Didier Marc Garin

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Didier Marc Garin
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Didier Marc Garin est un compositeur de musique contemporaine, pédagogue et chef de chœur français né en 1963 à Dinan.

Il a traduit en 2003 la Divine Comédie de Dante Alighieri, trame d'un opéra en cours de composition.

Après une formation en linguistique, Didier Marc Garin suit des études de composition musicale et d'électroacoustique auprès de Michel Fusté-Lambezat, Klaus Huber et Emmanuel Nunes. Il se forme parallèlement à la direction chorale et orchestrale. Il suit également les cours d'Olivier Messiaen au Centre Acanthes, de Franco Donatoni à l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique (IRCAM), participe aux sessions de l'Internationale Ferienkurse für Neue Musik de Darmstadt et du Muziek Centrum Nederland de la Fondation Gaudeamus (en) à Amsterdam et obtient une bourse de recherche de la Casa de Velázquez à Madrid. Il approfondit sa formation musicale dans les pays d'Asie et d'Afrique. Il officie aussi avec Hélène Guy pour la formation de jeunes chefs.

Didier Marc Garin est professeur de musique en collèges et lycées, professeur de formation musicale en écoles de musique et responsable pédagogique d'un établissement marocain. Il dirige différents chœurs en Gironde, sa région de résidence, et assure la coordination musicale de l'ensemble bordelais de musique contemporaine Proxima Centauri[1].

En 2006, il collabore au film de Thierry Thomas, Dante de l'Enfer au Paradis, coproduit par Arte et l'Institut national de l'audiovisuel (Ina). En , il fonde temp’óra, un « réseau international d’échanges entre compositeurs, improvisateurs et interprètes afin d’encourager une meilleure connaissance de la musique de notre temps » qui compte 250 membres vivant dans 30 pays différents en 2017[2]

La Divine Comédie

Traduction

À partir de 1990, Didier Marc Garin forme le projet d'écrire un opéra. Il se tourne, sans en mesurer véritablement l'ampleur, vers la Divine Comédie de Dante Alighieri. Au cours des trois années qui suivent, il en écrit le prologue. Alors que son dessein est de composer l'opéra sur le texte italien, et après avoir découvert plusieurs versions du texte original et de sa traduction, il se lance finalement, en 1996], pour ses propres besoins d'approfondissement, dans la traduction de l'œuvre. Les difficultés du « vulgaire illustre » l'amènent à un travail de recherche sémantique et historique dont les résultats lui font prendre conscience de la nécessité d'une exigence qu'il n'avait pas rencontrée dans les précédentes traductions : il décide de revoir l'Enfer, quasiment achevé, pour apporter « [une] très grande proximité au texte, la suppression des pronoms personnels et articles inutiles, une souplesse dans la versification et la juxtaposition de niveaux de langues différents, selon le besoin »[3].

La traduction de la Divine Comédie, présentée et annotée par Didier Marc Garin, a été publiée en 2003 aux Éditions de la Différence et saluée par la critique en des termes élogieux[4]. Le critique Maurice de Montremy écrit dans la revue Livres Hebdo : « Une version ouverte, accessible - moins ambitieuse, mais aussi moins hautaine que certaines de ses concurrentes » et Claude Michel Cluny dans la revue Lire : « La version nouvelle de Didier Marc Garin propose de bonnes clés pour y aller voir, une fois de plus […]. La langue est accessible, les notes justes et suffisantes, et le texte exact en regard : une aubaine pour les italianisants »[5].

Opéra

Didier Marc Garin se place au-delà de toute position religieuse pour appréhender le texte que Dante lui-même a dénommé « poema sacro » (« poème sacré »). Il ne retient d'ailleurs pas la qualification de « Divina » (« divine ») accolée au XVIe siècle au tire original de Commedia (Comédie). Le compositeur s'attache essentiellement à l'analyse dantesque du sentiment humain et à la beauté strictement littéraire du texte. Tout en essayant de mettre à jour le dessein du florentin, deus ex machina décidant « de l'avenir post mortem de ses concitoyens » : « Malice, orgueil, naïveté, mystification de l’identification, il est difficile de trancher ! »

Après dix ans de préparation de 1994 à 2005, Didier Marc Garin débute la composition de son œuvre en , le prologue ayant été écrit entre 1991 et 1994. C'est sur la base de cette analyse textuelle qu'il conçoit la structure musicale de son opéra, œuvre de théâtre complet pour « orchestre, traitement électro-acoustique, solistes, petits et grands chœurs […] dimensions chorégraphique, photographique et cinématographique. ». Structuré à partir des sept endormissements de Dante, ce que le compositeur qualifie de « canon formel à 600 voix » s'étendra sur une durée totale de vingt-quatre heures découpée en trois journées. Le traitement informatique appliqué à la voix et aux instruments traditionnels mais aussi extra-européens de l'orchestre est prévu pour « créer un monde sonore inouï ». Son achèvement devrait intervenir dans les années 2030[3].

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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