Diocèse de Münster
diocèse catholique en Allemagne
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Le diocèse de Münster (en latin Dioecesis Monasteriensis) est un diocèse catholique d'Allemagne, situé en Westphalie du Nord et dans l'arrondissement d'Oldenbourg. Il est suffragant de l'archidiocèse de Cologne.
| Diocèse de Münster | ||
La cathédrale de Münster. | ||
| Informations générales | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Rite liturgique | romain | |
| Type de juridiction | diocèse | |
| Création | 800 | |
| Affiliation | Église catholique en Allemagne | |
| Province ecclésiastique | de Cologne | |
| Siège | Münster | |
| Titulaire actuel | Heiner Wilmer | |
| Langue(s) liturgique(s) | allemand | |
| Calendrier | grégorien | |
| Statistiques | ||
| Paroisses | 202 | |
| Prêtres | 1013 | |
| Diacres | 292 | |
| Religieux | 311 | |
| Religieuses | 1309 | |
| Superficie | 15 268 km2 | |
| Population totale | 4 354 024 (2023) | |
| Population catholique | 1 867 170 (2023) | |
| Pourcentage de catholiques | 42,9 % | |
| Site web | site du diocèse | |
| .html (en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org | ||
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Territoire

Le diocèse est situé dans le centre-nord de l'Allemagne et se compose de deux entités territoriales géographiquement distinctes, l'une en Rhénanie-du-Nord-Westphalie et l'autre en Basse-Saxe ; cette dernière correspond à l'ancien État d'Oldenbourg (en), avec aujourd'hui l'Officialité épiscopale de Münster (Bischöflich Münstersches Offizialat), autorité ecclésiastique fondée en 1831 et dont le siège se trouve à Vechta.
Le siège épiscopal est à Münster, où se trouve la cathédrale Saint-Paul. Le diocèse compte également quatre basiliques mineures : le sanctuaire Sainte-Ida à Herzfeld (de), la basilique Notre-Dame-des-Sept-Douleurs à Cloppenburg, la basilique Sainte-Marie-Consolatrice à Kevelaer et la cathédrale Saint-Victor à Xanten.
Le territoire s'étend sur 15 268 km2, et il est divisé en 202 paroisses, regroupées en un doyenné urbain (Münster), sept doyennés ruraux (Warendorf, Borken, Steinfurt, Coesfeld, Recklinghausen, Kleve et Wesel) et l'Officialité de Vechta (Offizialat Vechta).
Histoire
Le diocèse a été érigé canoniquement en 800 par le pape Léon III. À partir du XIIe siècle, dans le cadre du Saint-Empire romain germanique, l'évêque est aussi le chef temporel de la principauté ecclésiastique de Münster, dont le territoire ne se confond pas entièrement avec celui du diocèse.
En 1803, la principauté épiscopale a été médiatisée par la loi des délégués impériaux et divisée en plusieurs parties. Franz Friedrich Wilhelm von Fürstenberg a administré les affaires ecclésiastiques du diocèse en tant que vicaire général jusqu'en 1810, même pendant la brève suprématie des Français (1806-1813). Après sa mort, en 1810, l'administrateur fut son ancien coadjuteur, Clément-Auguste Droste zu Vischering, qui devint plus tard archevêque de Cologne. Dans les années 1813-1815, le diocèse fut administré, sans l'autorisation du pape, par le comte Ferdinand August von Spiegel, nommé arbitrairement par Napoléon, et à qui Droste zu Vischering avait donné ses pouvoirs par subdélégation[1].
le Saint-Siège est intervenu pour redéfinir le territoire du diocèse avec la bulle De salute animarum du . Le nouveau diocèse s'étendait dans la partie nord de la province de Rhénanie et de Westphalie dans le royaume de Prusse, et comprenait 287 paroisses, dont certaines lui appartenaient déjà, tandis que d'autres ont été retirées à l'archidiocèse de Cologne, aux diocèses d'Aix-la-Chapelle et d'Osnabrück[2], aux Missions de Hollande et aux Missions du Nord.
Le siège était vacant depuis vingt ans lorsque Ferdinand von Lunninck, prince-évêque de Corvey fut nommé évêque de Münster (1820-1825). Pour cause de maladie, il confia l'administration à Jodok Hermann von Zurmühlen, déjà âgé, qu'il nomma provicaire. L'évêque qui lui succéda fut Kaspar Max, Freiherr von Droste-Vischering (1825-46), qui, ayant été évêque auxiliaire du diocèse depuis 1795, avait confirmé plusieurs centaines de milliers de personnes et ordonné plus de 2 200 prêtres. Son administration fut fortement entravée par la surveillance du gouvernement. À la place de l'université, supprimée en 1818, il réussit à ouvrir, en 1832, une académie dotée de facultés de philosophie et de théologie[1].
Pendant l'épiscopat de Johann Gregory Müller (1847-70), des missions populaires fructueuses ont été organisées dans de nombreux endroits, des églises ont été reconstruites et un grand nombre de maisons religieuses et d'institutions caritatives ont été fondées avec l'aide active de laïcs[1]. Pendant le Kulturkampf, l'évêque Johannes Bernhard Brinkmann (1870-89) a été condamné à des amendes, à des peines d'emprisonnement et, de 1875 à 1884, à l'exil. Il a été témoin de la destruction d'une grande partie de ce qui avait été établi par ses prédécesseurs et par lui-même.
En 1886, l'ancienne tour ouest de l'église Saint-Lambert de Münster a été démolie et remplacée.
En vertu du concordat conclu avec la Prusse en 1929[3], le droit d'élire les évêques revint au chapitre de la cathédrale sur une liste de trois noms proposés par le Saint-Siège. Avec la bulle Pastoralis officii de 1930, le diocèse perdit la paroisse de Hinsbeck en raison de la restauration du diocèse d'Aix-la-Chapelle.
Le diocèse a perdu du territoire le au profit du nouveau diocèse d'Essen.