Diaconesses de Strasbourg

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Strasbourg (67000)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Diaconesses de Strasbourg
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Strasbourg (67000)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Les Diaconesses de Strasbourg sont une communauté religieuse protestante toujours active à Strasbourg, issue des « Servantes des Pauvres » et fondée en 1842.

Historique

Le 5 rue du Ciel
François Haerter (1797-1874)
La clinique des Diaconesses au 3, rue Sainte-Élisabeth à Strasbourg.

La congrégation des Diaconesses de Strasbourg est fondée par un fils d’un confiseur, le pasteur François Haerter (1797-1874), qui en devient l’aumônier, avec six sœurs Diaconesses, le [1].

Située au 5, rue du Ciel, près de la place Saint-Étienne à Strasbourg où, avec le logement des sœurs, une salle accueille les enfants pour l’enseignement et une autre les malades pour les soins, cette humble fondation est la première de ce genre en Alsace, la seconde en France après celle de Reuilly et la troisième en Europe.

D’emblée, la Maison des Diaconesses s’inscrit dans une triple vocation : éduquer femmes et jeunes filles, prodiguer les soins aux malades, aux blessés et aux personnes âgées, et partager la prière et le pain quotidien comme un témoignage de l’amour du Christ.

L’œuvre se développe rapidement et se diversifie pour répondre aux besoins d’une société en pleine mutation. Très rapidement la maison des origines devient trop exiguë, ne pouvant accueillir que dix malades et une classe de primaire pour vingt fillettes. Dès l'année suivante, elle s’installe dans la rue Sainte-Élisabeth (aux no 2, 4 et 6), où se trouvent toujours la maison-mère, la clinique et une maison de retraite.

En 1855, la première crèche de Strasbourg y est ouverte, afin d'accueillir une cinquantaine d'enfants. Elle demeure en fonction jusque dans les années 1930. En 1897, une annexe est ouverte de l’autre côté de la rue, sur un terrain qui s’étend jusqu'à la rue Saint-Marc et vers le quai Finkwiller.

Tenue d’infirmière des diaconesses de Strasbourg début XXe siècle.

Le nombre croissant de vocations religieuses à cette époque permet d’envoyer des sœurs dans les paroisses de la ville et dans les institutions d’Alsace, de Suisse, du Pays de Montbéliard et du Pays de Bade. On fit appel au pasteur Haerter pour soutenir la création d’autres établissements en dehors de Strasbourg, comme l’« Œuvre hospitalière et protestante » à Guebwiller ou le diaconat de Mulhouse. Des diaconesses se sont également implantées à Sainte-Marie-aux-Mines, Colmar, Munster, Illzach, Ribeauvillé, Bischwiller et Brumath, ainsi qu’en dehors de l’Alsace[2].

Depuis 1949, le Diaconat dispose sa propre école d’infirmières, ainsi que depuis 1969 d’un cours pour les aides-soignantes. Il est également à l’origine d’un centre de formation d’éducateurs de jeunes enfants, devenu à présent l’Ediac, situé rue de Soultz. Les diaconesses soignent également en dehors de leur clinique, un centre de soins se trouvant à Hautepierre.

D’autres Maisons de Diaconesses se sont installées à Strasbourg postérieurement :

  • Béthléhem, qui est une maison de retraite évangélique luthérienne fondée à Cronenbourg en 1888 à l’initiative de Paul Guillaume Horning, le fils de Frédéric Horning
  • Béthesda, qui est un diaconat avec une clinique et une maison de retraite, fondé en 1892 par les adeptes de l’« Église de l’Évangile », méthodiste, d’origine suisse[3].

Organisation

Les diaconesses ne sont pas des nonnes protestantes, elles ne prononcent pas de vœux perpétuels. Cependant, les diaconesses renoncent à tout salaire, la Communauté la prenant entièrement en charge, et doit se soumettre à une règle de vie. Elles élisent librement par vote secret celle qui devient leur Supérieure pour cinq ans. Toutes les fonctions s’exercent à temps limité, mais renouvelable (y compris pour les Supérieures). Chaque sœur novice est libre de se retirer de la Communauté quand elle le désire, les diaconesses en revanche sont « liées » sans exception pour un an à partir du moment où une sœur remet sa lettre de démission[4].

Le comité des Dames est l’instance dirigeante de toute la Communauté. La moitié de ses membres sont des sœurs diaconesses. Le pasteur aumônier (qui peut être un homme ou une femme) de la communauté et de l’établissement y siège comme membre de droit. Depuis la création des Diaconesses de Strasbourg, un conseil de surveillance est adjoint au comité de Dames. Actuellement, c’est en collaboration avec ce dernier que le conseil définit la stratégie de l’établissement, veille sur son administration et adopte les comptes annuels.

Les établissements

Notes et références

Voir aussi

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