Daniel Jositsch

personnalité politique suisse (PS/ZH) From Wikipedia, the free encyclopedia

Daniel Jositsch, né le à Zurich (originaire de Stäfa et Geroldswil, binational suisso-colombien), est un homme politique suisse, membre du Parti socialiste.

Législature50e, 51e et 52e
CommissionCIP, CPS, CPE, CAJ (président)
Législature48e et 49e
SuccesseurAngelo Barrile
Faits en bref Fonctions, Conseiller aux États ...
Daniel Jositsch
Illustration.
Portrait officiel, 2015.
Fonctions
Conseiller aux États
En fonction depuis le
Législature 50e, 51e et 52e
Commission CIP, CPS, CPE, CAJ (président)
Conseiller national
Législature 48e et 49e
Successeur Angelo Barrile
Député au Grand Conseil du canton de Zurich
Législature 2007-2011
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Zurich
Nationalité suisse et colombienne
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Université de Saint-Gall
Profession Avocat
Professeur d'université
Fermer

Il est député du canton de Zurich au Conseil national de 2007 à 2015 puis au Conseil des États à partir de 2015.

Biographie

Formation et carrière professionnelle

Originaire de Stäfa et de Geroldswil dans le canton de Zurich[1], Daniel Jositsch grandit à Zurich et dans la vallée de la Limmat (de). Au collège de Stadelhofen à Zurich, il obtient une maturité de type B en 1984. Entre 1985 et 1990, il étudie à l'Université de Saint-Gall et y obtient une licence en droit. Pendant ses études, il est membre de la fraternité AV Bodania.[réf. nécessaire]

De 1991 à 1995, il est directeur général de la Chambre de commerce suisse en Colombie. Après l'obtention d'un brevet d'avocat colombien en 1992, il travaille également comme avocat indépendant à Bogota. Dans le même temps, il obtient en 1993 un doctorat de l'Université de Saint-Gall.[réf. nécessaire]

De retour à Zurich, il devient assistant juridique au sein du courtier en assurance Kessler & Co. en 1995-1996, puis stagiaire au cabinet d'avocats Naegeli & Streichenberg en 1996-1998. En 1998, il obtient son brevet d'avocat zurichois et devient avocat dans le même cabinet jusqu'en 2000. De 2000 à 2004, il est un avocat indépendant, traitant exclusivement d'affaires en matière de droit pénal. Dans le même temps il travaille sur sa thèse d'habilitation.[réf. nécessaire]

En 2004, il obtient son habilitation à l'Université de Zurich. La même année, il y est nommé professeur agrégé de droit pénal, de procédure pénale et de criminologie. En 2012, il est promu par le Conseil de l'Université au poste de professeur titulaire[2],[3].

Le , Daniel Jositsch est élu président de la Société suisse des employés de commerce par l'assemblée des délégués[4].

En , il obtient la nationalité colombienne[5].

Vie privée

Daniel Jositsch a été marié pendant sept ans avec une ressortissante colombienne, rencontrée à Bogota[5], avec laquelle il a eu un fils. Il est d'origine juive[6] et a été pendant plusieurs années en couple avec la conseillère nationale Chantal Galladé[7],[8].

Il est lieutenant-colonel au sein de l'armée suisse[1].

Parcours politique

Daniel Jositsch est président du Parti socialiste dans le district de Meilen depuis 2005. En 2006, il est élu président de la section zurichoise du Nouveau mouvement européen suisse.

En , il entre au parlement du canton de Zurich, dont il démissionne en décembre[1], à la suite de son élection au Conseil national. Durant la même année, dans le cadre d'une collaboration avec Chantal Galladé, il publie un plan en douze points pour lutter contre la violence des jeunes et les problèmes scolaires à l'attention des médias. Lors de l'élection au gouvernement du canton de Zurich, le 29 novembre 2009, il est battu par Ernst Stocker qui remporte le premier tour de scrutin à la majorité absolue[9]. Aux élections fédérales du 23 octobre 2011, il est réélu au Conseil national.

Le , il est élu au premier tour pour représenter son canton au Conseil des États[10]. Il est réélu au premier tour en 2019[11] et 2023[12], obtenant lors de cette dernière réélection le meilleur résultat de Suisse[13].

En , il se déclare candidat à la succession de Simonetta Sommaruga au Conseil fédéral, s'opposant ainsi à la direction de son parti qui n'appelait que des candidatures féminines[14]. Il se porte à nouveau candidat au Conseil fédéral en , pour succéder à Alain Berset[15], mais n'est pas retenu sur le ticket officiel socialiste. Il obtient quand même 68 voix lors au troisième et dernier tour de scrutin de l'élection du , contre 134 voix au conseiller fédéral élu Beat Jans[16].

Positionnement politique

Il fait partie de l'aile droite de son parti[14]. Il est le fondateur en 2016 de l'aile réformatrice du parti socialiste, regroupant les modérés[17].

Il défend notamment une neutralité stricte. Il se montre plus réservé que son parti sur les questions sociales et plus libéral sur le plan économique[17].

Publications

  • Das Schweizerische Korruptionsstrafrecht: Art. 322ter bis Art. 322octies StGB, éd. Schulthess, Zurich, 2004 (ISBN 3-7255-4840-4).
  • Grundriss des schweizerischen Strafprozessrechts, éd. Dike, Zurich, 2009 (ISBN 978-3-03751-187-9).
  • Schweizerische Jugendstrafprozessordnung (JStPO): Kommentar, éd. Dike, Zurich, 2010 (ISBN 978-3-03-751287-6).

Notes et références

Liens externes

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