Didier François

From Wikipedia, the free encyclopedia

SurnomRocky
Naissance (66 ans)
NationalitéFrançaise
ProfessionJournaliste
Didier François
Image illustrative de l’article Didier François

Surnom Rocky
Naissance (66 ans)
Nationalité Française
Profession Journaliste
Spécialité Correspondant de guerre
Récompenses Grand prix de l'Association de la presse internationale
Médias actuels
Pays Drapeau de la France France
Média BFM TV
Historique
Presse écrite Le Matin de Paris, Libération
Radio Europe 1
Télévision LCI, BFM TV

Didier François, né le , est un journaliste français.

Reporter de guerre depuis , il a couvert la plupart des conflits en Afrique, dans le Caucase, dans les Balkans, au Proche et Moyen-Orient pour le quotidien Libération et pour la radio Europe 1. Il a été militant politique et syndicaliste durant ses études.

En 2006, à l’occasion d'un reportage, il est blessé par balle à Gaza.

À la suite d'un reportage en Syrie, il est pris en otage par l'État islamique, de à .

Formation

Didier François est le fils de Joëlle et Roger François[1]. Il a une sœur nommée Valérie[2].

Après une scolarité passée pour l'essentiel en Afrique[3], il étudie la philosophie et l'histoire puis la géopolitique et les affaires stratégiques à l'université Panthéon-Sorbonne. Il est lauréat du Memorial Fellowship du German Marshall Fund of the United States et auditeur de la 62e session nationale de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)[4].

Engagement

Actif au sein de la Ligue communiste révolutionnaire dans les années 1970[5], puis dans le syndicalisme étudiant, au bureau national de l'UNEF-ID, dans les années 1980. Il est membre fondateur de SOS Racisme[6],[7], en 1984, aux côtés de Julien Dray et de Harlem Désir[8]. On lui attribue la création du slogan de l'organisation, « Touche pas à mon pote »[9].

Carrière journalistique

Il commence le journalisme au Matin de Paris le [10]. Il couvre l'actualité internationale et se spécialise dans le traitement des conflits armés[11] en Afrique, en Amérique centrale, au Proche Orient. Lorsque le titre cesse de paraître, il rejoint l'Agence centrale de presse (ACP) comme grand reporter, suivant notamment la guerre en Afghanistan ou entre l'Iran et l'Irak[7].

En , il s'installe comme correspondant en Afrique du Sud, où il couvre la chute de l'apartheid pour Libération[12]. En , il rejoint le bureau parisien du quotidien en tant que reporter de guerre. Envoyé spécial permanent en Union soviétique lors du putsch d', puis en Bosnie en , il suit au jour le jour l'effondrement de l'empire soviétique et l'éclatement des Balkans. Correspondant à Moscou à partir d’, il y couvre la première guerre de Tchétchénie[13], puis il est successivement envoyé spécial permanent au Kosovo en 1999[14], à Gaza en 2000[15], en Afghanistan à partir de [16] et en Irak à partir de [17]. Nommé correspondant à Jérusalem à l'été 2005[18], il y couvre la guerre au Liban[19] avant d'être blessé par balle à Gaza[7] le [20].

À l'issue de sa convalescence, le , Didier François rejoint comme grand reporter la radio Europe 1, pour laquelle il couvre l'actualité internationale, dont le printemps arabe, ainsi que les questions de défense et de terrorisme. Il accompagne notamment les forces françaises en opérations extérieures en Afghanistan[21], au Mali[22] ou en Irak, pour Europe 1[23] et pour Paris Match[24].

Le , il est enlevé par l'organisation État islamique en Irak et au Levant[25] au nord d'Alep, où il enquêtait sur l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien[26]. Il est torturé par Jihadi John. Il est libéré le en même temps que son camarade de détention, le photographe Édouard Elias[27], et de deux autres collègues français également pris en otage dans la région[28],[29],[30]. Après sa libération, Didier François reprend ses activités de grand reporter pour Europe 1[31] et couvre les combats menés contre l'organisation État islamique en Irak et au Levant à Mossoul, Raqqa et Baghouz[32]. Il quitte la radio le , lors de la prise de contrôle de la station par Vincent Bolloré[33] et poursuit sa carrière comme consultant pour les questions de défense et de politique internationale sur la chaîne d'information LCI puis à BFM TV, où il commente en particulier le déroulement de la guerre en Ukraine et la guerre d'Iran[34],[35].

Autres activités

  • Membre du jury du prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre[36].
  • Membre du jury du prix littéraire de l'Armée de terre - Erwan Bergot[37].
  • Parrain de l’opération « Avec nos blessés » 2025[38].

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI