Daniel Grenon
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| Daniel Grenon | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| En fonction depuis le (3 ans, 9 mois et 27 jours) |
|
| Élection | 19 juin 2022 |
| Réélection | 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 1re de l'Yonne |
| Législature | XVIe et XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | RN (2022-2024) NI (depuis 2024) |
| Prédécesseur | Guillaume Larrivé |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Daniel Grenon |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Saint-Fargeau (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | RN (jusqu'en 2024)DLF (depuis 2026) |
| Profession | Commerçant (épicier) |
| modifier |
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Daniel Grenon, né le à Saint-Fargeau (Yonne), est un homme politique français.
D'abord membre du Rassemblement national (RN), il est élu député dans la 1re circonscription de l'Yonne lors des élections législatives de 2022. Réélu en 2024, mais accusé d'avoir tenu des propos racistes, il est exclu du RN et siège comme non-inscrit. En , il indique rejoindre Debout la France « par défaut ».
En , il comparaît en appel pour injure publique et provocation à la discrimination.
Parcours professionnel
Commençant son apprentissage à 14 ans, il est d'abord artisan[1], puis commerçant[2], à Toucy, en Puisaye, où il tient une épicerie fine de produits régionaux[3]. Il a pris sa retraite professionnelle en 2010[3].
Parcours politique
Lors des élections régionales de 2021 en Bourgogne-Franche-Comté, il figure sur la liste RN de Julien Odoul[2], mais n'est pas élu.
Lors des élections départementales de 2021 dans l'Yonne, il se présente sous l'étiquette RN dans le canton de Cœur de Puisaye, mais est battu au second tour[3].
Lors des élections législatives de 2022, il est élu député de la première circonscription de l'Yonne sous les couleurs du RN[4]. Il bat avec 51,1 % des voix la candidate de la Nupes Florence Loury, au second tour[5].
Il est réélu en 2024 avec l’étiquette Rassemblement national, mais siège en tant que non-inscrit[6] à la suite d'une sanction temporaire après des propos jugés racistes.
Il est définitivement exclu du RN le [7].
Exclu du RN, il dit, en , « partir par défaut » chez Nicolas Dupont-Aignan[8].
Affaire judiciaire
En , lors d’un débat organisé par la presse locale, il tient des propos jugés racistes. Interrogé sur les « dérapages du RN » par le quotidien local L'Yonne républicaine, il déclare : « Des dérapages, il y en a partout. Si on veut revenir sur les binationaux, toutes ces choses-là sont discutables. Mon grand-père était Arménien, il n’a jamais embêté qui que ce soit. Sur 30 ou 40 postes, on ne peut pas se permettre d’avoir des binationaux. Des Maghrébins sont arrivés au pouvoir en 2016, ces gens-là n’ont pas leur place dans les hauts lieux »[9],[10]. Le procureur de la République en a été saisi[11].
Le , le député passe devant le tribunal de Sens et assume ses propos[12]. Daniel Grenon se défend de tout racisme et affirme avoir été « piégé » par le journaliste, qui lui a soumis l’exemple des « Franco-Maghrébins » concernant les binationaux[13]. Le procureur requiert une amende de 1 500 euros[14]. Le , le tribunal le juge coupable de propos discriminatoires et le condamne à une amende de 3 000 euros et 1 500 euros de dommages et intérêts à chacune des trois parties civiles[15]. Il fait appel, le second procès s'ouvrant en . Le , le procureur formule les mêmes réquisitions.
En appel, Grenon est relaxé du chef de provocation à la discrimination, mais la condamnation pour propos racistes est confirmée, assortie d'une amende ramenée à 1 000 euros et d'un euro de dommages et intérêts aux parties civiles[16],[17].