Denis Johnson
agent secret américain
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Denis Johnson (1918-1993) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent secret américain du Special Operations Executive. Premier américain à être envoyé en France par le SOE, il fut opérateur radio du réseau MARKSMAN d’ à la libération, dans les départements de Haute-Savoie et de l’Ain. Les maquisards le connaissaient sous le pseudo de Paul.
9e arrondissement de Lyon
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 74 ans) 9e arrondissement de Lyon |
| Sépulture |
Cimetière de Châtillon-sur-Chalaronne (d) |
| Nom de naissance |
Owen Denis Johnson[1] |
| Nationalité | |
| Père |
Owen Johnson (en) |
| Conjoint |
Eleanor Post Hutton (à partir de ) |

Identités
- État civil : Owen Denis Johnson
- Comme agent du SOE, section F :
- Nom de guerre (field name) : « Gaël »
- Nom de code opérationnel : POET
- Nom de code du Plan, pour la centrale radio : KIMONO
- Autre pseudo : capitaine Paul (maquis de l’Ain).
Parcours militaire US : COI puis OSS ; grade : captain. Détaché au SOE, section F.
Pour accéder à une photographie de Denis Johnson, se reporter à la section Bibliographie en fin d'article.
Famille
- Son père : Owen Johnson (1878-1952), écrivain
- Son grand-père : Robert Underwood Johnson, ambassadeur des États-Unis en Italie.
Éléments biographiques
Denis Johnson naît le [2] à Stockbridge, Maine. Il fait ses études à Yale et à Sciences Po de Paris.
Étant reporter à Time magazine au Maroc au début de la guerre, il écrit un rapport de situation complet sur la region et sur la faiblesse de ses défenses, ce qui le conduit à être recruté par l’OSS en . Il suit l’entraînement, puis est envoyé sur le terrain.
- Mission en France.
- Définition de la mission : opérateur radio du réseau MARKSMAN de Richard Heslop « Xavier ».
Dans la nuit du 18/, l'équipe du réseau MARKSMAN (Richard Heslop « Xavier » chef du réseau ; Owen Denis Johnson « Gaël », capitaine américain, opérateur radio ; Elizabeth Devereaux-Rochester, courrier) est déposée dans le Jura, sur le terrain ORION, en même temps que Jean Rosenthal « Cantinier », délégué de la France libre.
Il rejoint la Haute-Savoie, puis, en , il arrive au maquis de l'Ain et du Haut-Jura, à la ferme du Fort à Brénod.
Après la guerre, il s'installe à Châtillon-sur-Chalaronne.
Il meurt en 1993. Ses cendres ont été déposées au pied du monument de la prairie d'Échallon.
Reconnaissance
Distinctions
- France : chevalier de la Légion d'honneur, Médaille de la Résistance ;
- Royaume-Uni : Military cross ;
- États-Unis : Distinguished Service Cross
Monuments
- Le Monument de la prairie d’Échallon a été érigé en reconnaissance pour l'aide apportée par les Ailes Alliées pour la Libération de la France. Ses cendres y ont été déposées[3]. Chaque année, le premier dimanche de juillet, une cérémonie commémorative y est organisée par les anciens des maquis de l’Ain et l’amicale du Haut Jura.