Obsèques nationales en France

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Obsèques nationales de Victor Hugo le au Panthéon de Paris, devant une foule immense (L'Illustration, ).

Les obsèques ou funérailles nationales sont, en France, les hommages rendus de manière officielle par l'État, appelés obsèques nationales, lors du décès d'une personnalité ayant eu un rôle exceptionnel.

Les obsèques nationales ne font pas l'objet de règles précises en France.

Sous la Quatrième République, les funérailles ne peuvent revêtir un caractère national qu'à l'instigation d'une loi. L'État prenait à sa charge les frais par l'intermédiaire du budget « cérémonies publiques » du ministère de l'Éducation nationale. Une loi postérieure accordait un crédit supplémentaire à ce ministère.

Sous la Cinquième République, les obsèques nationales relèvent d'un décret du président de la République dont l'application est à la charge du Premier ministre. Les frais de cet hommage posthume sont pris en charge par l'État. Il peut également être décidé que le corps du défunt puisse être transféré au Panthéon de Paris. La cérémonie d'hommage national est semblable à la cérémonie d'obsèques nationales, la seule différence étant que ces dernières relèvent d'un décret du président de la République et sont exclusivement à la charge de l'État[1].

Présidents de la République

Charles de Gaulle, Georges Pompidou, François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing[2], présidents de la République française durant la Cinquième République, n'ont pas fait l'objet d'obsèques nationales, qu'ils avaient refusées par testament[3], mais d'un deuil national.

Femmes

Le gouvernement a envisagé l'organisation d'obsèques nationales pour l'actrice Sarah Bernhardt en , ce qui en aurait fait la première femme à recevoir cet honneur, mais y a finalement renoncé[4],[5],[6].

L'écrivaine Colette est donc la première femme à bénéficier d'obsèques nationales en [7].

Liste

Notes et références

Voir aussi

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