Cédric de Pierrepont

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Décès (à 32 ans)
Près de Gorom-Gorom (Burkina Faso)
Mort au combat
OrigineFrançais
AllégeanceDrapeau de la France France
Cédric de Pierrepont
Naissance
Ploemeur (France)
Décès (à 32 ans)
Près de Gorom-Gorom (Burkina Faso)
Mort au combat
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Commando de Penfentenyo
Commando Hubert
Grade Premier-maître
Années de service 20042019
Conflits Seconde guerre civile irakienne
Guerre civile syrienne
Guerre du Mali
Guerre du Sahel
Faits d'armes Combat de Gorom-Gorom
Distinctions Croix de la Valeur militaire
Médaille de la Défense nationale
Médaille militaire
Chevalier de la Légion d'honneur

Cédric de Pierrepont, né le à Ploemeur (France) et mort au combat dans la nuit du au près de Gorom-Gorom (Burkina Faso), est un officier marinier français des commandos marine.

Origines familiales

Cédric de Pierrepont est né en 1986 à Ploemeur, dans le Morbihan[1]. Il est le cadet d’une fratrie de cinq enfants (trois frères et une sœur) et il est issu selon Arnaud Clement d’une famille subsistante de la noblesse française d’ancienne extraction et reçue aux honneurs de la Cour en 1782, originaire de Normandie[2].

Études et formation militaire

Il fait ses études au collège Notre-Dame-du-Pont, à Lanester (Morbihan), puis au lycée Saint Joseph - La Salle de Lorient[3]. Il intègre la Marine nationale en 2004. Il devient fusilier marin en 2005, après être sorti major de son cours de Brevet élémentaire à l'École des fusiliers marins de Lorient. En 2007, il passe la qualification commando.

Carrière militaire

Il est affecté au commando de Penfentenyo[4], où il est promu second maitre. En 2012, il réussit le cours de nageur de combat et intègre le commando Hubert qui dispose de groupes spécialisés dans le contre-terrorisme et la libération d’otages [5]. En 2018, il devient chef de groupe commando au sein de cette unité. Il est promu maître.

Au cours de ses 15 ans de service, il a servi en Méditerranée, au Levant (Irak et Syrie) et au Sahel[6].

Il est tué au combat lors de l'assaut de Gorom-Gorom au Burkina Faso dans la nuit du 9 au . Il bénéficie d'un hommage national à l'hôtel des Invalides à Paris, où Emmanuel Macron le nomme premier maître à titre posthume.

Mort au combat

Opération de libération d'otages

Dans la nuit du 9 au , des hommes du commando Hubert de la Marine nationale et du 1er RPIMa, sous le commandement du COS[7], mènent une opération de libération de deux otages français retenus prisonniers dans un campement mobile djihadiste de l'État islamique au grand Sahara près de Gorom-Gorom, dans le nord-est du Burkina Faso, à proximité de la frontière malienne[8]. Quatre terroristes sont abattus et deux seraient parvenus à prendre la fuite[9]. Ce sont finalement quatre otages (deux hommes de nationalité française et deux femmes de nationalité sud-coréenne et américaine)[10] qui seront libérés lors de cette opération « complexe » qui mobilisa « une vingtaine de soldats spécialisés dans la récupération d’otages, des drones et des hélicoptères français, ainsi que des moyens de renseignement américains »[11]. Deux officiers mariniers français du commando Hubert, les maîtres Cédric de Pierrepont (32 ans) et Alain Bertoncello (28 ans), perdent la vie au cours de l'assaut final qui donna lieu à des échanges de tirs « à très courte distance »[12],[13].

Hommage national et international

Le , plusieurs personnalités politiques et militaires ont rendu hommage au « sacrifice et au courage »[4] des maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, dont le président de la République Emmanuel Macron, qui « s’incline avec émotion devant le sacrifice de ces soldats »[14], le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, la ministre des Armées Florence Parly, le chef d'état-major de la Marine nationale Christophe Prazuck, et l'ancien président de la République François Hollande[15]. Au cours de la conférence de presse organisée après l’opération de libération des otages, le chef d'état-major des armées, le général Lecointre, « profondément ému », déclare : « Je salue la mémoire des maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. La France a perdu deux de ses fils et nous avons perdu deux de nos frères »[16].

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, un porte-parole du département d'État des États-Unis[17] puis le président Donald Trump, ont également salué le sacrifice des soldats français et la libération des otages[18].

Un hommage national, présidé par Emmanuel Macron, leur a été rendu le aux Invalides[19]. Au cours de la cérémonie, les deux commandos marine ont été faits chevaliers de la Légion d'honneur par le président de la République[20].

Décorations

À titre posthume (2019)

Pendant l'active[21]

Hommage

Vie privée

Notes et références

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