Daniel Treiber

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Formation

De 1965 à 1973, Daniel Treiber est élève à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, puis à l’Unité pédagogique d'architecture no 6.

De 1972 à 1975, il poursuit à l'École pratique des hautes études (Sixième Section) où il suit le séminaire de Roland Barthes. Il est diplômé Architecte DPLG à l'UP6 en .

Son travail de fin d’études, « Métro aérien, lieu et parcours », mené sous la direction conjointe de Roland Barthes et d'Antoine Grumbach, est publié en 1975 par l'Institut de l'environnement à Paris. Les photographies ont été exposées au Théâtre Récamier à Paris en mai-, dans le cycle des expositions « Regarder à côté pour bien voir »[1].

Architecture

En 1992-1993, Daniel Treiber est l’auteur des écoles d'ingénieurs et de commerce du Pas-de-Calais (École d'ingénieurs du Littoral Côte d'Opale à Longuenesse dans le Pas-de-Calais, ainsi que du restaurant des écoles ; en association pour la réalisation avec le cabinet ARA[2].

Enseignement

En 1985-1986, il a été président du conseil d'administration de l’École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille. Il a également enseigné à l'École des mines de Douai, l’École nationale supérieure d'architecture de Paris-Belleville, l’École nationale supérieure d'architecture de Nancy, comme assistant de Philippe Boudon[3].

Daniel Treiber a été nommé professeur en , en poste à Lille.

Il est président du conseil scientifique supérieur de l'enseignement de l'architecture au Ministère de la Culture, de 2005 à 2007[4].

Le no 10 de L'annuel, revue de l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille, présente un résumé des positions de Treiber sur son enseignement du projet[5].

Écriture et recherche

À partir de 1979, Daniel Treiber a mené diverses recherches dont “Architecture et paysage en Californie du Sud”, en équipe avec Jacqueline Osty, et “Les espaces tertiaires de l’avenir, l’exemple de la HongKongBank de Norman Foster” qui a été publié aux Éditions du Ministère de l’Equipement en 1992.

Il a publié “La brique et le projet architectural au XIXe siècle” , ouvrage cosigné avec Etienne Falk (1984), “Paul Chemetov”, cosigné avec Frédéric Pousin (1985) ou encore la monographie “Norman Foster” (1992). Son livre le plus connu est “Frank Lloyd Wright” (1986 ; réédition revue et complétée en 2008). Ces deux derniers ouvrages ont été traduits en plusieurs langues. Il donne également plusieurs articles sur l’architecture de Rudolf Michael Schindler dans les années 1980.

À partir de l’an 2000, il s’est davantage consacré à l’écriture et à l’enseignement. Membre fondateur du « Laboratoire Conception, Territoire, Histoire » (LACTH) à l’École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille, il a notamment publié divers essais dans la revue de recherche du LACTH, les « Cahiers thématiques », sur Carlo Scarpa (2001), Aldo Rossi (2003), Claude Nicolas Ledoux (2005 et 2015), Frank Lloyd Wright (2010 et 2011)[6].

Dès ses premiers travaux d’écriture en 1974,les thèmes architecturaux explorés sont les tensions entre objet, lieu et parcours, l’idée de projet et les “insistances” qui s’y manifestent, ainsi que les différents niveaux de sens et le palimpseste de connotations dont un objet architectural peut être porteur[7].

Les livres et les essais traitent des “pratiques du langage” à la manœuvre, selon Treiber, dans les projets d’architecture et de l’interface entre projets et textes écrits par les architectes. Il a fréquemment recours à des notions entre autres issues de la linguistique : métaphore, métonymie, paradigme, écriture, intertextualité ; ou de la psychanalyse : interprétation, imaginaire, investissement du sujet[8].

Principales publications

Notes et références

Annexes

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