Neuhof (Strasbourg)

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Le quartier se trouve au sud de l'agglomération et fait partie du 6e Canton de Strasbourg.

Ses limites sont les suivantes[5] :

Histoire

Situé dans la plaine inondable du Rhin et recouvert d'une épaisse forêt, le Neuhof, encore inhabité, appartenait aux puissants seigneurs de Lichtenberg[précision nécessaire]. Ce territoire est vendu en 1370 à un riche bourgeois de la ville.

La première mention du nom « Neue Hoff » apparaît en 1424 pour citer la création d'une ferme et son domaine dépendant d'un village outre-Rhin nommé Hundsfelden[6]. Ce domaine appartenait à plusieurs familles nobles strasbourgeoises et était loué à un fermier chargé de le mettre en valeur. La Ville rachète peu à peu les parts et finit par être seule propriétaire du domaine en 1647[7]. Le Neuhof fait alors partie de Strasbourg. À cette époque, le site n'héberge que des ouvriers agricoles, des orpailleurs et des pêcheurs de saumons.

Au début du XVIIIe siècle, le Neuhof devient une cense appartenant au collège des jésuites de Strasbourg, qui doivent subvenir aux besoins du collège royal installé au pied de la cathédrale (l'actuel lycée Fustel-de-Coulanges). Un peu plus loin se trouvent la Ganzau, autrefois propriété de la ville, qui la vendit en 1651, et la cense d'Altenheim. Ces origines donnent les noms aux trois grands axes routiers du Neuhof.

Au cours de ce siècle, l'installation de moulins le long du Rhin Tortu et du Ziegelwasser attire de nouveaux habitants. La Ganzau s'industrialise petit à petit : moulin à grains, moulin à tabac, foulon, moulin à chanvre, blanchisserie, teinturerie, fabrique de café de chicorée, fabrique de colle forte.

On passe de 1 000 habitants en 1812 à plus de 3 000 en 1900 : le village, que l'on appelle aujourd'hui Neuhof-village, se développe en même temps que la Ville. Avec la construction, vers le milieu du XIXe siècle, de deux églises et de deux écoles, Strasbourg confère au Neuhof le statut de quartier.

En 1910, la cité-jardin du Stockfeld est bâtie : 450 logements sont construits au sud du village afin de reloger ceux dont les logements ont été détruits pour la réalisation de la Grande-Percée. Vingt ans plus tard, la cité-jardin est complétée par la cité Ribot, nouvelle extension de 250 logements.

En 1907, une vaste caserne, la Neue Feldartilleriekaserne est construite au nord du quartier. La caserne est renommée quartier Lizé lors du retour à la France et abrite aujourd'hui le bataillon de quartier général du corps européen. Sa partie nord devient le quartier Lyautey en 1933, un hôpital militaire y est installé de 1945 à 1996. Enfin sa partie ouest est occupée par l'Institut universitaire de formation des maîtres depuis 1947. En 1913, une autre caserne est construite à l'est du quartier en bordure du terrain d'aviation du Polygone. Elle était destinée au « Flieger Bataillon Nr.4 » ; renommée caserne Guynemer puis quartier Aubert de Vincelles, l'état-major du corps européen y est installé depuis 1993.

Entre 1950 et 1972, 4 000 logements sont construits au Polygone, au nord du quartier dans des grands ensembles. Le Neuhof double sa population et devient la plus forte concentration d'HLM de l'agglomération, puis accueille de large proportions de populations immigrées. Depuis 2001, le Neuhof fait l'objet de grands projets de réhabilitation[8].

Démographie et géographie

Sécurité

Voir aussi

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