Dolmen des Aguals

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Autre(s) nom(s)Dolmen de la Combe de l'Ours
TypeDolmen
ProtectionLogo monument historique Inscrit MH (2001, 2002)
Dolmen des Aguals
Image illustrative de l’article Dolmen des Aguals
Vue générale de l'édifice
Présentation
Autre(s) nom(s) Dolmen de la Combe de l'Ours
Type Dolmen
Période Chalcolithique , Bronze moyen, Bronze final, Âge du fer
Protection Logo monument historique Inscrit MH (2001, 2002)
Caractéristiques
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 44″ nord, 1° 53′ 40″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Commune Gréalou, Montbrun
Géolocalisation sur la carte : Lot
(Voir situation sur carte : Lot)
Dolmen des Aguals
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
(Voir situation sur carte : région Occitanie)
Dolmen des Aguals
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Dolmen des Aguals

Le dolmen des Aguals est un dolmen qui a été édifié sur la ligne de crête qui surplombe une grande doline, la Combe de l'Ours (commune de Montbrun dans le département du Lot). De fait, il se situe exactement à cheval sur la limite administrative qui sépare cette commune de celle de Gréalou, limite cadastrale à laquelle il a vraisemblablement servi de repère[1].

En raison de cette localisation, il est parfois aussi appelé Dolmen de la Combe de l'Ours, ce qui peut prêter à confusion avec deux autres dolmens qui portent également ce nom (Dolmens de la Combe de l'Ours), distants de plusieurs centaines de mètres et intégralement situés sur la commune de Montbrun.

Le site a été fouillé par Jean-Pierre Lagasquie au début des années 2000. D'une taille importante comparée aux autres édifices lotois, cet édifice constitue une synthèse étonnante : « il possède le classique cairn central quercynois, un cercle interne de pierres dressées et une orientation au soleil levant qui témoignent vraisemblablement d'une influence atlantique »[1].

Ce dolmen a bénéficié d'« une continuité remarquable d'utilisation funéraire du site »[1]. Il a fait l'objet d'une inscription aux monuments historiques[2] par arrêté du , modifiée par arrêté du .

Le tumulus

Le tumulus est de grande taille avec un diamètre moyen de 29 m pour une hauteur maximale de 3,80 m, soit un volume évalué à 800 m3[1]. Le cairn qui entoure la chambre se prolonge à l'arrière de celle-ci sur une pente de 18 m qui pourrait correspondre à une rampe d'installation de la table. La fouille a permis de révéler une architecture interne complexe comportant deux structures circulaires concentriques qui enserrent la chambre proprement dite.

Le premier cercle est situé à une distance comprise entre m (à l'entrée) et m (à l'arrière) de la chambre. Il est constitué de petites dalles, de faible épaisseur mais très homogènes, dressées verticalement à l'origine comme l'indique le calage retrouvé à leur base. « L'analyse réalisée [...] montre que les dalles proviennent d'un niveau géologique situé plus bas, vers la vallée du Lot. »[1]. Cette structure n'était en elle-même pas suffisamment résistante pour contrer la poussée interne du cairn, les dalles se sont peu à peu inclinées vers l'extérieur ce qui indique qu'elles bénéficiaient d'un espace initial dégagé. Ce premier cercle correspond donc vraisemblablement au pourtour d'un premier tumulus, dont les dalles verticales constituaient le parement extérieur. «La structure circulaire interne de dalles dressées a des analogies sur certains sites fouillés, notamment en Bretagne. Ce type de construction semble exister principalement du Néolithique final à l'Âge du Bronze »[1].

Dans un second temps, des matériaux plus hétérogènes (blocs, dalles, terre argileuse) et sans ordre particulier, provenant d'un ramassage sur place ou à proximité, sont accumulés en remblai pour renforcer ce premier cercle. « On érige en même temps dans la masse du tertre une couronne de dalles dressées probablement avec un espace dégagé à l'arrière, comme une sorte de déambulatoire »[1].

Un deuxième cercle est venu ceinturer ce remblai et délimiter le nouveau pourtour extérieur du tumulus sur une hauteur moyenne actuelle de 0,40 m. Il est constitué de grandes dalles empilées à plat de manière particulièrement soignée. Sa forme circulaire est très régulière, quasiment parfaite. « L'ensemble est recouvert d'une chape de terre argileuse à petits galets de quartz d'une dizaine de centimètres d’épaisseur»[1] provenant de la doline voisine ce qui contribue à masquer toutes les structures internes précédentes.

Puis, l’érosion du tumulus ou un deuxième remblaiement volontaire mais sans cette couche de finition en galets est venu recouvrir le parement externe contribue à confondre le pourtour du cairn avec le terrain environnant.

La chambre sépulcrale

Les fractures du lapiaz sous-jacent ont été utilisées pour caler la base des orthostates. Le positionnement de la base de la dalle de chevet 0,25 m plus haut que celle de l'orthostate gauche peut laisser supposer qu'il y aurait eu initialement un dallage qui aurait été entièrement détruit par la suite[1].

DalleLongueurÉpaisseurLargeur
Tablem0,90 m2,60 m
Orthostate droitm0,40 m1,10 m
Orthostate gauche3,20 m0,25 m1,20 m
Chevet1,15 m0,10 m0,90 m
Données : Inventaire des mégalithes de la France, 5-Lot[3]

Les deux orthostates et la dalle de chevet en calcaire ont été retaillées probablement à l'aide d'un percuteur en micro-granite qui a été retrouvé devant l'entrée du dolmen et dont deux éclats ont aussi été découvert dans la chambre même. Cette retaille a permis d'assurer l'horizontalité de la table de couverture et un parfait ajustement de la dalle de chevet avec les deux orthostates. Cette recherche d'esthétisme dans la construction doit être soulignée.

Au solstice d'hiver, le soleil se lève exactement dans l'axe de la chambre qui est orientée selon l'azimut 130°[1].

Réutilisations tardives

Un sondage effectué devant l'entrée de la chambre au sud-est a révélé l'existence d'une « zone perturbée »[1] correspondant à une excavation pratiquée ultérieurement dans le tumulus préexistant. Elle a été comblée par un amoncellement de terre et de débris rocheux auxquels étaient mélangés des vestiges d'ossements humains et du mobilier funéraire.

Dans le quart est du tumulus, un coffre funéraire (0,50 m de long, 0,40 m de large, profondeur 0,30 m) a été retrouvé dans l'enceinte du premier cercle. Constitué de petites dalles calcaires, il renfermait une urne funéraire brisée contenant des fragments osseux résultant d'une crémation et un fragment de fer trop petit pour être identifiable. Une deuxième sépulture avec urne a été mise au jour dans le quart sud du tumulus, presque dans l'axe de la chambre, à une profondeur de 0,80 m. L'urne était placée sous une grande dalle plate de couverture. Cette sépulture comprenait des fragments osseux brûlés et quatre morceaux d'un bracelet en bronze, l'ensemble a été identifié comme la sépulture d'un nouveau-né.

Vestiges osseux et mobilier archéologique

Notes et références

Annexes

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