Deuil national en France
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Le deuil national, en France, marque l'hommage de la Nation aux victimes d'un événement marquant[1] (catastrophe naturelle, attentat) ou la mort d'un président de la République (président en exercice ou ancien président).
Seconde Restauration
Sous la Seconde Restauration, pour commémorer l'exécution de Louis XVI le , la loi du fait du un jour férié dédié à un deuil général, obligatoire et expiatoire. Elle a pu être interprétée comme instaurant un deuil national[2],[3],[4]. Elle a été abrogée, sous la monarchie de Juillet, par la loi du [5].
Ve République
Sous la Ve République, le deuil national est déclaré par un décret signé par le président de la République (ou le président du Sénat qui assure l'intérim si le deuil concerne la mort du président en exercice) et contresigné par le Premier ministre.
Le deuil national, au contraire de l'hommage national et des obsèques nationales, n'est pas une cérémonie[6]. Il n'existe pas de codification des actions à mener mais consiste au moins en la mise en berne des drapeaux sur les édifices publics[a] et est souvent accompagné de minutes de silence[1]. Jusqu'alors limité à une seule journée, le fait de décréter plusieurs jours de deuil national est une nouveauté introduite par le président François Hollande en . Si la durée s'allonge, à l'inverse, l'intensité de la rupture des activités quotidiennes s'amenuise : aucune fermeture ou annulation n'a accompagné les deuils depuis .
Le deuil national décrété en en hommage aux victimes des attentats du aux États-Unis est le seul qui honore des personnes décédées hors du territoire national[6].