Dilnur Reyhan

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Naissance
(42 ans)
Ghulka (Yining)
Activité
Dilnur Reyhan
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Biographie
Naissance
(42 ans)
Ghulka (Yining)
Activité
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A travaillé pour

Dilnur Reyhan, née le à Ghulka (en chinois, Yining), chef-lieu de la préfecture autonome kazakhe d'Ili au Xinjiang (ancien Turkestan oriental), est présidente de l’Institut ouïghour d’Europe depuis et ancienne présidente de l’association OGHOUZ. Docteure en sociologie, elle milite pour que le génocide du peuple ouïghour soit reconnu[1] et que des actions concrètes soient entreprises, notamment par l’État français[2].

Formations

Dilnur Reyhan grandit au Xinjiang, région autonome située au Nord-Ouest de la république populaire de Chine. La discrimination omniprésente envers les Ouïghours en Chine l’empêchent d’intégrer l’université de médecine de Shanghaï (en) et compliquent fortement ses recherches d'emploi[3]. À 21 ans, elle rejoint la France afin d’y faire des études de sociologie notamment. Depuis son arrivée, elle est engagée dans une lutte pour la reconnaissance des crimes commis à l’encontre de son peuple et mène de nombreuses actions en participant par exemple au projet de l'ouverture d'une école ouïghoure[4] ou en interpellant le président Macron à travers une tribune ouverte avec le député européen Raphaël Glucksmann[5]. Militante pour la reconnaissance du Génocide des Ouïghours, Dilnur Reyhan fait partie des leadeurs de ce combat.

Elle est chercheuse à l’université libre de Bruxelles et directrice de publication de la revue Regard sur les Ouïghour.e.s[6] depuis . La majorité de ses recherches et publications sont centrées sur l’identité et le nationalisme du peuple ouïghour. Elle s’intéresse notamment aux études de genre relatives à son peuple et à la place de la femme. Sa thèse de doctorat porte sur le rôle des Technologies de l'information et de la communication (TIC) dans la diaspora ouïghoure[7]. Elle est également titulaire d’un master en sociologie des migrations obtenu à l’université Diderot en 2010 ainsi que d’un master de management de projet NTIC passé à Paris 13.

Activités professionnelles

Dilnur Reyhan est directrice de publication de la revue franco-ouïghoure Regard sur les Ouïghour.e.s, une revue bilingue scientifique et culturelle sur les études ouïghoures[8], depuis . Elle est aussi enseignante à l’INALCO en sociologie[9].

Associations

En , Dilnur Reyhan a fondé l’association étudiante Oghouz et en a été la présidente jusqu’en . Cette association a pour objectif de promouvoir la culture et les arts ouïghours en France[10]. Afin de faire évoluer le projet et ne plus seulement représenter les Ouïghours étant en France, Dilnur Reyhan a participé à la fondation de l’Institut européen des Ouïghours[11] et en est la présidente depuis .

Militantisme

En , accompagnée de Gulbahar Jalilova, elle jette de la peinture à l'eau rouge sur un kakémono d'un stand du parti communiste chinois à la fête de l'Huma pour dénoncer le génocide contre le peuple ouïgour. L'ambassade de Chine en France dépose en une plainte à son encontre[12]. La plainte, classée sans suite, est rouverte, sur ordre écrit de la procureure générale de Paris[13], par le parquet d’Evry un mois après la visite[14], en France en , du président chinois, Xi Jinping, marquée par des intimidations lors d'une manifestation ouïgoure et une tentative d’enlèvement de Gulbahar Jalilova[15]. Le , elle est condamnée à une amende[16].

Le , Dilnur Reyhan publie sur les réseaux sociaux un appel urgent : un groupe de 9 personnes attend en bas de la résidence de Gulbahar Jalilova, réfugiée politique ouïghoure à Paris, et sonnent à sa porte. Cette dernière se sent alors en danger, la police intervient et interpelle le groupe pour les interroger[17].

Publications

Références

Liens externes

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