Didier Platteau
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| Président Foire du livre de Bruxelles | |
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Éditeur, directeur éditorial, directeur de collection, préfacier |
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Didier Platteau, né le à Tournai (province de Hainaut), est un éditeur de bande dessinée belge, fondateur des Éditions Moulinsart.
(À suivre)
Didier Platteau naît le [1],[2],[3],[4]. Il étudie à l'Institut des hautes études des communications sociales (IHECS) en section publicité-marketing[3]. Il commence sa carrière professionnelle dans une agence de publicité qu'il quitte rapidement au profit de la presse économique[3]. Puis, il fait le tour des éditeurs, en leur proposant d'y faire de la formation permanente mû par « le désir de faire de l'édition » et qu'il avait très vite compris qu'« il faut se former toute sa vie »[3]. Il entre comme éditeur chez Casterman en 1972[5]. À la faveur d'un renouveau managérial, Louis-Robert Casterman aux manettes, Louis Gérard directeur de la communication et Didier Platteau adjoint de Jean Debraine à la direction littéraire gagnent en importance dans l'entreprise[6].
Il publie La Ballade de la mer salée d’Hugo Pratt que l’on peut considérer comme le premier roman graphique publié en France, cet album reçoit le prix de la meilleure œuvre réaliste étrangère lors du Festival d'Angoulême 1976[7]. Il faut créer un magazine d’un genre nouveau qui sera (À suivre) et qui permettra dès la fin des années 1970 à des auteurs de publier des histoires de plus de cent pages en noir et blanc et qui s’imposera durant deux décennies[8]. Il explique la naissance du journal (À suivre) ainsi[7] : « Ce prix et l’attention que la presse y a portée ont fait que le titre a démarré commercialement. […] S’est alors posée la question : et après ? C’était la seule œuvre de cette nature. Nous avons réfléchi : Y auraient-ils d’autres auteurs qui auraient l’aptitude, le talent, la rapidité de travail aussi pour créer des œuvres de cette durée ? » Lors de la préparation du mensuel (À suivre) qui paraîtra de 1978 à 1997, il demande à Jacques Tardi, au milieu des années 1970, « d'imaginer une héroïne, les femmes de papier n'étaient pas nombreuses dans la bande dessinée francophone »[9].
Devenu directeur général des éditions puis président de Casterman France, Didier Platteau quittera cette maison en 1998, avant la faillite en désaccord avec la nouvelle direction[3]. « Je pensais qu'il ne fallait pas garder l'imprimerie et l'édition dans une même maison car c'était deux métiers différents[3]. »
Foire du Livre de Bruxelles
De 1997 à 2006, il est président de l'ASBL Foire du Livre de Bruxelles[10]. En 2007, lui succède l'écrivain Émile Lansman[11].
Futuropolis
Il collabore à la relance de Futuropolis (Gallimard) à la fin des années 1990 avec deux albums réunissant un écrivain et un illustrateur, La Boîte noire (2000) de Benacquista et Ferrandez et La Débauche (2000) de Tardi et Pennac[12],[5],[13].
En 1999, Nick Rodwell, le second mari de Fanny Wlamynck, la seconde épouse d'Hergé, et Didier Platteau, créent les Éditions Moulinsart[14].
Il crée avec l’écrivaine Régine Vandamme la maison d’édition L'Estuaire en [15] qui publie des fictions illustrées[16] (des carnets littéraires alliant romanesque et illustrations – photos, dessin, gravure - cessa de publier après quelques magnifiques titres et complicités écrivains-artistes comme Hervé Le Tellier et Xavier Gorce, ou Jean-Bernard Pouy et Joe G. Pinelli)[5]… Aujourd’hui, directeur général des Éditions Moulinsart. En 2011, il est aussi le cofondateur du festival annuel de philosophie, « Les rencontres inattendues » à Tournai qui réunit la musique et la philosophie[5],[17]. Il en sera commissaire jusqu'en 2020 et passe le relais au philosophe Laurent de Sutter[18].
En 2019, il lance le mook Tintin c'est l'aventure co-édité par Geo et Les Éditions Moulinsart[5],[19]. En 2022, il est directeur éditorial au sein de Tintinimaginatio[19].