éditions du Flamboyant, , 246 p. (ISBN 9782909130279, présentation en ligne).