Didier Paillard obtient un BEP d'appareil en industrie chimique et travaille dès 19 ans et pendant quatre ans comme ouvrier chimiste à la Pharmacie centrale de France, avant de se consacrer pleinement à son activité militante. Membre du Parti communiste français et de la Jeunesse communiste depuis 1971, il devient conseiller municipal de Saint-Denis en 1977, puis adjoint au maire en 1983[2]. De 1991 à 2004, il est le premier adjoint de Patrick Braouezec, dans cette période qui voit un début de renouveau de la Plaine Saint-Denis de friche industrielle en zone tertiaire autour du Stade de France[1].
Engagé dans la construction du Front de gauche, il est membre du conseil national de campagne de Jean-Luc Mélenchon lors de l'élection présidentielle de 2012[7]. Il est réélu à la suite des élections municipales de 2014, après que sa liste a obtenu 40% des voix au premier tour puis 50,5% des voix face à la liste socialiste conduite par le député Mathieu Hanotin, considéré comme un « bébé Bartolone »[8]; le maintien de la liste socialiste au second tour, même si elle n'est pas parvenue à profiter de l'absence de liste de droite ou d'extrême droite, a créé une tension à gauche[9]. La commune devient un symbole en tant que dernière ville de plus de 100 000 habitants ayant un maire communiste. Une autre ville de plus de 100 000 habitants, Montreuil, repasse sous la houlette d'un maire communiste après ces élections, le Parti communiste perdant par contre face à la droite Saint-Ouen, Bobigny et Le Blanc-Mesnil, dans le département, et dans la « ceinture rouge »[10].
Le , Didier Paillard annonce sa prochaine démission de ses fonctions de maire de Saint-Denis[11]. Bien que l'opposition socialiste critique et «un déni de démocratie» car Didier Paillard s'était engagé à siéger durant toute la mandature[12], le conseil municipal de Saint-Denis désigne Laurent Russier pour lui succéder le [1].