David McGuinty

homme politique canadien From Wikipedia, the free encyclopedia

David Joseph McGuinty, né le à Ottawa en Ontario, est un avocat, professeur, homme d'affaires et homme politique canadien, membre du Parti libéral.

Premier ministreMark Carney
GouvernementCarney
PrédécesseurBill Blair
Élection28 juin 2004
Faits en bref Fonctions, Ministre de la Défense nationale (Canada) ...
David McGuinty
Illustration.
Fonctions
Ministre de la Défense nationale (Canada)
En fonction depuis le
(1 an, 1 mois et 25 jours)
Premier ministre Mark Carney
Gouvernement Carney
Prédécesseur Bill Blair
Député à la Chambre des communes
En fonction depuis le
(22 ans et 10 jours)
Élection 28 juin 2004
Réélection 23 janvier 2006
14 octobre 2008
2 mai 2011
19 octobre 2015
21 octobre 2019
20 septembre 2021
28 avril 2025
Circonscription Ottawa-Sud
Législature 38e, 39e, 40e, 41e, 42e, 43e, 44e et 45e
Groupe politique Libéral
Prédécesseur John Manley
Ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile

(1 mois et 29 jours)
Premier ministre Mark Carney
Gouvernement Carney
Prédécesseur Lui-même (Sécurité publique)
Harjit Sajjan (Protection civile)
Successeur Gary Anandasangaree (Sécurité publique)
Eleanor Olszewski (Protection civile)
Ministre de la Sécurité publique

(2 mois et 22 jours)
Premier ministre Justin Trudeau
Gouvernement Trudeau
Prédécesseur Dominic LeBlanc
Successeur Lui-même
Biographie
Titre complet L'Honorable
Nom de naissance David Joseph McGuinty
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Ottawa (Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti libéral du Canada
Père Dalton McGuinty (père)
Fratrie Dalton McGuinty (fils)
Diplômé de Collège de Kemptville
Université d'Ottawa
Université de Sherbrooke
London School of Economics
Profession Avocat
Professeur
Homme d'affaires
Fermer

Il est député à la Chambre des communes du Canada de la circonscription d'Ottawa-Sud depuis 2004.

Il est ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile de à . De 2017 à 2024, McGuinty est le premier président du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement (CPSNR), un organisme qui supervise les services de renseignement canadiens. Depuis , il est ministre canadien de la Défense nationale dans le gouvernement Carney.

Jeunesse et carrière

David McGuinty naît le à Ottawa en Ontario[1], où il grandit dans une famille de dix enfants. Ses parents sont l'homme politique et professeur Dalton McGuinty (père) et l'infirmière à temps plein Elizabeth McGuinty (née Pexton). Fils d'une mère francophone et d'un père anglophone, McGuinty est bilingue. Il obtient un diplôme en agriculture du Collège d'agriculture de Kemptville, un baccalauréat en arts en littérature anglaise à l'Université d'Ottawa, des diplômes spécialisés en droit civil et comparé à l'Université de Sherbrooke au Québec, un baccalauréat en droit à l'Université d'Ottawa, et enfin une maîtrise en droit à la London School of Economics and Political Science[2].

Avocat spécialisé en droit de l'environnement de profession, il occupe divers professions dans ce domaine : chargé de cours et chercheur à l'université de Londres, avocat praticien à Londres, et instructeur à l'Organisation internationale de droit du développement à Rome, en Italie, où il enseigne à des professionnels en milieu de carrière dans les domaines juridique, gouvernemental et commercial dans les économies émergentes et les pays en cours de développement. Avant d'entreprendre des études de droit, il travaille pour l'UNICEF à travers l'Afrique pour promouvoir les droits des enfants. McGuinty s'implique longtemps dans le service public. Il est choisi pour occuper le poste de président et chef de la direction de la Table ronde nationale du premier ministre sur l'environnement et l'économie, le premier conseil de développement durable du Canada, où il anime des délibérations entre des représentants des secteurs public et privé, de tous les paliers de gouvernement, des organisations premières nations et d'autres ONG. Son mandat produit 40 processus délibératifs multipartites et 28 rapports. Durant cette période, il encadre également des leaders émergents et conseille la Fondation Rockefeller chez LEAD Canada[2].

Carrière politique

David McGuinty est élu député à la Chambre des communes du Canada dans la circonscription d'Ottawa-Sud lors des élections fédérales du remportant l'élection avec 43,82 % des voix. Il sera réélu de nouveau à sept reprises avec des pourcentages supérieurs à sa première élection.

Au gouvernement (2004-2006)

McGuinty siège au Comité permanent de l'environnement et du développement durable de la Chambre des communes. Il est également le président fondateur du Caucus de la région de la capitale nationale du Parti libéral[2].

Dans l'opposition (2006-2015)

Le , le chef libéral intérimaire Bill Graham nomme McGuinty critique de l'opposition officielle en matière de transport.

Lors de la course à la direction du Parti libéral en 2006, McGuinty appuie la candidature de Michael Ignatieff.

Avec l'élection de Stéphane Dion à la direction du Parti libéral, McGuinty devient critique en matière d'environnement en [3].

Avec la nomination de Michael Ignatieff en 2008 comme chef du parti, McGuinty est désigné critique en matière d'environnement et d'énergie lorsque Ignatieff annonce son cabinet fantôme le . En , McGuinty est promu au rôle de leader parlementaire de l'opposition[4].

À la suite de la démission de Michael Ignatieff, le chef intérimaire Bob Rae nomme McGuinty critique libéral en matière de ressources naturelles en , une rétrogradation par rapport à son poste précédent de leader parlementaire de l'opposition[5].

Aspirations à la direction

En 2008, à la suite de l'échec du leadership de Stéphane Dion et de sa démission imminente, McGuinty est considéré comme un candidat potentiel pour lui succéder, mais il annonce en qu'il ne briguera pas la direction et appuie plutôt Michael Ignatieff ; Dion le nomme ensuite critique en matière de commerce international[6],[7].

En 2011, lorsque Ignatieff mène le Parti libéral à son pire résultat de son histoire, le nom de McGuinty est de nouveau évoqué comme possible successeur d'Ignatieff[8],[9].

Lors de la convention biennale du Parti libéral en , McGuinty annonce qu'il envisage de briguer la direction du parti et qu'il prendra sa décision dans les mois suivants[10]. Cependant, le , McGuinty confirme qu'il ne sollicitera pas la direction du Parti libéral[11].

Travaux internationaux

En 2012, McGuinty est élu à la tête de la section canadienne d'une alliance internationale de législateurs, Globe International, qui incite les gouvernements à relever les défis mondiaux liés à l'environnement et à l'économie. Il reçoit l'appui de tous les partis pour devenir président de Globe Canada le [12].

En 2012, McGuinty est invité par le National Democratic Institute à se joindre à leur mission d'évaluation préélectorale en Ukraine.

De retour au gouvernement (2015-)

Bassin versant de la rivière des Outaouais (M-104)

En 2017, McGuinty a fait adopter sa motion d'initiative parlementaire M-104, qui chargeait le Comité permanent de l'environnement et du développement durable d'entreprendre une étude sur la création d'un conseil du bassin versant de la rivière des Outaouais. Cette étude visait à l’amélioration de la coordination des activités de surveillance, l’échange des renseignements existants, l’appui à la surveillance communautaire et l’amélioration de la communication à propos du bassin versant. Ce rapport a contribué à une meilleure compréhension du bassin versant de la rivière des Outaouais et aux discussions sur les moyens de le protéger.[13]

Président du Groupe canadien de l'Union interparlementaire

McGuinty est devenu membre de l'Union interparlementaire (UIP) en 2005 et a occupé le poste de président du Groupe canadien de l'UIP de 2017 à 2024.[14]

Président du CPSNR

En 2017, McGuinty est nommé premier président du tout nouveau Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement (CPSNR)[15]. En 2024, sous sa présidence du CPSNR, un rapport sur l'ingérence étrangère dans les élections et la société canadiennes est publié[16]. Il indiquet que l'ingérence provient de gouvernements étrangers tels que la Chine, l'Inde et l'Iran[17]. McGuinty déclare qu'il se réjouit que les Canadiens engagent des discussions sur l'ingérence étrangère. Cependant, il s'offusque du fait qu'une grande partie de l'attention est concentrée sur les révélations selon lesquelles certains députés auraient collaboré avec des gouvernements étrangers, plutôt que sur d'autres aspects de l'ingérence, comme les médias[18]. McGuinty affirme également que les chefs des partis politiques ne devraient pas faire preuve de partisanerie sur la question de l'ingérence étrangère[19].

Loi sur le Mois du patrimoine arabe (C-232)

En 2026, le projet de loi d'initiative parlementaire C-232 de McGuinty a été adopté par la Chambre des communes. Ce projet de loi, dont la première lecture a eu lieu en 2022, fait du mois d'avril le « Mois du patrimoine arabe ».[20]

Ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile

À la suite d'un remaniement ministériel, McGuinty est nommé ministre de la Sécurité publique au sein du gouvernement Trudeau le . Son rôle est ensuite élargi pour inclure la protection civile le [2].

Ministre de la Défense nationale

Lorsque le premier ministre Mark Carney forme son gouvernement, McGuinty est assermenté comme ministre de la Défense nationale le [2]. Au cours de son mandat, il supervise l'intégration de la Garde côtière au sein du ministère de la Défense nationale[21]. En 2026, le Canada atteint également pour la première fois depuis la chute du mur de Berlin l'objectif de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) de consacrer 2 % du PIB aux dépenses de défense[22].

Loi sur la modernisation du système de justice militaire (C-11)

En tant que ministre de la Défense nationale, McGuinty a parrainé le projet de loi C-11, qui a réformé le système de justice militairedans les quatre domaines clés suivants :[23]

  1. Retrait de la compétence des Forces armées canadiennes (FAC) relativement aux infractions sexuelles commises au Canada;
  2. Modification des processus de nomination et de la durée du mandat des principaux responsables de la justice militaire;
  3. Exclusion des juges militaires des audiences sommaires et amélioration de l’accès aux agents de liaison des victimes;
  4. Alignement des dispositions relatives aux renseignements sur les délinquants sexuels et à l’interdiction de publication à l’aide de modifications apportées au Code criminel.

Vie privée

McGuinty est le frère de l'ancien premier ministre de l'Ontario Dalton McGuinty (né en 1955); lui et Dalton sont les premiers frères de l'histoire canadienne à avoir exercé simultanément un mandat électif au niveau provincial et fédéral dans la même circonscription[24]. David McGuinty est également le fils de l'ancien député provincial Dalton McGuinty (père) (1926-1990). Il est marié à Brigitte Bélanger et a quatre enfants.

Résultats Électoraux

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI