Danielle Porte

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Danielle Porte
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Danielle Porte, née le et décédée le à Grenoble [1], est une latiniste et historienne française.

Elle est spécialiste de l’Antiquité romaine, en particulier de la religion romaine et des époques césarienne et augustéenne.

Formation et enseignements

Elle poursuit ses études à Grenoble jusqu’en 1968, année de l’agrégation, hormis les années de 6e et de 5e passées en Allemagne (à Coblence et à Spire). Le collège Fantin-Latour ne comportant pas de section A, elle commence seule l’apprentissage du grec afin d’obtenir la licence et les concours d’enseignement en section lettres classiques. Son mémoire sur Les Héroïdes d’Ovide : variations sur un thème ? obtient un prix d’université en 1967 (prix Chabert). Elle est élue à la Sorbonne en 1970.

Docteur ès lettres en 1980 (sa thèse porte sur L’Étiologie religieuse dans les Fastes d’Ovide, sous la direction d'Henri Le Bonniec), Danielle Porte accomplit toute sa carrière à Paris IV-Sorbonne, après un passage de deux ans dans l’enseignement secondaire, à Saint-Pourçain-sur-Sioule. Son enseignement se répartit entre les cours d’histoire des religions et les classes de concours (CAPES, agrégation) ainsi que les séminaires d’histoire de la religion romaine et les cours magistraux d’histoire et de civilisation romaines (périodes César/Auguste). Elle est nommée maître de conférences en 1985, élevée à la hors-classe en 1990, mais n’accède pas au professorat et prend sa retraite en .

L’opéra

Sa seconde spécialité est l’opéra. Depuis 1976, elle préside le Cercle Loisirs lyriques de Grenoble (voyages, cours, conférences) et, depuis 1980, assure une émission sur l’art lyrique, le samedi de 13 h à 16 h 20 sur Radio-Fontaine. Elle participe à une quinzaine d’émissions (opéra et civilisation romaine) sur France Culture, avec Pascale Lismonde, et donne pendant de nombreuses années de cours à l’Université Inter-Âges dans ces deux domaines.

Alésia

Depuis 1975, elle participe aux travaux de l'équipe constituée autour d'André Berthier, devenue en 1980 l’association ALESIA[2] concernant la localisation du siège de 52 dans le Jura et en devient secrétaire en 1995. En 2005, elle fonde l’association AAB-Cédaj (Alésia-André-Berthier, Centre d’études et de documentation sur l’Alésia jurassienne)[3].

En 2014, Danielle Porte dirige Alésia : la supercherie dévoilée, ouvrage collectif rédigé par une petite équipe de militaires, d'ingénieurs, d'hydrauliciens et de numismates. Elle conteste la localisation d'Alésia à Alise-Sainte-Reine, dont le site archéologique est reconnu par l'ensemble de la communauté scientifique. Préfacier du livre, le journaliste Franck Ferrand reprend cette théorie dans une chronique du Figaro titrée « Site d'Alésia : admettons la vérité[4] ! » et l'invite plusieurs fois dans son émission Au cœur de l’Histoire sur Europe 1. Ce point de vue est sévèrement critiqué par Jean-Louis Brunaux, Yann Le Bohec et Jean-Louis Voisin, trois enseignants-chercheurs en archéologie et en histoire[5].

Décorations

Danielle Porte est nommée chevalier des Arts et des Lettres en 1995. La croix lui est remise par André Berthier, correspondant de l’Institut et commandeur dans l’ordre, qui lui confie à cette occasion la protection et la poursuite de son hypothèse sur la localisation d’Alésia[6], legs qu’il lui confirmera avant sa disparition, en décembre 2000[7][réf. nécessaire].

Elle reçoit les Palmes académiques en 2003.

Roman

Danielle Porte est l'auteur d'un roman historique qui se situe à l'époque d'Auguste, La Patricienne[8], paru sous le pseudonyme de Flore-Hélène Vauldane[9].

Publications

Notes et références

Liens externes

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