Les obsèques nationales ne font pas l'objet de règles précises en France.
Sous la Quatrième République, les funérailles ne peuvent revêtir un caractère national qu'à l'instigation d'une loi. L'État prenait à sa charge les frais par l'intermédiaire du budget «cérémonies publiques» du ministère de l'Éducation nationale. Une loi postérieure accordait un crédit supplémentaire à ce ministère.
Sous la Cinquième République, les obsèques nationales relèvent d'un décret du président de la République dont l'application est à la charge du Premier ministre. Les frais de cet hommage posthume sont pris en charge par l'État. Il peut également être décidé que le corps du défunt puisse être transféré au Panthéon de Paris. La cérémonie d'hommage national est semblable à la cérémonie d'obsèques nationales, la seule différence étant que ces dernières relèvent d'un décret du président de la République et sont exclusivement à la charge de l'État[1].
Le gouvernement a envisagé l'organisation d'obsèques nationales pour l'actrice Sarah Bernhardt en , ce qui en aurait fait la première femme à recevoir cet honneur, mais y a finalement renoncé[4],[5],[6].
L'écrivaine Colette est donc la première femme à bénéficier d'obsèques nationales en [7].
↑ Pierre-Yves Baudot, «La fabrication d'une cérémonie funèbre: La mort d'un président de la République en France (-)», Frontières, vol.19, no1, , p.43–48 (DOI10.7202/016635ar).
↑ Jean-Claude Daufresne (préf.Bruno Foucart), Fêtes à Paris au XXesiècle: Architectures éphémères de 1919 à 1989 (texte remanié d'une thèse de doctorat en Art et archéologie, Paris 4, 1999, no1998PA040225), Sprimont, Mardaga, , 287p. (ISBN2-87009-760-3), p.71 [lire en ligne].
↑ Charles Onana, Joséphine Baker contre Hitler: La star noire de la France libre, Paris, Duboiris, coll.«Itinéraire», , 159p. (ISBN2-9522315-7-5), p.149.
Avner Ben-Amos, «Liste des funérailles d'État sous la IIIeRépublique», annexe de «Les funérailles de Victor Hugo: Apothéose de l'évènement spectacle», dans Pierre Nora (dir.), Les Lieux de mémoire, vol.1: La République, Paris, Gallimard, coll.«Bibliothèque illustrée des histoires» (no3), , XLII-674p. (ISBN2-07-070192-1), p.473–522 (517–518).
(en) Avner Ben-Amos, Molding the National Memory: The State Funerals of the French Third Republic (thèse de doctorat en histoire), Berkeley (Calif.), UC Berkeley, School of Law, , iii-606 f., 3vol. (OCLC690898892, SUDOC14557010X).