Diadematidae
From Wikipedia, the free encyclopedia
Description générale







Ce sont des oursins dits « réguliers » : ils sont caractérisés par un test (coquille) sphérique plus ou moins aplati dorsalement chez certaines espèces, et presque uniformément couvert de radioles (piquants) réparties sur tout le corps, mais plus longues sur la partie supérieure. La bouche (appelée « péristome ») se situe au centre de la face inférieure (dite face « orale »), et l'anus (appelé « périprocte ») à l'opposé, soit au sommet du test (à l'« apex » de la face aborale).
Les Diadematidae sont des oursins généralement assez gros, pourvus de longues radioles coniques, creuses et disposées en groupes bien délimités respectant la symétrie pentaradiaire, et supportées par des mamelons perforés[1]. Ces radioles sont généralement annelées chez les juvéniles, et prennent des coloris variables généralement plus sombres chez les adultes mais peuvent conserver leurs stries. Les radioles secondaires, plus fines et courtes et souvent d'une couleur différente, sont généralement équipées de glandes à venin, pouvant provoquer de vives douleurs à la piqûre, mais sans grand danger. Ces oursins sont parfois totalement noirs (un bruns), mais d'autres sont très colorés (par exemple Astropyga magnifica). Leur face aborale présente généralement des zones nues décorées de motifs colorés ou lumineux.
La papille anale, caractéristique, est généralement volumineuse et bien visible[2] (mais moins chez Centrostephanus).
Ces espèces sont pourvues de cellules photosensibles sur la partie supérieure du test, leur permettant de voir au-dessus d'eux afin d'orienter efficacement les radioles vers d'éventuelles menaces[3].

Caractéristiques squelettiques
La coquille (« test »), légèrement flexible, est ronde mais prend une conformation plus aplatie chez les adultes. Les plaques ambulacraires portent trois doublets de pores aquifères (trigémination). Les plaques interambulacraires portent plusieurs gros tubercules isométriques (perforés et presque toujours crénulés) formant des rangées. Le disque apical est réduit et généralement hémicyclique, avec des plaques génitales projetées distalement. Le péristome est petit, entouré d'encoches buccales arrondies et de petites encoches perradiales ; la mâchoire (« lanterne d'Aristote ») est de type holodonte, avec cinq dents droites en forme de gouttière, et repose dans un péristome de diamètre réduit[1].
Certains caractéristiques visuels peuvent être utilisés dans la reconnaissances des différentes espèces sympatriques : silhouette, couleurs, motifs à la surface du test... Mais certains genres étant très proches morphologiquement et visuellement, pour une détermination scientifique dans les cas litigieux il est recommandé d'avoir recours à un examen détaillé du test[4] et des radioles[5] sur des spécimens prélevés.
Les larves n'ont que deux bras[1].
Liste des genres actuels
Cette famille est apparue au Crétacé (Aptien)[1]. Elle est aujourd'hui répandue dans toutes les mers tropicales et subtropicales du globe[1].
|
Classification selon World Register of Marine Species (17 septembre 2013)[6] : ...
|
Selon ITIS (17 septembre 2013)[7] et NCBI (17 septembre 2013)[8] :
|
