Bally Bagayoko
homme politique français
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Bally Bagayoko, né le à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.
| Bally Bagayoko | |
Bally Bagayoko en . | |
| Fonctions | |
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| Maire de Saint-Denis | |
| En fonction depuis le (4 mois et 4 jours) |
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| Élection | |
| Coalition | LFI-PCF-SSDAC |
| Prédécesseur | Mathieu Hanotin |
| Président de Plaine Commune | |
| En fonction depuis le (3 mois et 4 jours) |
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| Élection | 21 avril 2026 |
| Prédécesseur | Mathieu Hanotin |
| Conseiller municipal de Saint-Denis | |
| En fonction depuis le (4 mois et 4 jours) |
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| Élection | 15 mars 2026 |
| Maire | Lui-même |
| – (19 ans, 3 mois et 16 jours) |
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| Élection | 18 mars 2001 |
| Réélection | 16 mars 2008 30 mars 2014 |
| Maire | Patrick Braouezec Didier Paillard Laurent Russier |
| 9e vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis chargé des technologies de l'information et des services urbains | |
| – (7 ans et 9 jours) |
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| Élection | |
| Président | Claude Bartolone Stéphane Troussel |
| Prédécesseur | Fonction créée |
| Successeur | Fonction supprimée |
| Conseiller général de la Seine-Saint-Denis | |
| – (7 ans et 13 jours) |
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| Élection | |
| Circonscription | Saint-Denis-Nord-Est |
| Président | Claude Bartolone Stéphane Troussel |
| Prédécesseur | Didier Paillard |
| Successeur | Canton supprimé |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Levallois-Perret (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | app. PCF (avant ) LFI (depuis ) |
| Diplômé de | Université Paris-VIII |
| Profession | Cadre à la RATP |
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| Maires de Saint-Denis | |
| modifier |
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Issu d'une famille malienne, il est cadre de la RATP. Il est adjoint des différents maires communistes de Saint-Denis de à , ainsi que vice-président du Département de à .
Il perd son mandat de conseiller général face au socialiste Mathieu Hanotin en puis, après avoir rejoint La France insoumise en , l'affronte à nouveau lors des élections municipales de où il mène la liste insoumise. Son retrait au second tour en faveur de la liste communiste n'empêche toutefois pas la victoire de Mathieu Hanotin.
Après un nouvel échec face à l'édile socialiste lors des élections départementales de , il parvient à former contre lui une liste alliant les insoumis et les communistes pour les élections municipales de . Après sa victoire au premier tour, la première de LFI dans une commune plus de 100 000 habitants, il est l'objet d'une vague de désinformation et de nombreuses attaques racistes. Il est également élu président de Plaine Commune.
Biographie
Bally Bagayoko est né le à Levallois-Perret[1]. Il grandit dans le quartier Dourdin de Saint-Denis au sein d'une famille d'origine malienne dont le père est mécanicien[2]. Il est diplômé de l'université Paris-VIII en géopolitique et titulaire d'une maîtrise de sciences et techniques (MST) spécialité « connaissance des banlieues » de cette même université.
Basketteur en Nationale 3, il entraîne l'équipe de basket du Saint-Denis Union Sports (SDUS), où figure notamment le futur slameur et artiste Grand Corps Malade, Fabien Marsaud, dont le père Jacques Marsaud est secrétaire général du PCF à Saint-Denis et cadre à la Régie autonome des transports parisiens (RATP)[2]. Séduit par son leadership, il le présente au maire Patrick Braouezec, qui l'engage comme animateur jeunesse dans le quartier du Franc-Moisin[2]. Devenu élu municipal, il est ensuite engagé comme cadre à la Régie autonome des transports parisiens, où Jacques Marsaud favorise son embauche comme référent banlieues, puis chargé du développement territorial dans le Val-d’Oise[2],[3].
Il est père de quatre enfants[4].
Parcours politique
Bally Bagayoko est élu conseiller municipal à Saint-Denis dès [5]. Il est successivement adjoint des maires communistes Patrick Braouezec, Didier Paillard et Laurent Russier de à . De à , il est conseiller général du canton de Saint-Denis-Nord-Est et vice-président au conseil général de la Seine-Saint-Denis[2].
Alors que Didier Paillard a été réélu en 2014, il démissionne de sa fonction de maire dès 2016. Dans les débats internes de la majorité municipale, le communiste Laurent Russier est préféré à Bally Bagayoko[6]. Il attribue ce choix à sa couleur de peau, à son audience jugée limitée aux quartiers et son absence d'adhésion partisane, mais en conçoit une forme d'injustice qui le conduit à choisir La France insoumise en afin de s'affirmer : « Je suis à LFI depuis , surtout par opportunité parce que le PCF dont j'étais l'allié ne m'a pas donné ma chance »[6],[2]. Il se présente avec l'étiquette LFI à l'élection municipale de face à Laurent Russier[7],[8], où il finit en troisième position derrière les socialistes et les communistes[9]. Inquiet de la loyauté de leurs colistiers pour élire le maire, les communistes posent des conditions rendant impossible la fusion des deux listes, si bien que Bally Bagayoko ne reconduit pas sa liste et sort du conseil municipal[2].
Lors de l'élection municipale de , il remporte dès le premier tour la mairie de Saint-Denis sous l'étiquette de La France insoumise, alliée au Parti communiste français[10]. Pendant sa campagne, il met en avant sa proximité avec les habitants de la ville et son enfance en HLM dans un quartier populaire, tout en soulignant son expérience de gestion municipale[11],[12].
Maire de Saint-Denis
Saint-Denis devient la première ville de plus de 100 000 habitants administrée par La France insoumise[13],[14]. Bally Bagayoko déclare vouloir incarner la « Nouvelle France » promue par Jean-Luc Mélenchon[15]. Son élection est très médiatisée et suscite un fort impact, en France et dans plusieurs pays africains francophones[16]. En réaction à de nombreuses attaques racistes dans les médias, il organise le un rassemblement contre le racisme auquel plusieurs milliers de personnes participent place Victor-Hugo[17], auquel succède une autre manifestation le , qui rassemble « quelques milliers de personnes » à Paris[18]
Bally Bagayoko annonce dans la foulée de son élection engager un processus de désarmement progressif de la police municipale, en commençant par les lanceurs de balles de défense (LBD), qu'il juge peu contrôlables et aux effets potentiellement graves et dont il demande qu'ils ne soient plus montrés sauf nécessité, avant de soumettre à référendum une nouvelle doctrine de la police municipale devant définir un nouveau niveau d'armement[19],[20]. Il décide également de ne plus engager seule la police municipale sur les lieux de trafic[20]. Il entend enfin redéployer une partie des moyens budgétaires dédiés à la sécurité vers de mesures de gratuité sur les transports en commun et de fournitures scolaires, ainsi qu'un vélo pour les élèves en classe de troisième[20], alors qu'il déclare dans Le Monde : « Je vais maintenir les 135 policiers municipaux et le nombre de caméras pendant toute la durée de mon mandat »[6]. Deux mois environ après sa prise de fonction, Bally Bagayoko déclare qu'une « vingtaine » de policiers municipaux, dont le chef de la police municipale, ont quitté les effectifs de la commune depuis son élection[21],[22]. Bally Bagayoko s'engage toutefois à les remplacer, tout en reconnaissant des difficultés de recrutement, qui concernent de nombreux territoires en France[21],[22].
Lors des canicules de - , l'opposition reproche à Bally Bagayoko de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour rendre possible la baignade dans le canal Saint-Denis à l'été , comme cela a été fait à Paris dans le canal Saint-Martin[23],[24]. En , il fait adopter le principe de proposer l'attribution gratuite d'un vélo à chaque jeune de 15 ans pour l'automne [25].
En , il décroche le portrait officiel du président de la République, Emmanuel Macron, de son bureau à la mairie de Saint-Denis. Ce geste lui vaut un « rappel à l'ordre » du préfet de Seine-Saint-Denis, bien que l'accrochage de ce portrait dans les mairies ne soit pas une obligation légale, étant davantage un usage consacré par la tradition républicaine[26],[27],[28]. Quelques semaines après son succès aux municipales, Bally Bagayoko ouvre le meeting du candidat de LFI à l'élection présidentielle de , Jean-Luc Mélenchon, le sur la place Victor-Hugo à Saint-Denis[29].
Président de Plaine commune
Devenue maire, il annonce dès son intention de présider l'EPT Plaine commune. Il est élu le face à la candidature du maire de Saint-Ouen-sur-Seine, Karim Bouamrane[30],[31]. Il cumule cette responsabilité avec les présidences de la SEM et de la SPL Plaine Commune Développement[32].
En , Plaine commune exprime un avis négatif à l'enquête publique sur le projet du SEDIF de doter son usine de production d'eau potable de Neuilly-sur-Marne d'un dispositif de filtration par osmose inverse basse pression et exprime le souhait de quitter le giron du SEDIF à moyen terme, mais son président Richard Dell'Agnola exprime son opposition à cette intention[33].
Bally Bagayoko et des membres de sa majorité sont désignés au conseil d'administration de Suivez la flèche, chargée de la reconstruction de la flèche de la basilique Saint-Denis, dont il brigue alors la présidence en juillet 2026[34]. Il fait face à la candidature de Stéphane Bern qui rassemble plus de soutien, ce qui le conduit à se désister au dernier moment et une partie de ses soutiens à quitter la séance[35],[36].
Résultats électoraux
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
Élections cantonales et départementales
Mandats et fonctions
Mandats municipaux
- Adjoint au maire de Saint-Denis (-)
- Maire de Saint-Denis (depuis )
- Président de l'établissement public territorial Plaine Commune (depuis )
Mandats départementaux
- Conseiller général de la Seine-Saint-Denis (-)
- Vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis (-)[43]
Prises de positions
En , alors qu'il est interrogé par Apolline de Malherbe, sur le plateau de RMC sur le concept de « Nouvelle France », il dit ne pas apprécier le terme de « racisés » comme explication du concept[pas clair][44],[45].
Polémique sur le narcotrafic
Durant la campagne électorale, le maire sortant Mathieu Hanotin considère que sans avoir d'« accointances » avec le narcotrafic, la proposition de Bally Bagayoko de désarmer et réduire les missions de la police municipale lui aurait attiré les faveurs des trafiquants de drogue[46]. Interrogé, Bally Bagayoko dénonce dans un courriel des « interprétations » et des « insinuations »[47], et porte plainte en diffamation contre Mathieu Hanotin. La plainte est classée sans suite[47].
La cellule investigation de Radio France établit en que Bally Bagayoko est intervenu en puis en en faveur des frères Ahmed et Adams Doumbia. En , alors en campagne, il sollicite l'adjoint chargé du commerce, oralement puis par messages, pour défendre le dossier de réouverture de la boîte de nuit clandestine gérée par Ahmed Doumbia[48],[47]. Devenu maire, Bally Bagayoko serait également intervenu en faveur d'un autre frère, Adams Doumbia, qui dirigerait officieusement la section football du SDUS, dont l'élu fut vice-président, et dont il soutient la scission d'avec l'omnisports[47]. L'affaire fait polémique car les frères Doumbia ont été condamnés par le passé à plusieurs reprises, notamment pour trafic de stupéfiants[47].
Désinformation et accusations racistes
Au soir de l'élection, il reprend la formule du poète communiste Jean Marcenac : « Ville des rois morts et du peuple vivant » sous la forme « Ville des rois et du peuple vivant »[49]. Il est alors l'objet d'attaques racistes par la fachosphère et plusieurs personnalités d'extrême droite, qui propagent l'infox selon laquelle il aurait dit « Noirs » au lieu de « rois », l'accusant d'être « ségrégationniste »[50],[51]. La fausse nouvelle est reprise sur France 5, BFM TV et France Info[52]. D'autres désinformations, issues de l'extrême droite et propagées par certains médias le visent[53]. Ces infox suscitent une grande indignation et des protestations parmi la gauche politique et des médias qui dénoncent un traitement raciste[53],[54],[55],[52].
Visé par des propos racistes tenus sur le plateau de CNews le par le psychologue Jean Doridot et le philosophe Michel Onfray, le maire de Saint-Denis annonce porter plainte et souhaite un « grand rassemblement » pour lutter contre le racisme[56],[57],[58]. Dans la foulée, plusieurs parlementaires annoncent saisir l'Arcom, à la suite des propos tenus sur la chaine du groupe Bolloré[57]. Bagayoko appelle quant à lui à la fermeture de CNews[59]. Interrogés, les ministres de l'Intérieur et de la Culture, Laurent Nuñez et Catherine Pégard, dénoncent des « attaques ignobles »[60],[61], et le footballeur Lilian Thuram des « attaques racistes » qui « nourrissent les stéréotypes ancestraux de la négrophobie » ainsi qu'un « narcissisme blanc »[62]. Bally Bagayoko porte plainte et le préfet de la Seine-Saint-Denis se constitue partie civile. Deux enquêtes sont ouvertes, une pour « injure publique » à caractère raciste et l'autre pour le cyberharcèlement dont l'élu a été victime à la suite de l'émission de CNews[63]. En réaction, Bally Bagayoko organise un rassemblement contre le racisme le [17].