Dichlorure de molybdocène
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| Dichlorure de molybdocène | |||
| Structure du dichlorure de molybdocène | |||
| Identification | |||
|---|---|---|---|
| No CAS | |||
| No ECHA | 100.159.644 | ||
| No CE | 631-401-4 | ||
| PubChem | 16211726 | ||
| SMILES | |||
| InChI | |||
| Apparence | solide vers foncé[1] | ||
| Propriétés chimiques | |||
| Formule | C10H10Cl2Mo |
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| Masse molaire[2] | 297,05 ± 0,03 g/mol C 40,43 %, H 3,39 %, Cl 23,87 %, Mo 32,3 %, |
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| Précautions | |||
| SGH[1] | |||
| H314, P280, P310, P301+P330+P331, P303+P361+P353 et P305+P351+P338 |
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| NFPA 704[1] | |||
| Transport[1] | |||
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| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | |||
| modifier |
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Le dichlorure de molybdocène est un composé organométallique de formule chimique (η5-C5H5)2MoCl2, couramment abrégée Cp2MoCl2, où Cp représente un ligand cyclopentadiényle C5H5. Il s'agit d'un solide vert foncé[3] ou gris[4] selon les sources, utilisé en laboratoire pour produire d'autres dérivés du molybdocène. On ne connaît pas d'application technique au dichlorure de molybdocène, contrairement au dichlorure de titanocène (η5-C5H5)2TiCl2 et au dichlorure de zirconocène (η5-C5H5)2ZrCl2, en revanche, comme d'autres dichlorures de métallocène, c'est un anticancéreux potentiel[5], dont les essais cliniques n'ont cependant pas été probants[6].
Le dichlorure de molybdocène a été mentionné pour la première fois en 1967[7]. On peut l'obtenir à partir de chlorure de molybdène(V) (MoCl5)2, de cyclopentadiénure de sodium Na(C5H5) et de borohydrure de sodium NaBH4, via le dihydrure de molybdocène (η5-C5H5)2MoH2 comme intermédiaire. Le dihydrure de molybdocène est converti en dichlorure par réaction avec le chloroforme CHCl3 converti en dichlorométhane CH2Cl2[8] :
- (η5-C5H5)2MoH2 + 2 CHCl3 ⟶ (η5-C5H5)2MoCl2 + 2 CH2Cl2.
Les deux cycles du dichlorure de molybdocène ne sont pas coplanaires, contrairement aux autres métallocènes. L'angle Cp-Mo-Cp est de 130,6°. L'angle Cl-Mo-Cl est de 82°, ce qui est inférieur à l'angle du dichlorure de zirconocène (92,1°) et du dichlorure de niobocène (85,6°). Cette tendance peut s'expliquer par l'orientation des orbitales hautes occupées dans cette classe de composés[9].